‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 59 sur 156 · Op. cit. 1, p · texte numérisé non relu

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visions des saintes Écritures. Elles furent contemporaines, mais indépendantes Tune de l'autre.

Théodulfe, 787-821, évêque d'Orléans, était un Wisigoth, comme son nom l'indique, Teudulfus ou Theodulfus. Il connaissait donc bien la tradition biblique espagnole; il en a recueilli toutes les leçons, les a examinées, et a marqué celles qui lui paraissaient mauvaises. Il en a admis quelques-unes qui étaient très bonnes, mais aussi des variantes qui n'étaient pas authentiques. Son habitude de placer en marge toutes les leçons qu'il avait relevées eut le malheureux résultat d'introduire en France un amas de leçons interpolées1. Ajoutons que l'œuvre de Théodulfe a eu peu d'influence sur les manuscrits subséquents2.

Il n'en a pas été de même de la revision qu'exécuta Alcuin, 735-804, abbé de Saint-Martin de Tours, par ordre de Charlemagne. Le grand empereur voulait que le texte sacré fût ramené à sa pureté primitive, et qu'une Bible type, en un latin simple et correct, fût seule en usage dans ses états. Alcuin, à qui il confia ce travail de correction des Bibles alors en usage, était un Northumbrien, élevé à York ; il connaissait les manuscrits de Northumbrie, mélange de type northumbrien et de type irlandais, dont nous avons parlé plus haut. Il en. fit venir quelques-uns, à l'aide desquels il corrigea les leçons fautives qui s'étaient glissées dans les manuscrits gaulois. Son travail se borna à rétablir le texte original de saint Jérôme et non à le corriger d'après les textes hébreu ou grec. La tradition qui rapporte que Charlemagne, vers la (in de sa vie, avait

U Cf. Wimi, ;irt. Vulgate dans The Dictmnaru of the Bihlc do HlSTMOt, IV, p. HV.K

...m, op. cil. p. IM 18». i.. Dkusi.k. Ut Wtbtm et Théo*

<lul),h>; I';,iis, 1x7'i.

travaillé avec des Grecs et des Syriens à corriger le texte des quatre évangiles est sans valeur.

A Noël de l'an 801, Alcuin, ayant terminé son travail, fit présenter à Charlemagne un exemplaire de la Bible corrigée. Le fameux codex Vallicellianus, conservé sous le n° B. 6, dans la bibliothèque aujourd'hui sécularisée de l'Oratoire de Rome, aurait été copié, en partie, sur l'exemplaire que le messager d' Alcuin a offert à l'empereur en 801, dans son palais d'Aix-la- Chapelle 4 .

Ce texte d' Alcuin ne tarda pas à être corrompu. « Tous les changements au texte alcuinien des Evangiles, dit S. Berger2, ont été des altérations. Ce texte, de caractère anglo-saxon, mais primitif et relativement pur, est devenu entre les mains des correcteurs de Tours, le texte le plus vulgaire et le plus abâtardi que l'on puisse penser. J'ai tort de parler ainsi : tout le moyen âge s'est appliqué à l'interpoler et à le défigurer encore davantage. » Le même auteur constate aussi des déformations, doublets, mauvaises corrections, dans le texte des autres livres du Nouveau Testament.

On se plaignit bientôt de nouveau de la corruption des manuscrits des Écritures. Lanfranc, archevêque de Cantorbéry, 1069-1089, travailla, dit son biographe, à corriger les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament; il ne nous reste aucun de ses manuscrits corrigés. Stephen Harding, abbé de Cîteaux, milieu du xne siècle, revisa la Bible et la purgea de nombreuses interpolations à l'aide de bons manuscrits grecs et latins; sa Bible corrigée est à la Bibliothèque de Dijon. Le cardinal Nicolaus Maniacoria fit aussi une revision

1. Cf. S. Berger, op. cit. p. 185-Ï42. "2. Op. cit. p. -21-2.

de la Bible, qui nous a été conservée dans un manuscrit de Venise1.

Par suite de la fondation de l'Université de Paris, les copies de la Bible se multiplièrent. On voulut avoir un texte uniforme : malheureusement, le manuscrit type fut mal choisi ; il contenait un grand nombre de mauvaises leçons et d'interpolations provenant des vieilles versions latines. Ce « texte parisien », ainsi que l'a appelé Roger Bacon, était, au dire de celui-ci, horriblement corrompu. On s'efforça de le corriger et ces corrections ont été enregistrées dans ce qu'on a appelé des « correctoria », correctoires. Ils se présentent sous deux formes. D'abord, on nota à la marge des exemplaires les mauvaises leçons qu'il fallait omettre ou corriger et on indiquait aussi les variantes des manuscrits. Plus tard, on rassembla dans des livres spéciaux les notes critiques.

Ces correctoires nous ont été conservés dans trente manuscrits dont les principaux sont l'œuvre des Dominicains et des Franciscains. Antérieurement à leurs travaux, il y eut un « Correclorium Parisiense », préparé probablement vers l'an 1236, par les théologiens de Paris et qui se trouve à la base des correctoires dominicains.

Au point de vue de la correction du texte hiéronymien, le travail des Dominicains ne pouvait produire qu'un plus grand nombre d'interpolations. « Au lieu de recourir, dit Mangenot2, aux anciens manuscrits de la Bible, ils appliquaient a la correction du texte latin leur connaissance de l'hébreu et du grec, et ainsi

i. Pour l'histoire .l«s manuscrite de la Vulgatc, outre Samuel Berger, Contait t, article \ ulgate, Dict.de la Bible «le \h..>i noix, t. V,

LMt,

4. Article Correctoires de la Bible dans le Dictionnaire de la Bible <!<■ Vu ioox, Paris, 1899, t. Il, col. lOtt-lOM.

ils retouchaient à leur aise la version de saint Jérôme, reproduisant quelquefois de mauvaises leçons que celuici avait rejetées. De plus ils avaient accumulé, sur les marges ou dans le texte de leurs Bibles, les variantes et les mauvaises leçons dans l'intention de les signaler à la défiance des lecteurs. Ils les avaient pour cela « cancellées », c'est-à-dire raturées avec soin ou soulignées d'un trait rouge ; mais ces signes n'étaient pas toujours compris, et les copistes remettaient bientôt dans le texte les leçons qui avaient été exilées à la marge. » Et ainsi le texte de la Vulgate devenait de plus en plus défectueux.

Les Franciscains suivirent d'abord la même mauvaise méthode que les Dominicains. Mais dans le correctoire, connu sous le nom de « Correctorium Vaticanum », son auteur, Guillaume de Mara, se réfère au témoignage des anciens manuscrits de la version hiéronymienne et il choisit comme la véritable celle qu'ils lui fournissent. Il ne retranche pas de la Vulgate les textes qu'il ne trouve pas dans les textes originaux, hébreu ou grec. Un autre franciscain rard de Huy, a exécuté aussi un correctoire d'après les mêmes principes. « Il recourt aux vieux manuscrits latins et aux citations des Pères pour discerner la véritable leçon des altérations des copistes, corriger les fautes et retrancher les additions delà Vulgate*. »

Voilà tout ce qui fut fait avant l'invention de l'imprimerie, pour corriger et purifier le texte de la Vulgate. On n'aboutit qu'à multiplier les interpolations.

Le texte imprimé de la Vulgate. — La première Bible imprimée fut la fameuse Bible « des quarantedeux lignes », qui parut à Mentz (Mayence) entre 1452

l. Mjm;i.mh, article cité, II, col. 102:;. on consultera avec fruit ce travail pour les autres correcloires de la Bible.

et 1456, en deux volumes. On l'attribue à Gutenberg, ou à Peter Schoeffer ou à Jean Fust. Elle est connue sous le nom de Bible de Mazarin, parce qu'elle a fait partie de la bibliothèque du cardinal Mazarin. Elle reproduisait le texte accepté au xve siècle. Il en fut de même des premières Bibles, qui perpétuèrent ainsi une forme corrompue du texte de la Vulgate. Bientôt des Bibles furent imprimées à Mayence, à Bemberg, à Strasbourg, à Bâle, à Cologne. La première qui porte une date est celle de Mayence, en 1462, éditée par Fust et Schoeffer. La première, qui fut publiée à Rome, est datée de l'an 1471 ; elle a été imprimée par Conrad Sweynheym et Arnold Pannartz, en deux volumes in-folio. En 1475, Fr. deHailbrun et Nicolaus de Frankfordia publièrent à Venise une magnifique édition de la Vulgate. 11 y eut. d'après W. A. Coppinger, 124 éditions de la Vulgate publiées au xve siècle, mais 25 sont douteuses, et plus de 400 au xvie. La première édition in-8°, qu'on a appelée « la Bible des pauvres », a été imprimée à Bâle par Froben, en 1491 ; elle avait été faite avec beaucoup de soin. La première édition de la Vulgate, avec addition de variantes, fut imprimée à Paris, en 1504; elle fut suivie bientôt d'autres éditions à Venise, 1511, et à Lyon, 1513. La Polyglotte d'Alcala, du cardinal Ximenes, avait un texte de la Vulgate pour lequel on s'était servi de la Bible d'Alcala, ixe ou x° siècle, texte qui avait été corrigé aussi d'après le grec; il était meilleur que celui des éditions précédentes, sans être cependant tout à fait pur. Erasme avait joint à son Nouveau Testament grec une traduction latine, qu'il avait faite luimême, mais en note il citait les variantes de la Vulgate et les discutait.

La première éditi on critique delà Bible a été publiée

par Robert Bstienne, en L628, à Paris; pour l'établir

il s'était servi de trois bons manuscrits. En 1538-1540, il publia, à Paris, à l'aide de dix-sept manuscrits, une nouvelle édition de la Vulgate en deux volumes in-folio, sous ce titre : Biblia sacra latine vulgatae editionis ad /idem vetustissimorum codicum mss et editionum antiquarum emendata : adjectis ad marginem quant' plurimis variantibus lectionibus ex Mis collectis.

Cette édition est, pratiquement, d'après White \ la base de la Vulgate romaine officielle. En 1541, Robert Estienne publia un Novum Testamentum latine eu m brevibus variarum translationum annotationibus, ad/ecta veterum latinorum exemplarium manuscriptoruni diversa lectione.

En 1541, une autre édition avait été publiée à Paris par J. Benedictus, qui avait collationné de nombreux manuscrits et les éditions antérieures. En 1545, parut à Lyon la « Biblia ordinaria » qui reproduisait des variantes de vieux manuscrits. A Louvain, en 1500. Joannes Hentenius publia une belle édition in-folio de la Bible : perfectionnée sous la direction de Luc de Bruges, elle fut souvent reproduite. Hentenius l'avait établie à l'aide de 31 manuscrits et de deux copies imprimées. Il y eut encore d'autres éditions corrigées de la Bible; citons en particulier celles de Th. Vivian, Paris; Junta, Venise, 1534; Isidore Clarius. Venise. 1542; Paul Eber, 1505; Luc Osiander, 1578.

En outre, on fit à cette époque de nombreuses traductions nouvelles de la Bible. Citons celles d'Érasme, Johannes Rudelius, Aug. Steuchus de Gubbio, Isidore Clarius, Sanctes Pagninus, Cardinal Cajetan et Johannes Benedictus chez les catholiques ; celles de Andréas Osiander, Conrad Pellicanus, Sebastien Munster, Léo Judas et Sebastien Castellion, chez les protestants -.

i. Hastings, Dict. of tke Bible, IV, p. 880.

-2. Cf. Kaulen, Geschichte der Vxdgata, Mainz, 18«W. p. 318-37*.

Au xvie siècle, on se trouvait donc en présence de nombreuses versions latines de la Bible, différentes les unes des autres et de la version de saint Jérôme. Le concile de Trente déclara que, de toutes les versions latines qui circulaient, il tenait pour authentique « haec ipsa vêtus et Vulgata editio quae longo tôt saeculorum usu in ipsa ecclesia probata est ». En même temps, comme il reconnut que les exemplaires de cette version alors en usage dans l'Église étaient corrompus, il ordonna qu'elle fût corrigée et pria le Pape d'assumer cette charge : « Remedium est ut expurgatis et emendatis codicibus restituatur christiano orbi pura et sincera Vulgata editio a mendis librorum qui circumferuntur. Id autem munus erit S. D. N. quem sancta synodus humiliter exorabit, ut pro ovibus Christi suae Beatitudini creditis, hoc onus ingentis fructus et gloriae, sui ipsius animi magnitudine dignum suscipiat; curando etiam ut unum codicem graecum. unumque hebraeum quoad fieri potest correctum habeat Ecclesia sancta Dei ' . » Le concile ordonne donc : « Ut posthac sacra Scriptura, potissimum vero haec ipsa vêtus et Vulgata editio, quam emendatissime imprimatur 2. »

Ce travail fut commencé immédiatement à Rome, sous les papes Paul III, Jules III et Paul IV, par les soins du cardinal Sirleto. Sous Pie V, une congrégation fut instituée pour activer ce travail; enfin, sous Sixte V, il fut poussé rapidement, et le grand pape put ordonner la publication de l'édition de la Vulgate qui a reçu son nom. Editio Sixtina, 1590. Elle portait sur la seconde page le titre suivant : Biblia Sacra Vulgatae editionis ad eoneilii Tridentini praescri/i-

f. nu i\n., Aeta Conc. Trhl. p. 479.

ï. Concilium Tridentinum. Scssio IV. Decretum de editione cl usu Sacrorum librorum.

tum emendata est et a Sixto V. P. M. recognita et approbata. Le texte ressemblait à celui des éditions de Robert Estienne. Dans la bulle Aeternus Me, placée en tète de cette édition, le Pape affirme que le travail a été fait « ita tamen ut Veterem multis in Ecclesia abhinc seculis receptam lectionem omnino retinuerimus » et ordonna que cette édition soit tenue pour « vera, légitima, authentica etindubitata ' ».

A peine Sixte-Quint était-il mort, qu'on jugea nécessaire de corriger son édition. D'après Bellarmin, le Pape avait trouvé lui-môme des fautes d'impression dans son édition et il avait résolu delà faire imprimer à nouveau. On fait remarquer cependant que ces fautes étaient très rares, étant donné le nombre de pages de cette édition et, en réalité, elle a été imprimée avec plus de soin que l'édition Clémentine. Celle-ci, publiée en 1592, reçut d'abord le titre suivant, sur la seconde page : Biblia Sacra Vulgatae editionis Si.vti Quinti Pont. Max. fussu recognita atque édita. C'est en 1604 que le nom du pape Clément a été ajouté dans le titre : Biblia Sacra Vulgatae editionis $ixti V Pont. Moa . fussu recognita et Clemcntis 17// auctoritate édita. Le texte de cette édition différait de l'édition Sixtine en plus de 3.000 passages, et se rapprochait davantage de celui des Bibles d'Hentenius que de celui de Robert Estienne. Au point de vue critique, la Bible Clémentine est une amélioration de la Bible de Sixte-Quint. Elle présente seule le texte officiel authentique de la Yulgate.

Ce n'est pas cependant qu'elle fût exempte de toutes fautes ; l'auteur de la préface le reconnaît sincèrement

1. Sur l'Iiistoire de l'édition Sixtine de la Vulgate consulter : P. M. B.iL'HGAHTKx.Dte Vulgata Sixtina von 1300 und ihre Einfûhrung&bnUe, Munster, 1911, et sur celle de l'édition Clémentine, l.r. isauielet, Bellarmin et la Bible Sixto-Clémentine, Paris, li'ii.

19i VERSIONS ANCIENNES.

et avoue que l'œuvre paut être perfectionnée. « Accipe igitur, y est-il dit, christiane lector, eodem Clémente Summo Pontifice annuente, ex Vaticana Typographia, veterem ac vulgatam Sacrae Scripturae editionem, quanta fieri potuit castigatam : quam quidem sicut omnibus numeris absolutam, pro humana imbecillitate affirmare difficile est, ita caeteris omnibus quae ad hanc usque diem prodierunt, emendatiorem, purioremque esse, minime dubitandum. »

11 n'est pas interdit de chercher et de noter les variantes du texte, mais il est défendu d'insérer ces variantes dans le texte ou de les relever à la marge des éditions imprimées.

Depuis lors, Vallarsi a publié, en 1734, dans son édition des œuvres de saint Jérôme, la version hiéronymienne sous le titre de Divina Bibliotheca. Signalons aussi les travaux de revision de la Vulgate de Bentley et Walker, de Corssen, restés inachevés.

Wordsworth et White ont entrepris depuis 1889 la publication d'un Nouveau Testament latin sous ce titre : Nouum Testamentum Domini nostri Iesu (*hristi latine secundum editionem sancti Hieroru/nii ad codicum manuscriptorum /idem. A ce jour, ont paru les quatre évangiles et les Actes des apôtres. Nous dirons plus loin quels sont les manuscrits dont se sont servis les éditeurs pour l'établissement de leur texte et quel degré d'autorité ils ont attribué à chacun d'eux. Une « editiominor » de leur travail a été publiée par II. .1. White ' ; elle contient le Nouveau Testament tout entier d'après l'édition précitée pour les livres publiés, et d'après les sept meilleurs manuscrits de la Vulgate pour oeux qui ne le sont pas encore

Le I*. Vercellonc, barnabite, avait commencé la colla Nouum Tutammtvm latine, oxonif( iMf.

lation de variantes latines de la Vulgate. Ce travail, resté inachevé, a été repris par Tordre des Bénédictins, à qui il a été confié par Sa Sainteté le Pape Pie X, dans une lettre à Dom Gasquet en date du 11 décembre 1907. Le but à atteindre est de restituer le texte primitif de la version de saint Jérôme. On devra examiner tous les anciens manuscrits conservés dans les bibliothèques, mettre au jour ceux qui sont encore cachés et en relever les variantes. Pour mener à bien ce travail, on a imprimé une Bible, et on insère à la marge les variantes des manuscrits collationnés. Si nous tenons compte de la quantité énorme des manuscrits connus de la Vulgate, le travail sera long. Pour le moment il vient de paraître un Psautier vieux latin de type africain, sous ce titre; Liber Psalmurum Juxla antiquissimam latinam versionem, curante D. A. M . Amblli , Rome, 1912.

Actuellement, la meilleure édition de la Vulgate est celle qui a été publiée par le P. Hetzenauer sous ce titre : Biblia sacra Vulgatae editionis ex ipsis exemplaribus Vaticanis inter se atque cum indice errorum corrigendorum collatis critice edidit, Oeniponte, 1906.

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