Art. •</. p
che que ce que nous allons essayer d'établir ne s'ap-* plique à ces fragments, car nous étudions d'abord la question à un point de vue général.
L'Egypte a été évangélisée de bonne heure et cela devait être, vu les relations fréquentes de ce pays avec la Judée. Le christianisme trouvait dans les nombreux Juifs, qui habitaient Alexandrie et le reste de l'Egypte jusqu'à son extrémité méridionale, un terrain tout préparé. Nous en avons d'ailleurs des preu certaines. Les Actes des apôtres nous apprennent. XVIII, 24, 25, qu'un Juif, nommé Apollos, Alexandrin de naissance, homme éloquent et puissant dans les Ecritures, était venu à ÉphèflO. Il était introduit dans la voie du Seigneur et... il expliquait et en gnait avec soin ce qui concerne Jésus. Son instruction chrétienne était cependant imparfaite, puisqu'il ne connaissait que le baptême de Jean. Or, le séjour d'Apollos à Éphèse se place vers l'an 50-52, ce qui prouverait que le christianisme avait été prêché à Alexandrie avant cette date-là, à moins de supposer qu'Apollos avait été instruit du christianisme hors de son pays natal.
Rappelons aussi qu'une tradition ancienne et persistante rapporte que l'évangeliste saint Marc porta l'évangile en Libye, puis dans la Thébaïde et à Alexandrie. D'après Eusèbe *, il établit d'abord des églises h Alexandrie même. Le même Eusèbe croit que I Thérapeutes dont Philon a décrit les occupations, I assemblées et tout le train de vie étaient des chrétiens. A la mort de saint Marc, c'est-à-dire vers (>2-68, le christianisme était donc déjà fortement implanté dans le pays 2.