Art. cit. col. iO
J. Christian palestinien Literature, dans The Journal of theological étudies, Vol. Il, p. 184 et ss. London, 1901.
le grec du Textus receptus, tandis que les Lectionnaires, abc, s'accordent pour soutenir des leçons de type ancien * . Le texte du manuscrit du Vatican est de type mixte; il est en accord tantôt avec le texte neutre, tantôt avec l'occidental. En réalité, les manuscrits de cette version n'ont pas encore été étudiés assez à fond pour qu'on puisse déterminer exactement le type grec qu'ils représentent. Cette version a-t-elle été faite directement sur le grec ? Burkitt l'affirme pour quelques parties. Gregory soutient, au contraire, que la version palestinienne est une forme plus provinciale, une refonte du texte syriaque, exécutée d'après des manuscrits non corrigés de la vieille version syriaque. Hoskier croit que la syriaque hiérosolymitaine a été très remaniée; elle a cependant conservé quelques leçons très anciennes et même uniques.
Voici, d'après Burkitt2, les publications qui ont été faites de cette version syro-palestinienne : Miniscalcht- Erizzo, Evangeliarium Hierosolymitanum ex codice Vaticano, Verona, 1861-1864 ; Land, Anecdota syriaca, vol. IV, p. 177-236, Leiden, 1875 ; de Lagarde, Bibliothecae syriacae a Paulo de Lagarde collectae quae ad philologiam sacram pertinent, p. 257-404, Gôttingen, 1892; Gwilliam, The Palestinian Version ofthe Holy Scriptures, Oxford, 1893; A. S. Lewis, Studio Sinaitica, n° I, Catalogue of the Syriac MSS in the Convent ofS. Catherine on Mount Sinai, London, 1894; Margolioutii, The Liturgy of the Nile, Journal of the Royal As. Soc., octobre 1896; Gwilliam, Burkitt. S m wi\<;, liiblical and Patristic Relies of the Palestinian Lite rature y Oxford, 1896; Lewis, Neshi. Giuson, A Palestinian syriac Lectionary containing
1. POUI Ml 0M( rVfttiona voir IU HUIT, nrl. cil. [>. 1K0. •2. Art. oit, p. IM.
Lessons front the Pentateuch... Acts and Epistles, London, 1897; Lewis, Gibbon, The Palestinian Syriac Lectionary of the Gospels, London, 1899; Lewis, Gibson, Palestinian syriac Texts from Palimpsest Fragments in the Taylor-Schechter Collection, London, 1900; Lewis, Codex Climaci rescriptus : Fragments ofsixth century Palestinian syriac Texts of the Gospels, of the Acts of the Apostles and of St. Pau /'s Epistles, Cambridge, 1909.
Relevons les abréviations employées par les spécialistes dans leurs apparats critiques, pour désigner les différentes versions syriaques. Ce tableau est emprunté à Nestlé : Einfùhrung in das griechische Neue Testament, p. 116.
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Curetoiiifiine et Sinaïtique
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Syriaque Philoxt'nienne
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Pescliillo et llarkleeiiue
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$ 6. — Version dite Karkaphienne.
On a cru longtemps, sur la foi du cardinal Wiseman qui croyait l'avoir découverte, en 1828, dans un manuscrit du Vatican, qu'il y avait encore une version syriaque, qu'on a appelée Karkaphienne. En réalité, ce n'est pas une version continue, mais une collection de textes, accompagnés d'annotations sur la grammaire, l'orthographe et la prononciation, et de notes marginales indiquant les variantes des diverses vrr-
sions syriaques. Nous avons là un travail analogue à celui de la Massore de l'Ancien Testament : c'était des manuscrits en usage dans les écoles. On possède sept manuscrits, contenant cette vocalisation du texte sacré : six provenant de la branche jacobite de l'église syrienne et un de la branche nestorienne. Les premiers représentent la tradition de l'école de Karkapheta ou le Crâne, au village de Maghdal, d'où le nom de manuscrits Karkaphiens 1 .
Le plus ancien de ces manuscrits ne remonte pas plus haut que le milieu du ixe siècle ; sa valeur critique pour l'établissement du texte syriaque du Nouveau Testament n'est donc pas grande.
1. Cf. P. Martin, Tradition karkaphienne ou la Massore chez les Syriens; Journal Asiatique, Paris, 1869.