Op. cit. p. Kl
t. Op. cit. p. 53.
environ, ce qui revient à quinze ou seize syllabes. Les stiques étaient de différentes longueurs, où les phrases, tantôt courtes, tantôt plus longues, suivant le sens, pouvaient être prononcées d'un trait. Le codex de Bèze en fournit des exemples.
Nous devons re marquer que le nombre de stiques indiqué parles manuscrits n'est pas toujours le même; cela provient de ce que certaines éditions de manuscrits acceptaient ou rejetaient tel ou tel passage ou sentence du texte et comptaient le nombre de stiques en fonction de ces additions ou omissions'. De plus, les abréviations ne sont pas les mêmes dans tous les manuscrits, ce qui fait encore varier le nombre de stiques. Enfin, il est possible que les scribes aient mal lu et par suite mal reproduit le nombre de stiques.
Voici, d'après Rendel Ilarris2, le nombre destiques, pour chacun des livres du Nouveau Testament, tel que nous le trouvons dans les manuscrits : Matthieu, 2560; Marc, 1616; Luc, 2759; Jean, 2024; Actes, 2556; Jacques, 237 ou 242; I Pierre, 232, 236 ou 242; II Pierre, 154; I Jean, 274; II Jean, 30; III Jean, 32; Romains, 920; 1 Corinthiens, 870; II Corinthiens, 590; Galates, 293; Éphésiens, 312; Philippiens, 208; Colossiens, 208; I Thessaloniciens, 193; 11 Thessaloniciens, 106; Hébreux, 703; I Timothée, 230; II Timothée, 172; Tite, 97; Philémon, 38; Apocalypse, 1400. Ce dernier chiffre esteelui de la table stichométrique de Nicéphore ; il paraît trop élevé.
Dans les manuscrits des évangiles on trouve employé aussi le terme ^uaTot, pour indiquer le nombre de lignes; les ^ixoiTa sont colométriques (codex de Bèze).
Du stique, ligne à nombre à peu près fixe de syl-
i. LeHsli<|ii<'H n'it.i i.-iti pas comptés pai lo scribe; cela so faisait seulement pour une nouvelle e<liti'>n iflg <lVn établir le prix. i. Op. Cit. p. 51 cl 39 •*.
labes, on passa à la ligne, contenant un membre de phrase, xôiXov, c'est-à-dire de la ligne mesurée à la ligne de sens. Déjà au temps d'Origène, les livres poétiques, Psaumes, Proverbes, Ecclésiastique, Job, étaient copiés de cette façon, rcpôç xwXov1. On mettait à la ligne après chaque membre de phrase, offrant une portion de sens complète en soi. Si le membre de phrase était trop long pour tenir dans la largeur de la colonne d'écriture, on lui accordait deux lignes, en faisant commencer le membre de phrase suivant avec la troisième ligne. Le Vaticanus et le Sinaiticus sont ainsi écrits pour les livres susmentionnés. Saint Jérôme appliqua à sa traduction des prophètes ce système de copie, il en avertit ses lecteurs au commencement de la préface do sa traduction d'Isaïe : Nemo cum Prophetas versibus viderit esse descriptas métro eos aestimet apud Hebraeos ligari, et aliquid simile haberr de Psalmis vel operibus Salomonis ; sed quod in Demosthene et Tullio solet fieri , ut per cola scribantur et commata, quiutique prosa et non versibus conscripserunt,nos quoque utilituti lcgentium providentes, interpretationem novam novo scribendi génère distinximus. Saint Jérôme divisa par membres de phrase, offrant un sens complet, per cola et commata non seulement les Prophètes, mais aussi, par la suite, sa nouvelle traduction tout entière, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament. C'est ce qu'affirme Graux. [Cela est certain, Cassidore (Instit. praef.) dit qu'il a conservé les cola et commata de saint Jérôme; or, le codex Amiatinus est une copie de son édition et il conserve les cola partout. Chàpmax]. Voici un exemple de ce système tiré de Luc, IV, 32, 33 :
Quia inpotestateerat Sermo ipsius