‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 42 sur 156 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LECTIONNAIRES.

Les manuscrits majuscules et minuscules qui contiennent les parties de l'Ancien et du Nouveau Testament, lues dans les offices publics de l'Eglise, ont reçu le nom générique de Lectionnaires. Le texte du Nouveau Testament n'est pas complet dans les Lectionnaires, ni rangé dans son ordre, mais au moyen du synaxaire et du ménologe, on retrouve facilement les passages que l'on cherche.

D'après Scrivener, le synaxaire 4 est la table des leçons pour tous les jours de l'année à partir de septembre; le ménologe est la table des leçons pour les fêtes des saints à partir de septembre. Cette table était différente suivant les régions. On trouve ces deux tables dans quelques manuscrits.

La plupart des Lectionnaires sont en lettres majuscules, car on a continué à les écrire dans cette forme beaucoup plus tard que les autres manuscrits du Nouveau Testament On en a du xie siècle. Ils ne sont pas non plus ins anciens, du vu1' siècle au plus tôt. Mais ils reproduisent un texte beaucoup plus ancien, car'ls étaient copiés sur des manuscrits remontant peut-être

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au ivc siècle. Les Evangéliaires reproduisaient fidèlement le texte de la péricope choisie. Cependant, au commencement, étaient ajoutés quelques mots d'introduction, tels que : èv fcufvu tw xoripw ou eïirev ô Kôpioç. Le pronom ocùtôç était quelquefois remplacé par le nom de la personne qu'il représentait. Au lieu de [Ae-ciiaùx*, on résumait en quelques mots les événements précédents. Dans les passages parallèles, on insérait quelquefois les détails qui manquaient dans l'évangile reproduit et se trouvaient dans un autre. Ainsi les versets de Le, XXII, 43, 44, ange au jardin de Gethsémani et sueur de sang, ont été placés après Aft, XXVI, 39. Il est probable que les évangiles synoptiques ont ainsi influé l'un sur l'autre.

L'attention des critiques ne s'est pas encore portée suffisamment sur les Lectionnaires ; quelques-uns seulement ont élé collationnés jusqu'à présent. Il en est qui ont de la valeur au point de vue de la critique du texte.

D'après Hort, l'Évangéliaire 184, ou Scrivener 259, contient un nombre considérable de leçons anciennes. On trouve des traces du texte occidental dans le Lectionnaire de Luxeuil et dans le Liber Comicus des Actes, textes vieux latins, mélangés de Vulgate. D'après Kirsopp Lake •, les Lectionnaires témoignent de ce fait, établi déjà par d'autres documents, qu'antérieurement à saint Jean Chrysostome, il y eut une période où le texte occidental fut prépondérant.

Scrivener avait catalogué 1251 Lectionnaires ; Gregory en catalogue 1565 ; 158 contiennent l'Évangéliaire et l'Apôtre. Pour les autres, les Evangéliaires dominent de beaucoup.

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