GMGO&Y, op. cil. p
2. Zeitschr. fur die neutestamentliche Wissenschaft, V" Jalirg., oieszen; Studicn zum syrischen Telraevangelium,p. -251.
3. L'Evangëliaire Héracléen et la traditipn Karkaphientie, Revue biblique, N. S., IX, p. 391, Paris, 1912.
depuis lors il n'a plus été parlé d'une édition de la version harkléenne. Ce serait un service à rendre à la critique du texte du Nouveau Testament que de débrouiller l'histoire de ces versions que Westcott-Hort ' déclaraient comme une des plus confuses. Faisons cependant observer que les versions philoxénienne et harkléenne n'apporteront aucune lumière sur l'origine et les rapports entre elles des vieilles versions syriaques. Voici le tableau généalogique des versions syriaques établi par Kirsopp Lake2.
ftiflucncc lafiiif
T."*tf Çrec ci Antioch;
Vieille v«MÎan »yriaouc
TVxtcJrccdeR
DiaicfSnren deTnti
Syri«c|«c , Curetoniennt , Sinaltiqix-
T«art» Jr»c (probablement de type antiocluen récent).
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l. vol. II, p.
'2. Tht '/'<■'■' "/' ""■ Ntw Ttttamtntt p. U, i.omion, puis.
§5. — Version syro palestinienne ou hiérosolymitaine.
Cette version est écrite dans un dialecte araraéen, apparenté aux dialectes galiléen et samaritain et différent du syriaque d'Edesse. Il rappellerait le dialecte du Targoum palestinien. D'après Nau', la langue est inculte et grossière; l'orthographe est vague et arbitraire ; elle tient plus de compte de l'oreille que de l'étymologie; l'écriture dérive de l'édessénien avec peut-être la préoccupation de la rapprocher de l'onciale grecque. Un manuscrit de cette version, qui se trouvait au Vatican, a été décrit et catalogué, pour la première fois, en 1758, par Asseraani (Cod. Vatic. Syr. XIX j. D'après la suscription, il aurait été écrit par un moine, nommé Elias d'Aboud, au monastère d'Amba Mousa à Antioche, en l'année 1029. Il a été publié par le comte Miniscalchi-Erizzo. Depuis lors il a été découvert et publié de nombreux manuscrits contenant des fragments de cette version.
Burkitt 2 a démontré que tous ces manuscrits provenaient d'une communauté chrétienne, de rite melchite, c'est-à-dire orthodoxe, établie au temps de Justinien ou d'Héraclius, non loin de la frontière entre la Judée et la Samarie. Les uns remonteraient au vr siècle, les autres dateraient du xie siècle. Ces manuscrits diffèrent considérablement les uns des autres pour le texte grec qu'ils représentent. Les Lectionnaires palestiniens s accordent entre eux pour leurs variantes, mais diffèrent des manuscrits des évangiles. Ainsi, le Petropolitanus antiquior, publié par Land et le plus ancien manuscrit de ce dialecte, est d'ordinaire d'accord avec