‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 94 sur 156 · Tr.rtLritik, p. T1MM · texte numérisé non relu

Tr.rtLritik, p. T1MM

Origène (Adamantius), didascale d'Alexandrie, 186-

Denys, évêque d'Alexandrie, -f- 265.

Athanase, évêque d'Alexandrie, 296-373.

Didyme d'Alexandrie (l'aveugle), 309-399.

Euthalius, évêque de Sulci, ive siècle ? Hesychius, fin du ive siècle.

Cyrille, évêque d'Alexandrie, -f- 444.

Syrie :

Ignace, évêque d'Antioche, f vers 107-117.

Théophile, évêque d'Antioche, f 181 .

Méthode de Tyr, f 311.

Lucien, prêtre d'Antioche, fin du iue siècle.

Diodore, né à Antioche, évêque de Tarse, vers 370-

Jean Chrysostome, né à Antioche, évêque de Cons-

tantinople, 347-407.

Victor d'Antioche, vers 400-430.

Eunomius, -f- 395.

Théodore, évêque de Mopsueste, -f- vers 429. Nestorius d'Antioche, évêque de Constantinople,

Théodoret, évêque de Cyrrhus, -J- 457.

Anastase le Sinaïte, patriarche d'Antioche (?), 677

Jean Damascène, moine, mort après 753.

Palestine :

Hégésippe, palestinien, vers 170.

Eusèbe, évêque de Césarée, 270-340.

Pamphile de Césarée, -j- 309.

Cyrille, évêque de Jérusalem, f 386.

Asie Mineure :

Polycarpe, évêque de Smyrne, -f- 155 ou 166.

Papias, évêque d'Hiérapolis, vers 120-125. Polycrate, évêque d'Éphèse, vers 196.

Grégoire le Thaumaturge, -f- 265.

Evagrius Ponticus, 345-398.

Amphiloque, évêque d'Iconium, vers 370.

Basile, évêque de Séleucie, vers 448.

Cappadoce :

Basile, évêque de Césarée, 329-379.

Grégoire, évêque de Nysse, vers 370.

Grégoire, évêque de Nazianze, -j- 389. Andréas, évêque de Césarée, fin du ve siècle. Aréthas, archevêque de Césarée, vers 900.

Grèce et pays environnants :

Aristide, philosophe d'Athènes, 138-161.

Épiphane, évêque de Salamis, Chypre, -f- 402. Œcumenius, évêque de Tricca, Thessalie, vers 1 an

Théophylacte, archevêque d'Achrys, Bulgarie, vers 1077. *

Rome et pays environnants :

Clément, évêque de Rome, vers 90-100.

Justin, philosophe, milieu du nc siècle. Irénée, évêque de Lyon, vers 180.

Hippolyte, évêque de Porto, près de Rome, vers 205-

Syriens :

Tatien, philosophe, 110-180.

Aphraates, moine, vers 337-345.

Ephrem, moine, vers 370, -J- 380.

Hérétique :

Marcion, milieu <lu »• siècle.

Païens :

Celse, philosophe, vers 178.

Porphyre, philosophe, milieu du m" siècle.

11 est évidemment impossible de dresser un tableau, même approximatives citations néotestamentaires de ces nombreux écrivains. Voici celui qu'a établi Burgon des citations des premiers et principaux écrivains.

Justin martyr

[renée

Clément d'Alexandrie .

Origène

Tertollien

Hippolyte

Eusèbe

Principes de critique pour l'utilisation des citations des écrivains ecclésiastiques. — Les principes de critique que nous avons établis pour l'usage des versions sont les mornes pour celui des écrivains ecclésiastiques. Nous signalerons seulement quelques particularités touchant ces derniers.

Nous trouvons aussi dans les manuscrits des écrivains ecclésiastiques les mêmes fautes de copistes que nous avons déjà signalées : des abréviations mal lues : ainsi dans Cyprien, Test. I, 21, l'abréviation ™ est luexup(w au lieu de xupw, Cyrus; de mauvaises coupures,

des mots non séparés, etc. Là encore le scribe a conformé le texte biblique de son manuscrit au texie existant de son temps. Il est vrai que l'on peut souvent corriger cette mauvaise transcription par le commentaire qui est donné du texte. Ainsi, dans saint Irénée, IV, 27, 1, le texte de Mt, V, 22 est cité ainsi : Omnis qui irascitur fratri suo sine causa et de l'argumentation de saint Irénée il ressort qu'il ne lisait pas sine causa dans son texte.

Il y a donc lieu d'employer avec discernement les manuscrits des écrivains ecclésiastiques, et le travail est quelquefois difficile, vu la rareté des manuscrits pour certains ouvrages. Quand, par exemple, il est unique, comme c'est le cas pour le commentaire de saint Matthieu par Origène, on ne peut corriger les fautes des copistes par comparaison. Le cas est le même quand tous les manuscrits dérivent d'un archétype fautif. La valeur des citations d'un écrivain est beaucoup diminuée par le fait qu'on a été obligé de recueillir ses écrits morceau par morceau, comme c'est le cas pour saint Irénée grec et pour quelques-uns des écrits d Origène.

Il faut encore être plus prudent quand on utilise une édition d'un écrivain, ce que l'on est obligé ordinairement de faire. On n'ignore pas que, dans les anciennes éditions, le texte biblique était conformé au texte oMiciel; on croyait, en agissant ainsi, corriger les fautes de l'écrivain. Depuis plusieurs années on a donné des éditions critiques des ouvrages des Pères1 : l'Académie impériale de Vienne a entrepris la publication des écrivains latins et l'Académie de Berlin celle desécriv.iins grecs jusqu'à Eusèbe inclusivement. La pre-

i. «m trouvera l'indication de tootei cei éditions dans Caecort, (il, ttet \rurn Ttêkmtnttt, p. 7-u

mière publication en est aujourd'hui à son volume cin- -quante-troisième et la seconde au vingtième. Malgré le soin qui a été apporté à ces éditions, elles ne sont pas irréprochables de tout point. Dans l'édition de Vienne des Testimonia de saint Cyprien, Hartel a suivi un mauvais groupe de manuscrits, il y auraitlieu de faire aussi des réserves sur l'édition de saint Hilaire de Poitiers. On a aussi discuté très vivement quelques volumes des éditions de Berlin.

11 resterait à exécuter un travail très important qui a déjà été proposé parla Faculté de théologie de l'Université de Berlin sous cette rubrique : Es sollen die Stellen gesammelt und untersucht werden, an denen sich die Kirchenvàter ûber Varianten zum Text des Neuen Testaments aussprechen oder solche anfiihren und beurteilen. Une semble pas que cette question ait ete traitée.

Enfin, quelle autorité doit-on accorder aux variantes que l'on relève chez les écrivains ecclésiastiques ' question ne se pose pas quand la variante est oppo aux leçons des manuscrits, bien que Holtzmann' ait soutenu que dans certains cas le témoignage des écrivains ecclésiastiques l'emporte sur celui des manuscrits : dans//*, VI, 4, il croit qu'il faut avec saint Irénée Origene, omettre la mention de la fête de Pâques to wkx«. Westcott-Hort préfèrent pour Héb. XI 4 la leçon donnée par Clément d'Alexandrie à celle des manuscrits.

Le témoignage des écrivains ecclésiastiques est cite d ordinaire pour soutenir une leçon déjà appuyée parles manuscrits; dans ce cas, il doit être examiné au point de vue de sa date et de son lieu d'origine et alors

il peut apporter un témoignage de plus à ceux que Ton possède déjà. Supposons, par exemple, qu'une variante a pour elle les manuscrits neutres et contre elle les manuscrits syriens; si elle a en outre le témoignage d'un écrivain, donnant une leçon de type occidental, cette variante a pour elle deux voix contre une .

Il n'y a pas lieu cependant d'exagérer la valeur ou l'autorité des citations patristiques pour les différentes raisons que nous avons données plus haut et aussi et surtout parce que, au temps des écrivains les plus anciens, ainsi que nous l'établirons plus loin, le texte du Nouveau Testament, non surveillé par l'autorité ecclésiastique, avait subi diverses altérations, additions, suppressions, changements plus ou moins importants. Et nous ne parlons pas des revisions de textes qui ont laissé des traces chez tous ces écrivains.

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