Old-Latinbiblical Terts,V II, p. xlii, Oxford
3. Das lateinische A'eue Testament in Afrika zur Zeit Cyprians, Leipzig, 1îhh>.
mais il a admis des leçons s'accordant avec les vieilles syriaques et le Diatessaron, ainsi que des variantes d'origine tardive. On retrouve ce texte dans les citations bibliques de Lactance, Firmicus Maternus, Optât de Milève, Commodien et à un certain degré dans Lucifer de Cagliari. Ainsi qu'on le voit, ce texte, nommé à bon droit africain, se retrouve aussi chez des écrivains non africains.
Les citations de Tertullien sont en accord tantôt avec k, texte africain, tantôt avec a, b, texte européen, qu'il a peut-être connu à Rome, si toutefois il s'est servi d'une traduction latine.
Une question importante se pose : le texte africain, tel que nous le trouvons dans les manuscrits k e, et Cyprien, a-t-il évolué et cette évolution, si on l'admet, suppose- t-elle une variation du texte grec qui lui sert de base ? Hans von Sodcn soutient que le texte grec, qui est à la base de k Cy e, est identique sans la moindre variation de nuance1. Dom de Bruyne ne partage pas cette opinion. D'après lui2, le vieux texte africain a évolué et il a subi des recensions réfléchies et profondes, des corrections faites d'après un texte grec différent ou, si l'on veut, d'après une autre version basée sur un texte grec différent. Au temps de Cyprien, le texte représenté par k avait déjà subi une recension. Le texte de e a subi d'abord une première recension, puis une seconde qui a introduit dans le texte des leçons européennes, dont quelques-unes représentent un texte grec différent. Cette assimilation ne se fit pas en une fois ; elle dut s'opérer quand le texte européen envahit l'Afrique et aussi quand le manuscrit africain j ancêtre B, a été porté en Europe.