Op. cit. p
et liberalitate, characteribus et lingua Syra, Jesu Christo vernacula, Divino ipsius ore consecrata. et a Joh. Evangelista Hebraica dicta, Scriptorio Prelo diligenter Expressa.
Cette magnifique édition était divisée en quatre parties : Évangiles, Paul, Actes des apôtres, Épîtres catholiques. Étaient omis : IIe épître de Pierre, IIe et IIIe de Jean, épître de Jude, Apocalypse et, en outre, les passages suivants : /n, VII, 53-VIII, 11 ; Mt, XXVII, 35; Actes, VIII, 37; XV, 34; XXVIII, 29; I Jn, V, 7, 8; Le, XXII, 17, 18.
Une seconde édition fut publiée, en 1569, par Immanuel Tremellius, probablement à Genève. Au texte syriaque, écrit en lettres hébraïques, était jointe une traduction latine, ainsi qu'un texte grec, traduit en latin par de Bèze. C'était une reproduction de l'édition de Widmanstadt, corrigée, et pas toujours heureusement, à l'aide d'un manuscrit de Heidelberg et de quelques autres codex.
D'autres éditions de la Peschitto du Nouveau Testament ont été données dans la Polyglotte de Plantin, Anvers ; à Anvers, par Le Fèvre de la Boderie ; à Nuremberg, par Elias Hutter; à Kothen, Anhalt, par Martin Trost ; à Leyde, par Louis de Dieu. En 1627, Louis de Dieu publia, à Leyde, une version syriaque de l'Apocalypse et la péricope de la femme adultère ; en 1630, Edouard Pococke publia, à Leyde aussi, les quatre épîtres catholiques contestées. C'est ce Nouveau Testament syriaque complet quia été publié dans les éditions subséquentes. Citons encore les éditions données dans les Polyglottes de Paris et de Walton. Une édition plus critique que lesprécédentes est celle qui a été donnée à Leyde, on 1708-1709, par J. Leusden et C. Schaaf, sous ce litre : Novum... Test. Syriacum ciiiii Versione latina... ad omnes editiones diligenter
recensitum ; ctvariis lectionibus, magno labore collectis, âdornatum.
Les Sociétés bibliques anglaise et américaine ont publié aussi un Nouveau Testament syriaque, ainsi que l'imprimerie des Dominicains de Mossoul, 1891. Pour les détails sur toutes ces éditions et sur les autres éditions publiées, on consultera Giti:<;<>nv, Textkritik des Neuen Testamentes, p. 495-501.
Enfin, en 1901, G. H. Gwilliam publia une édition critique des quatre évangiles : Têtraauangelium Sanctumjuxtasimplicem Syrorum versionem ad lidem codicum, massorae, editionum, denuo recognitum, lectionum supellectilem quam conquisiverat P. K. Pusey, auxit, digessit, edidit G. II. Gwilliam, Oxford. Cette édition a été établie à l'aide de 42 manuscrits, dont 3 du vc siècle, 3 du ve-vie siècle, 12 du vi% 10 du vie-vne, 5 du vue, 4 du vme, 1 du x°, 2 du xir. Ils avaient été collationnés en partie par Pusey, dans le but de savoir si le texte traditionnel syriaque, publié par Widmanstadt, était conforme au texte ancien de l'Église syrienne. Gwilliam1 affirme que la version Peschitto des évangiles n'a pas été COF rompue dans les temps récents et qu'au contraire toutes les variantes qu'elle présente avec le texte grec datent de la plus haute antiquité.
Rapports de la Peschitto avec le texte grec. — Une question très importante se pose. Quels sont les rapports du texte de la Peschitto et de celui des divers types de texte grec? On a dit fréquemment que la Peschitto soutenait le texte syrien. D'autre part, Westcott-Hort2 affirment que dans un nombre considérable de variantes la Vulgate syriaque (la Peschitto) s'accorde