‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 5 sur 156 · I. DtOOOU, II, 3â · texte numérisé non relu

I. DtOOOU, II, 3â

une invention, mais plutôt comme une meilleure appropriation des peaux à l'écriture. Ce perfectionnement est attribué d'ordinaire à Eumène II, roi de Pergame, 197-158 avant J.-C. Pline l raconte, sur la foi de Varron, que Ptolémée V Épiphane, roi d'Egypte, inquiet de la fondation de la bibliothèque de Pergame par Eumène II, et jaloux de conserver à la bibliothèque d'Alexandrie le premier rang dans le monde, prohiba l'exportation du papyrus. Les habitants de Pergame auraient alors trouvé le moyen de rendre les peaux d'animaux plus aptes à recevoir l'écriture, d'où le nom de Ttipya.p.rpri, sous-entendu Ss'ppt; ou SicpOspa, pergamenum 2, parchemin, donné à ces peaux préparées d'une façon spéciale. On les appelait aussi [«[/.êpâva du latin membrana, sous-entendu cutis, de membrum, membre. Saint Jérôme3 a connu aussi cette légende : Chartam defuisse non puto, Aegypto ministrante commercia, et si alicubi Ptolemaeus maria clausisset, tamen rex Attalus membranas a Pergamo miserat, ut penuria chartae pellibus pensaretur. Unde et pergamenarum nomen adhuc usque diem, tradente sibi invicem posteritate, servatum est.

De tout cela il résulte que c'est probablement à Pergame que l'on trouva le moyen de préparer pour l'écriture les peaux qui, précédemment, étaient seulement tannées et restaient épaisses et grossières, peu aptes à recevoir facilement l'écriture. Le parchemin diffère du cuir en ce qu'il n'est pas tanné mais seulement raclé. On faisait macérer la peau dans un lait de chaux pour l'amollir; on grattait ensuite au canif pour enlever le poil et on achevait de polira la pierre

i. MitU nut. XIII, 11.

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