‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 96 sur 156 · Manuel </<■ Cfitiqw M >/>n'r. \>. n · texte numérisé non relu

Manuel </<■ Cfitiqw M >/>n'r. \>. n

PRÉLIMINAIRES. 3l:>

qui proviennent des copistes, c'est-à-dire passer en revue les altérations que ceux-ci peuvent faire subir au texte, intentionnellement ou non, et //, il y a lieu d'établir les règles de critique interne qui nous guideront dans le choix des variantes, par conséquent déjuger d'après le texte même la variante qui représente le mieux la leçon originale.

De plus, on ne peut s'en tenir à l'étude des variantes en elles-mêmes; il est nécessaire de cataloguer les témoins de chaque leçon, de déterminer les autorités sur lesquelles s'appuie telle ou telle variante et de fixer la valeur de ces témoignages, donc 2° il faut procéder a 1 étude des témoignages externes.

Avant d'exposer les règles de la critique interne remarquons qu'elles sont des corollaires de l'expérience et qu'à ce titre elles n'ont rien d'absolu; elles doivent être appliquées avec tact et prudence, comrn, toute chose pratique. Dans ces recherches plus qu'en d autres, l'habileté et la longue expérience du spécialiste, ses dispositions natives, la finesse d'esprit le tact la sagacité le guideront mieux que toutes 'les règles. *

En outre, quelle que soit la conclusion que donnera 1 examen interne, n'oublions pas qu'un texte est une question d'autorité, que sa vraie base est le témoignage des documents ; donc, le verdict des témoins manuscrits, versions, écrivains ecclésiastiques, en d autres termes, le jugement de la critique externe doit être prépondérant. La critique interne vient au second rang comme confirmation de ce jugement excepté dans les cas où l'erreur du copiste est évidente, ou lorsque la variante ne peut s'accorder avec 1 ensemble du texte. Nous donnerons des exemples de ces divers cas. ^

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