‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 7 sur 156 · Cf. Prou, op. cit. p. 84 et · texte numérisé non relu

Cf. Prou, op. cit. p. 84 et

3. Mainde Thompson, Handbook of greek and latin Palaeography, p. 42, London, 190ti.

qui devaient être placées en tête d'une copie des évangiles, vie siècle.

Cet usage de teindre en pourpre le parchemin devait être assez répandu, puisque saint Jérôme proteste contre ce luxe : « Inficiuntur membranae colore purpureo, aurum liquescit in litteras, gemmis codices vestiuntur, et nudus ante fores earum (les femmes riches) Christus emoritur * ».

Le parchemin avait sur le papyrus divers avantages . 11 était beaucoup plus résistant et, par suite, plus durable; il pouvait recevoir l'écriture des deux côtés. On peut gratter l'écriture pour en transcrire une seconde et même une troisième. Le parchemin prend facilement la forme 'de codex, volume. (Le papyrus pouvait également être sous la forme de codex ; ceux qui nous restent ont fait partie de codex). Enfin, l'écriture étant plus serrée sur le parchemin, on pouvait sous un volume restreint condenser beaucoup plus do matière que sur le papyrus, qui n'admettait qu'une écriture plus espacée. Dom Chapman croit au contraire que l'écriture des papyrus était ordinairement plus petite que celle des codex de parchemin.

Il ne semble pas cependant que le parchemin ait été très employé avant le iv° siècle après J.-G. On l'utilisait en feuilles détachées, ou pour les livres de petit format. Il était ainsi en usage au i" siècle : saint Paul écrivant sa seconde lettre à Timo- IV, 13, lui demande de lui apporter, quand il viendra, ses livres et surtout ses parchemins, ip^dfjievo; «pipe xai t& QtêXt'a, (AoIXidra xàç ji.ev6pàvaç. On 8 Fait diverses conjectures sur le contenu de ces parchemins auxquels saint Paul tenait tant. Farrar a pensé que

I, Eptêt, Wlll <id ilustO'Inum.

c'était son diplôme de citoyen romain; d'autres ont cru que c'était un exemplaire de l'Ancien Testament, une copie des évangiles ou de ses épîtres, ou des notes, ou des feuilles blanches de parchemin.

La bibliothèque d'Origène, à Césarée de Palestine, composée tout d'abord en grande partie de rouleaux de papyrus, fut transcrite, peu de temps avant saint Jérôme, par deux prêtres, Acacius et Euzoius, sur des codex de parchemin.

Nous voyons par les Actes des martyrs, 300-310, que les Livres saints étaient écrits sur des rouleaux de papyrus, mais aussi sur des codex de parchemin '. La première mention officielle se trouve dans ledit de Constantin ordonnant à Eusèbe de faire confectionner pour les églises de la nouvelle capitale de l'empire cinquante grands codex en parchemin contenant la Bible tout entière, Trevrr(xovc<x (TwfxaTta év oiepôepaiç EYxotTaaxeuoii;, eùavotYVwffTat te xat Ttpo; tt,v /pr(dtv eO^£Taxô(jiiffTa 2. Pour que Constantin ait spécifié que les exemplaires seraient en parchemin, ev o«p&ép«i;, on doit supposer que ce n'était pas encore l'usage courant et que le papyrus était plutôt employé pour les copies des Livres saints. Depuis lors, on voit se multiplier les exemplaires de la Bible en parchemin. Le papyrus continua cependant à être employé jusqu'au vne siècle, conjointement avec le parchemin. Le papyrus catalogué |)2 est du ve ou du vi" siècle; P", |)u, du ve siècle: |>3 du vie; tous les autres sont du rve siècle. On a des codex en papyrus du vu* siècle, en particulier des manuscrits coptes. Un codex copte des Psaumes du vu* siècle se trouve au British Muséum.

1. Voir les textes dans Zahx, Geschichte des Neut. Kanons, 1, p. 70, Leipzig, 1888.

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