I. Cl. ItMtM bibltftH, ail. fil. p
j. Qp. Cit., vol. ni, p. :is7.
ce codex a été écrit vers le milieu du ive siècle. La version daterait donc de la fin du i n° siècle ou pourrait être plus ancienne. En tout cas ce codex serait le plus ancien manuscrit que nous possédons de la version sahidique.
Hyvernat1 a fait, en décembre 1911, à la Society of biblical Literature de Boston, une communication très importante sur la collection de manuscrits coptes que M. Pierpont Morgan vient d'acheter en Egypte. Kilo contient des traités de diverse nature et surtout des manuscrits de l'Ancien et du Nouveau Testament. Celui-ci est représenté par trois évangiles au complet : Matthieu, Marc et Jean; Luc est incomplet ; par les quatorze épitres de saint Paul, les deux épitres de saint Pierre, les trois de saint Jean. La plupart de ces documents sent en sahidique.
.; 4. — Version bohaïrique.
Les manuscrits de la version bohaïrique sont très nombreux ; Gregory a en a catalogué 74 pour les évangiles, 30 pour les épitres et les Actes des apôtres, 17 pour l'Apocalypse. Quelques-uns de ces manuscrits sont de date très récente. Le plus ancien est nommé Curzon Catena; il est de l'année 889; au texte est joint un commentaire si intimement mêlé qu'on ne peut distinguer toujours l'un de l'autre. Parmi les manuscrits des évangiles le meilleur et le pins ancien est le codex Huntington, 17; il est de l'année 1174. Après celui-ci viennent des manuscrits de 1190, 1250, catalogués par Horner, A, C, H. D'autres manuscrits presque aussi anciens donnent aussi un bon texte. II
1. Journal of biblical Literature, p. 51, roi. XXXI, Boston VHi. •2. Op. cit. p. SOS et 1308.
est à remarquer que les manuscrits coptes n'offrent entre eux que peu de variantes ; ce qui prouverait que les Coptes copiaient leurs manuscrits avec beaucoup de soin et ce qui permet aussi de croire que les manuscrits, bien que de date récente, nous ont transmis un texte ancien. Lorsque les manuscrits ont été corrigés, une note indique que ces corrections proviennent du grec et noh du copte; d'autres fois, ces corrections sont inscrites à la marge.
Dans la collection Morgan, dont il vient d'être parlé, il y a un manuscrit bohaïrique qui contient les quatre évangiles, mais avec de nombreuses lacunes. Ce manuscrit est cependant d'une grande valeur critique, car il est la plus ancienne copie des évangiles en dialecte bohaïrique.
Nous possédons tout le Nouveau Testament dans la version bohaïrique, bien qu'aucun manuscrit ne le contienne en entier; des livres complets se trouvent dans divers manuscrits.
La plus ancienne édition publiée de toute la version bohaïrique est celle de David YYilkins, accompagnée d'une traduction latine, Oxford. 1716. Schwartze publia à nouveau les évangiles, 1846-1847, et P. de Lagarde, en 1852, les Actes et les épîtres. Enfin, en 1898-1905, Horner donna une édition critique de la version bohaïrique du Nouveau Testament : The coptic Version of ihe New Testament in the northern dialecte othenvise called Memphitic and Bohairic, I-II vol., The Gospels ;\\\, The Epistles of saint Paul; IV , The calholic Epistles and the Acts of the Aposlcls, Apocalypse, Oxford. Le texte copte est accompagné d'une version anglaise. Horner a reproduit pour les évangiles le codex lluntington, 17, pour les épîtres et les Actes !<• manuscrit du British Muséum, Oriental 424, «t pour l'Apocalypse le manuscrit copto-arabe, Curzon
128; il a collationné les meilleurs manuscrits dont il donne les variantes en notes.
D'une manière générale la version bohaïrique représente un texte grec analogue à celui du codex ,Vaticanus. Elle est un témoin excellent du texte grec en usage à l'époque où elle fut faite, parce que très littérale, car le dialecte bohaïrique s'adapte bien à la phrase grecque, excepté pour la voix passive et le participe : au lieu de àiwaTaXnévoç, ayant été envoyé, la Bohaïrique a : celui qu'ils ont envoyé. Au lieu de é/w. j'ai, elle dit : il esta moi.
La version bohaïrique est un représentant du texte neutre. En vingt et un passages, cités par Kenyon, j). 58, où le Sinaiticus et le Vaticanus s'accordent centre le Textus receptus, la Bohaïrique est quinze fois avec eux et six fois contre eux ; dans les deux passages où le Sinaiticus s'accorde avec le Textus receptus la Bohaïrique est avec le Vaticanus. Les versets delà sueur de sang, Le, XXI I, 43, 44, sont omis par presque tous les manuscrits bohaïriquos ; Jn, V, 3, 4, l'ange de la piscine de Bethesda, omis par presque tous les bons manuscrits, se trouve dans le codex Iluntington, le meilleur de tous; Jn, VII, 53- VIII, 61, péricope de la femme adultère, est omis par les bons manuscrits. Les douze derniers versets de saint Marc sont dans toutes les copies de la version bohaïrique, mais le codex Huntington et un manuscrit du British Muséum contiennent la finale courte analogue à celle du codex L.
D'après Kenyon4, l'Apocalypse ne paraît pas avoir lait partie de la version bohaïrique primitive ; dans presque tous les cas elle se trouve dans un manuscrit séparé. Quand elle s'y rencontre elle est nettement distinguée des autres livres; en outre, elle n'est pas cata-