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tiques. — Les citations des écrivains ecclésiastiques nous rendront les mêmes services que celles des versions du Nouveau Testament pour la critique du texte, puisque ces écrivains nous fournissent des textes datés et localisés. Les renseignements que nous donnent ces citations sont même beaucoup plus précis que ceux des versions, puisque pour celles-ci il y a presque toujours incertitude sur leur date, le plus souvent conjecturale pour les versions les plus anciennes, ce qui n'arrive pas ordinairement pour les écrivains ecclésiastiques, dont l'âge et le lieu d'origine sont presque toujours exactement connus.
Les écrivains ecclésiastiques, par exemple Clément d'Alexandrie ou Origène ou saint Jérôme, peuvent donc nous dire quelle était la leçon usitée de leur temps, dans leur pays, et établir ainsi la présence ou l'absence d'une leçon, au temps où ils écrivaient, au m] ou au ive siècle, en Egypte ou en Occident, renseignements de première importance pour la généalogie des familles de manuscrits et pour l'origine et la localisation des variantes. 11 est bien évident que les écrivains n'ont pas tous la même autorité, ni leurs citations la même valeur. Cependant, la bonté d'un texte ne dépend pas de l'orthodoxie de celui qui l'a cité, car, mis à part le cas des hérétiques qui ont volontairement altéré les textes, la valeur d'une citation dépend du plus ou moins de soin que met l'auteur à citer ses textes et de la façon dont il les traite et de l'usage qu'il en fait. Il arrive quelquefois que l'écrivain choisit une variante plutôt qu'une autre parce qu'elle convient mieux à sa démonstration; Tertullien, au dire de Rônsch ', a quelquefois usé de ce procédé et saint Jérôme 2 lui-même s'en est servi dans ses