‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 51 sur 156 · V. — Apocalypse · texte numérisé non relu

V. — Apocalypse

g, Codex Gigas, déjà mentionné. [Son texte est très important pour l'Apocalypse ; il se rattache aux manuscrits grecs avec des leçons syriaques. Hoskier.]

h, Codex Floriacensis. déjà mentionné.

m, Codex Sessorïanus, déjà mentionné.

Le texte vieux latin de l'Apocalypse se trouve encore dans saint Cyprien, me siècle, dont les fragments ont été rassemblés par Hans von Soden ', et dans Tyconius, ive siècle.

,; 6. - Écrivains ecclésiastiques latins.

Nous (lassons par régions et par ordre d'ancien-

i. Doi Ead it'stament in Afrika zur Zeit Cypriam,

neté les écrivains qui se sont servis des versions vieilles latines.

Italie et régions environnantes. — Clément Romain, vers 90, dans la version latine de son épitre aux Corinthiens, publiée par dom G. Morin, Aneodotd Maredsolana, t. II, Maredsous, 1894.

Hermas, traduction latine du Pasteur, dite Vulgate, u* siècle.

De Aleatoribus, écrit attribué au papo Victor II, lia du iie siècle, ou commencement du in*.

Novatien, hérétique romain, vers 252.

Victorin, évêque de Pettau en Pannonie, vers 300.

Julius Firmicus Maternus, peut-être Silieien, milieu du ive siècle.

Lucifer, évêque de Cagliari. en Sardai^ne. f 371.

Eusèbe, évêque de Verceil, -{-371.

Philastre, évêque de Brescia, f 387.

Didascalia aposloloru/n, version vieille latine, probablement du ive siècle et d'origine milanaise.

Ambroise, évêque de Milan. .'iT'i-.'i*. >7.

Ambrosiaster, nom donné à un commentaire des treize épîtres de saint Paul, faussement attribué à saint Ambroise; écrit vers la fin du iv* siècle.

.Irrôme, prêtre, 346-420, utilisa souvent la vieille version latine dont il a donné une édition corrigée.

De Promissionibus, livre attribué par erreur à Prosper d'Aquitaine, aurait été écrit probablement en 450, en Campanie ou en Afrique. Le texte est certainement africain.

Épitre de Barnabe, la version latine qui a dû être faite vers la fin du ve siècle ; il est douteux que le traducteur soit Italien.

Gaule. — lrénée, évêque de Lyon, fin du ne siècle la traduction latine de son traité, Adversus Haereses,

a été faite peut-être vers la fin du 11e siècle, peut-être plus tard.

Lactance, vers 260-340, probablement d'origine africaine, est mort à Trêves.

Hilaire, évêque de Poitiers, -f- 368.

Victrice, évêque de Rouen, -j- vers 408.

Cassien, moine de Marseille, -f- vers 435.

Salvien, de Marseille, -J- vers 450.

Avit, archevêque de Vienne, vers 450-517.

Gildas le Sage, Bretagne, probablement fin du vie siècle.

Espagne. — Juvencus, vers 330.

Priscillien, évêque d'Avila, fin du ivc siècle.

Bachiarius, moine, vers l'an 400 ; il serait Fauteur du Spéculum, dont le codex Sessorianus est le principal manuscrit.

Afrique. — Tertullien, prêtre de Cartilage, vers 150-240 (?).

Cyprien, évêque de Carthage, -J- en 258.

Les traités : De Pascha Compulus; Exhortatio ad Poenitentiam, attribués à saint Cyprien.

Commodien, peut-être vers le milieu du in° siècle; il n'est pas certain qu'il soit africain.

Arnobius de Sicca, prêtre, commencement du iv° siècle.

Optât, évêque de Milève, vers 368.

Tyconius, donatiste, vers 390.

Augustin, évêque d'Hippone, 354-430.

Capreolus, évoque de Carthage, vers 431.

Vigile, évêque de Thapse, vers 484.

Fulgence, évoque de Ruspe, vers 468-533.

l'rimasius, évoque d'Adrumète, milieu du vi" siècle,

Victor, évoque de Tunis, milieu du vi° siècle.

,; 7. — Pluralité des versions latines primitives.

Les faits. — Les manuscrits, que nous venons de cataloguer, offrent tous des leçons qui leur sont particulières, et aussi des leçons qui sont communes à plusieurs d'entre eux. Cette constatation a fait supposer que ces manuscrits avaient entre eux des affinités et que, par suite, on pouvait les grouper. La plupart des critiques, Gregory, Kenyon, Kirsopp Lake, Méchineau, Kennedy, Nestlé, Monceaux, Berger, ont adopté la classification de Hort1 en trois groupes : le texte africain, le texte européen et le texte italien. C'est celle que nous suivrons. Von Soden distingue seulement un type africain et un type italien.

1° Texte africain. — Il existait certainement une traduction latine du Nouveau Testament au temps de saint Cyprien, qui nous en donne de nombreuses citations dans ses écrits. Or, les citations de levêque de Carthage s'accordent presque toujours avec la version latine du codex k, Bobiensis, pour les évangiles et du codex h, Floriacensis, pour les Actes, les épîtres catholiques et l'Apocalypse. Ceci a été prouvé en détail par Sanday2 et par Ilans von Soden3, qui a reconstruit le Nouveau Testament de saint Cyprien. Ce texte du Bobiensis est analogue à celui dont s'est servi saint Augustin dans ses écrits : Acta cum Felice Manichaeo et Contra Epist. Manich., ainsi que le Commentaire sur l'Apocalypse de Primasius. Le codex e, Palatinus, se rapproche beaucoup du Bobiensis,

i. Novuvi Testament um graece in the original Oreek, vol. II. p. ts-

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