Op. cit. col
tenberg, n'aurait pas été revisé; le plus ancien après celui-ci serait de 1378, les autres sont du xvne siècle ou même plus modernes encore. Gregory4 a catalogué 103 manuscrits éthiopiens : 44 sont à Londres, 3 à Oxford, 2 à Vienne, 28 à Paris, 11 en Allemagne, 1 à Florence, 9 à Rome, 5 à Saint-Pétersbourg. Il mentionne, en outre, plusieurs lectionnaires éthiopiens. Les manuscrits éthiopiens sont rarement complets; ordinairement les évangiles, les épîtres de saint Paul, les épîtres catholiques, Actes, Apocalypse forment des codex séparés.
La première édition du Nouveau Testament éthiopien a été donnée à Rome en 1548-1549. Elle porte seulement le nom de Petrus Aethiops, mais elle a été faite en collaboration avec cinq autres auteurs : Tesfa- Zion, le promoteur de l'entreprise, Tank'a Waldet Zaselâse, tous trois éthiopiens, Bernard et Marianus Victorius. On avait de bons manuscrits éthiopiens, mais le compositeur ne connaissait pas l'éthiopien, de sorte que l'édition était criblée de fautes. Cette édition a été reproduite dans la Polyglotte de Walton. avec une traduction latine, très mauvaise, d'après Ludolph. En 1753, Bode donna à Braunsehweig une bonne traduction latine du Nouveau Testament éthiopien.
Malgré les travaux de divers éthiopisants, une édition critique du Nouveau Testament éthiopien est encore à désirer.
,; 5. — Versions arabes.
Les traductions arabes sont nombreuses, mais elles ■ont de peu d'utilité pour la critique du texte, à cause de leur date tardive et surtout à cause du caractère