‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 49 sur 156 · Op. cit. p · texte numérisé non relu

Op. cit. p

tion de la patrie d'origine et de la date des vieilles versions latines, de ce fait qu'elles ont en commun avec les vieilles versions syriaques de nombreuses leçons qui leur sont particulières, ainsi que nous le verrons plus loin. Diverses hypothèses ont été émises pour expliquer cette parenté des deux groupes de versions. Zahn4 a pensé que la version syriaque avait été faite d'après un texte grec, apporté de Rome par Tatien, texte qui contenait des leçons occidentales. Les deux groupes de versions ont donc pour archétype un même texte grec. Rendel Harris 2 croit qu'il a existé à Rome une diglotte grecque-latine, dont dépendraient les vieilles syriaques, et comme il retrouve dans les variantes latines l'influence de Marcion, il suppose que la traduction latine a été faite à Rome ou à Carthage, plus tôt qu'on ne le dit ordinairement, en tout cas avant Tertullien.

Sanday 3 modifie cette hypothèse. Il n'y a pas eu un manuscrit bilingue, mais plusieurs qui ont été influencés les uns par les autres. La traduction a dû être faite par un traducteur connaissant l'hébreu et l'araméen et bien au courant des divisions administratives de la Palestine. En outre, un certain nombre d'interpolations proviennent de la tradition orale ou d'une source écrite d'origine antiochienne. Les versions syriaques ont dû être faites à la même époque et sous la même influence. C'est donc en Syrie et probablement à Antioche qu'a été faite la première version latine.

Kennedy * se rallie à cette hypothèse. Chase ;

i. iimrli. de* ntl. Kanons, I, p. 4**. S. Coder Bnaê, p. «6 et as.

i.uaxiinn. ts mai 1MH, p. 7H7, London.

,. iiv mm.., h rt.onary of the lii'Ur, III, p. 8*.

,nur I.Umcnl m VmU.r linac , < aml>ri<lK<\ 1893, p. UMM; Nj/ro-

Latm Ttml c/ Qoêp$l$, Cambridge, IIM, i>. i.w tw.

aboutit à la même conclusion sur l'origine antiochieune des versions latines, mais il pense que la parenté des versions latines et syriaques provient d'un manuscrit syriaque-latin.

% 5. — Manuscrits et éditions.

Les manuscrits des vieilles versions latines sont désignés par des lettres minuscules ; plusieurs ont reçu des chiffres en exposant pour les distinguer de manuscrits de même provenance.

Il existe trois collections d'éditions de ces versions : 1° Bibliorum Sacrorum latinae Versiones antîquae, seu velus Ital/ca, et caeterae quaecunque in Codicibus Mss. et antiquorum libris reperiri potuerunt, opéra et studio D. Pétri Sabatiek, Remis. 1743; 3 vol. in-folio. Le 3e volume, édité en 174*». contient le Nouveau Testament. — 2° Evangeliarium quadruplex Latinae Versionis antiquae seu veteris Italicae nunc primum in lucem editum ex Codicibus manuscriptis a J. Bknchim, Romae, 1749, 2 vol. in-folio. — 3° Old Latin biblical Texts, 6 vol. in-4°, Oxford, 1883-1911. Nous indiquons dans la liste ci-dessous les manuscrits publiés dans cette édition.

Voici le catalogue des manuscrits des vieilles versions latines avec mention de leurs éditions, quand il y a lieu.

/. — Evangiles.

a, Codex Vercellensis, iv° siècle; Verceil; Mt, Jn. Le, Me; éditions : lrico, Bianchini-Migne, J. Belsheim, Christiania, 1894.

a3, fragments de Coire et de Saint-Gall, catalogués ji, o, p. — Voir ces lettres.

b, Codex Veronensis, ivc-vi° siècle; Vérone: évangiles avec des lacunes; éditions : Bianchini-Migne ; Belsheim, Christiania, 1904; Buchanan, 1911, dans Old Latin Biblical Texts, n° VI, Oxford.

c, Codex Colbertinus, xne siècle ; Paris ; éditions : Sabatier; Belsheim, Christiania, 1888. Pour les évangiles seuls il donne la version vieille latine, mélange de texte européen et italien ; pour le reste du Nouveau Testament, la Vulgate.

d, Codex Bezae, le texte latin. Voir p. 85.

e, Codex Palatinus, ivp-ve siècle ; Vienne et une feuille à Dublin; évangiles très mutilés. Ce codex a été copié par Bianchini, puis édité par Tischendorf, Leipzig, 1847; par Belsheim, Christiania, 189G, et par Ilans von Soden.

f, Codex Brixianus. vic siècle; Brescia; évangiles presque complets; éditions : Bianchini-Migne. Wordsworth et White l'ont reproduit dans leur édition de la Vulgate comme le texte vieux latin d'après lequel saint Jérôme aurait revisé les évangiles.

fi ' , Codex Corbeiensis I, xc siècle ; autrefois au monastère de Corbie, puis à Saint-Germain-des-Prés, Paris, maintenant à Saint-Pétersbourg; il contient seulement Matthieu. Le texte est un mélange de leçons vieilles latines et Vulgate; éditions : Martianay, Paris, 1695; Sabatier, Migne; Belsheim, Christiania, 1887.

ff2, Codex Corbeiensis II , v siècle; autrefois au monastère de Corbie, maintenant à Paris; contient les < v.'ingiles avec des lacunes ; édition: Belsheim, Christîania, 1887 et Buchanan, dans Old Latin Biblical Texts, n° V, Oxford, 1907.

g* . Codex Sangermanensis I, i x' siècle ; autrefois à Saint>Germain-des-Prés, Paris ; actuellement ù la Bibliothèque nationale. Matthieu seul est vieux latin (texte européen el quelquefoii italien); le reste du

Nouveau Testament est le texte de la Vulgale avec quelques leçons vieilles latines. Wordsworth a édité Matthieu dans Old Latin Riblical Texts, n° I. Oxford,

g-2. Codex Sangermanensis II, xe siècle; Paris; il contient les évangiles; le texte est un mélange de la vieille latine et de la Vulgate.

h. Codex ClaFora.onta.nus, Mt, probablement du vvp siècle; Me, Le, Jn, du vie-vir siècle; autrefois à Clermont, actuellement au Vatican ; contient le texte mutilé de Matthieu, version vieille latine et les autres évangiles, texte de la Vulgate. Matthieu a été édité par Mai, Rome, 1828, etBelsheim, Christiania, 1892.

i. Codex Vindobonensis . v-mi siècle; autrefois à Naples, actuellement à Vienne; contient des fragments de Luc et Marc ; édité par Alter, 1791 : Paulus, 1695, et Belsheim, Leipzig, 1885.

j (z chez Gregory). Codex Saretianus ou Sarzannensis, v' siècle ; àSarezzanno, près de Tortone, Italie; contient 292 versets de Jean. 11 a été imprimé par l'imprimerie du Mont-Cassin,mais n'a pas encore été publié.

k, Codex Bobiensis, iv -v siècle; autrefois au monastère de Bobbio, actuellement à Turin ; contient seulement Me, VIII, 8-11, 14-16; VIII, 19-XVI Mt, I, 1-1II, 10; IV, 2-XIV, 17; XV, 20-36. Son texte est, comme nous l'avons dit, le plus ancien vieux latin que nous possédions ; on y trouve des leçons syriaques très marquées. 11 a été édité par Fleck, 1837 ; Tischendorf, 1847-1849, et par Wordsworth. Oxford. 1886, dans Old Latin Biblical Texts, n° II.

I, Codex Rehdig-eranus, vue siècle; Breslau; contient les évangiles complets, sauf Jn, XVI, 13-XX1, 25 ; le texte est Vulgate avec beaucoup de leçons vieilles latines; il a été édité en partie par Scheibel, Breslau. 1763, et en entier par Haase, Breslau, 1865-1866.

m, Codex Sessorianus, vmc-ixe siècle; Rome; ce n'est pas un manuscrit du Nouveau Testament, mais du traité intitulé Spéculum, faussement attribué à saint Augustin, et probablement du rnoine espagnol Bachiarius, 400; il contient des extraits de tous les livres du Nouveau Testament, sauf Philémon. Hébreux, I, II, III Jn. Il a été édité par Mai, Rome, 1852; par Weihrich, Wien, 1887, et par Belsheim, Fragmenta Novi Testamenti in hbro Spéculum, Christiania, 1899.

n, o, p, Fragmenta Sangallensia, à Saint-Gall, Suisse, catalogués a2 par Gregory : n, fragments des quatre évangiles, v°-vie siècle. Une feuille est à Coire et a été rattachée à n par Batiffol, ce qu'admet maintenant VVhite, qui l'avait nié tout d'abord. Ils ont été édités par Batiffol, Paris, 1885 et par White, Oxford, 1886. — o, vip-viii6 siècle; une seule feuille contenant Me, XIII, 14-20, éditée par Batiffol et White. — p, vnc-vme siècle, contient Jn, XI, 14-44; ces deux feuilles ont été éditées par Iladdan et Stubbs, Oxford, 180»; par Forbes, 1864, et par White, Oxford, 1886, dans Old Latin Biblical Texts, n° II.

q, Codex Monacensis, yt-vm6 siècle; autrefois à Freisingen, actuellement à Munich; contient les évangiles un peu mutilés ; il a été transcrit par Tischendorf et édité par White, 1888, dans Old Latin Biblical Texts, n° III.

r ', Codex Usserianus I, vi°-vm° siècle; à Dublin; contient les évangiles, mais mutilés; il a été édité par Abbott, Dublin, 1844. [r égale a en grande partie. Hoskii lt]

r2, Codex Usserianus II, ixe siècle ; contient les évangiles, mais Matthieu snil est vieux latin, le reste Bi i \ ulgate; il a été collationné par Abbott dans son • dilion der*. A C6i deux codex, Gregory, p. 1331,

ajoute un codex jx, à Dublin, qui leur serait apparenté.

s, Fragmenta Ambrosiana, vic siècle; à Milan; contient 4 feuilles de Luc; ils ont été édités par Geriani, Milan, 1861 et par Wordsworth, Oxford, 1886, dans Old Latin Biblical Texte, n° II.

t, Fragmenta Bernensïa, ve-vie siècle ; à Berne ; palimpseste, donnant des fragments de Me, 1 -I II ; a été édité par Hagen, Leipzig, 1884 et par Wordsworth, Oxford, 1886, dans Old Latin Biblical Tests, n" IL

r, Fragmentum Vindobonense, vue siècle ; à Vienne; une feuille qui contient Jn, XIX, 27-XX, 11, éditée parWhite, Oxford, 1888, dans Old Latin Biblical Texte, n° 111.

z, chezGre^ory; voirj.

aur, Codex aureus ou hohnensis; texte delà Vulgate avec mélange de leçons vieilles latines. Voir plus loin la description du codex.

S, Codex Sangallensis ; partie latine de ce codex bilingue ; voir plus haut. Le texte latin est un mélange de la Vulgate et de la version vieille latine, type européen, avec des modifications pour l'adapter au texte grec.

Gregory, p. 1331, mentionne encore deux codex, $, vie siècle, dont le texte serait Vulgate, et *, édité par Lehmann, Munchen, 1908; il contient des fragments de Matthieu, Luc, Jean. Nestlé1 parle d'un codex Norimbergensis contenant des fragments vieux latins du v«-vne siècle. Dom de Bruyne les déclare Vulgate.

Op. cit. p. 132.

//. — Actes des apôtres.

a. Codex Bezae, partie latine, voir p. 85.

e, Codex Laudianus, partie latine, éditée par Belsheim, Christiania, 1893.

g, Codex Gigas, xme siècle ; autrefois à Prague, maintenant à Stockholm ; contient toute la Bible, mais les Actes des apôtres et l'Apocalypse seulement sont vieux latins. [Les textes reproduisent Lucifer de Cagliari, 350, mot pour mot, Hoskibr.] Ces deux livres ont été édités par Belsheim, Christiania, 1879.

g*2, Fragxnentum Mediolanense, xe-xie siècle; à Milan; contient Actes, VI, 8-V1I, 2, 51-V1II, 4 ; il a été édité par Ceriani, Milan, 18G6.

h, Codex FJoriacensis, vie-vne siècle; autrefois à Fleury-sur-Loire, actuellement à Paris ; contient des fragments de l'Apocalypse, des Actes, de la Ire et de la IIe épitre de Pierre, de la Ir' de Jean. Il a été édité par Belsheim, Christiania, 1887 ; par S. Berger, Paris, 1889; par Buchanan, Oxford, 1907, dans Old Latin 13 ib lie al Texts, n" V.

m, Codex Sessorianus, voir p. 142.

p, xme siècle; autrefois à Perpignan, maintenant à

Paris; contient un texte vieux latin apparenté à celui

du codex Gigas, Actes, I, 1-X11I, 0; XXVIII, 16-31;

lé publié par S. Berger, Paris, 1895. Le reste du

manuscrit est de la Vulgale.

s, P&limpsestus Bobiensis, ve-vic siècle; primitivement à Bobbio, puis à N a pies, maintenant à Vienne fragment palimpseste contenant des parties des Actes. de l'épltre de Jacques e1 de la [" de Pierre. 11 a rie édité par Tischendorf, Wien, 1847; Belsheim, Christiania, 1886, et White, Oxford, L897, Old Latin Biblical Texts. n H.

w, xve siècle ; à Wernigerode ; contient tout le Nouveau Testament; quelques parties des Actes sont en vieux latin.

z*, Codex Bodleianus, vn'-vni0 siècle; à Oxford; contient les Actes presque en entier. Le texte est-il vieux latin ou Vulgate? Berger le range parmi les manuscrits anglo-saxons de la Vulgate.

///. — Epttres catholiques.

ff, Codex Corbeiensis, xe siècle; autrefois à Corbie, maintenant à Saint-Pétersbourg; contient l'épftre de saint Jacques. 11 a été publié par Martianay, 1695 ; Sabatier, Belsheim; Wordsworth, Oxford, 1885, Studio, biblica et ecclesiastica, I, p. 113-150; Mayor, London, 1894.

h, Codex Floriacensis, déjà mentionne

m, Codex Sessorianus, déjà mentionné.

q, Fragmenta Monacensïa, vr-vn» siècl Munich ; fragments de la lro de Jean et des I" et llu de Pierre, édités par Ziegler, Miinchen, 1877.

s, Palimpsestus Bobiensis, déjà mentionné.

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