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ploie couramment et ne connaît quelle. Il ne semble pas qu'il y ait mis la main, ni qu'il ait influé sur sa composition, comme le suppose M. Monceaux. Il l'a trouvée existante, et il s'est servi d'elle exclusivement. On ne peut dire non plus avec le même savant qu'elle est le dernier terme d'un long travail de traduction commencé dans la seconde moitié du 11e siècle. Elle a plutôt été faite de 210 à 220 environ, et elle est la plus ancienne version latine de la Bible. »
Cette conclusion soulève quelques difficultés que Mangenot a essayé de résoudre. Observons d'abord que saint Augustin1 affirme que : a Cuique primis fidei temporibus in manus venit codex graecus, et aliquantulum facultatis sibi utriusque linguae habere videbatur, ausus est interpretari. » La détermination du temps est vague il est vrai, mais, qu'il soit parlé ici des premiers temps de la foi en Occident, ou même seulement en Afrique, il est difficile que pour saint Augustin ces premiers temps de la foi aient été le commencement du m0 siècle. A cette date, il y avait plus d'un siècle que le christianisme avait été prêché en Afrique.
Le témoignage des Acta martyrum Sci/litanorum est plus explicite. Douze chrétiens du bourg de Scillium, en Numidie, furent décapités le 17 juillet 180 par ordre du proconsul Saturninus. Dans l'interrogatoire qui précéda leur martyre, le proconsul posa diverses questions aux chrétiens traduits devant son tribunal, cl entre autres celle-ci : Quae sunt rrs in capta restra? SperataS, un des chrétiens, répondit : Libri et epistohui Pauli viri jusli. Telle est la réponse d'après Eté latin. <|ue Uohinson'2 a estimé le plus ancien