Die Schriften des Neuen Testaments, p. I53(i
leçons vieilles latines se retrouvent dans le Diatessaron, ce qui serait inexplicable s'il avait existé seulement en syriaque. L'influence que le Diatessaron a exercée sur les textes grecs des évangiles suppose qu'il a existé primitivement en grec ; une Harmonie syriaque n'aurait pu avoir une réaction aussi étendue sur des textes éloignés les uns des autres. Cet argument dépend tout entier de l'hypothèse de von Soden sur l'influence harmonisante du Diatessaron, dont nous parlerons plus tard.
Zahn soutient au contraire que le Diatessaron a été composé en syriaque. Nous ne trouvons mention de l'usage de cette Harmonie évangélique que dans les églises syriaques ; les écrivains grecs qui en parlent ne l'ont connue que de nom. Eusèbe, si bien informé de tout ce qui regarde la littérature chrétienne, ne l'a pas vue : Tatien, dit-il ', mit en ordre, je ne sais comment, oùx oTS' otcwç, une certaine union et une collection des évangiles, à laquelle il donna le titre de xo Stà Teasapcov, que l'on trouve encore aujourd'hui chez quelques-uns. Epiphane - en parle comme d'un écrit syriaque, lorsqu'il dit qu'il est appelé l'Evangile aux Hébreux par quelques-uns; cette confusion ne se serait pas produite si le Diatessaron avait été écrit en grec. Il est vrai qu'Epiphanc et ceux de son temps pouvaient avoir en vue la traduction syriaque. Quant aux écrivains syriens, ils connaissent tous le Diatessaron en syriaque. Du commentaire d'Isho 'dadde Merv, qui contient de nombreux passages du Diatessaron, on ne peut établir si celui-ci a été composé en grec ou en syriaque.
D'après Nau 3, Tatien trouva à son retour en Méso-