‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 156 sur 364 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

II Ie8 eiliortc à garder les (préceptes qo^ils ont reça», évitaut la fornication , s^aimant motoelieineflt, et s'altachant an travail des mains, pour pouvoir se passer de ce qui est a» autres. 11 explique la manière dont nous devons ressusciter , afin qu'ils ne s'abandonnent pas à la tristesse au sujet de ceui qui meurent.

i. Db faetcro ergo , fralrcs, roga- 1. Ce qui reste donc, mes frères , c'est

mus vos et obsccramus in Domino que nous vous priions et que nous vous

Jesu, ut quemadmodùm accepisiis h conjurions par le Seigneur Jésus, de vous

nobis, quomodô oporteat vos ambu- conduire d'une manière à vous rendre

lare , et placere Deo , sic et ambulelis, agréables à Dieu , comme vous avez appris

utabundetis magis : de nous qu'il le fallait faire, en sorte que

vous profitiez de plus en plus :

2 Scitls cnim quas prscepta dede- 2. Puisque vous savez bien quels pré~

rim YobisperDominum Jesura. ceplesje ^ous ai donnés au nom du Seigneur Jésus.

3. Ha*c est enim voluntas Dei , 3. Car voici quelle est la volonté de sanctificatio vestra , ut abstineatis Dieu , que vous deveniez saints, que vous vos à fornicatione (1) , évitiez la fornication ,

Que vous évitiez la fornication. Le terme de fornication se prend ici pour tout acte noitiaire à la pureté; et il n'est presque jamais restreint dans l'Ecriture à la signification qne les Théologiens lui donnent niaiotenant. Ainsi dan& ces paroies, Matt, 5. fxeeptd fornicationis causa , il se prend pour l'adultère; et dans ces autres, I. Cor, 5. euditur inter vos fornicatio^ pour l'inceste.

4. Ut sciât unusquisque vestrûm 4. Que chacun de vous sache user de >as suum possidere iu sanctifîcatione son corps saintement et avec respect ,

el bonorc ,

Que chacun de vous sache user de son corps saintement. Souvent vas est pris dans l'Ecriture pour le corps; et c'e^t ici la signification la plus naturclie de ce mot, que quelques interprètes croient signifier ici la femme.

5. Non in passione desiderii , sicut 5. Non pas suivant les dérèglements de et geDtesquae ignorant Deum ; la convoitise, ainsi que font les gentils

qui ne connaissent point Dieu ;

6. Et ne quis supergrediatur , ne- 6. Et que personne n'use de violence ni que circumveniat in negoiro fratrem de supercherie h l'égard de son frère en suum : quoniam vindex est Dominus quelque affaire que ce soit : parce que le <ie his omnibus , sicut prxdiximus Seigneur tire vengeance de toutes ces vobis , et teslificati sumus. choses , comme nous l'avons déjà dit , et

que nous en avons rendu témoignage.

Que personne n'use de vioUnce ni de sttperrherie à l'égard de son frère. Saint Jérôme M plique ce verset de l'adultère. Ne quis supergrediatur t que personne ne passe 1rs

(1] Rum. 12. 2. >£ph. 5. 17.

27^ I. EPITRE DE S. PAlîL AUX THESSALOl^ICIEKIS.

bornes qni lui sont prescrites par le mariage. La suite, non enim vocavit nos in immundiliam, semble déterminer ce sens. Le commua des interprètes s'attachent au seas qu'on a suivi dans la traduction.

7. Non enim vocavit nos Deus in 7. Aussi Dieu ne nous a pas appelés immunditiam , sed in sanctificatio- pour être des impudiques , mais pour nem. devenir des saints.

8. Itaque qui hsc spernit , non 8. Ainsi celui qui méprise ce que je hominera spernit, sed Deum : qui viens de dire, méprise non pas un homme, etiam dédit Spiritum suum sanctum mais Dieu qui a mis en nous son SaiDtin nobis. Esprit même.

9. De charitate autem fraternitatis 9. Pour ce qui est de la charité fraternon necesse habemus scribere vobis : nelle , nous n'avons pas besoin de vous en ipsi enim vos à Deo didicistis ut dili- écrire : puisque vous-mêmes vous avez gatis invicem (1). appris de Dieu à vous aimer l'un l'autre.

10. Etenim illud facitis in omnes 10. Aussi le faites-vous envers tous les fralres in universâ Macedoniâ. Ro- frères qui sont dans toute la Macédoine, gamus autem vos , fratres , ut abun- Cependant , nous vous conjurons , mes detis magis , frères , de vous y rendre encore plus parfaits ,

11. Et operam detis ut quieti si- 11. Et d'avoir soin de demeurer en paii, tis , et ut vestrum negotium agatis , de vous occuper de vos propres affaires, de et operemini manibus vestris sicut vous attacherau travail des mains, comme

Eraecepimus yobis : et ut honesté am- nous vous l'avons prescrit ; enfin de garder uletis ad eos qui foris sunt , et nul- une conduite honnête avec les gens du delius aliquid desideretis. hors , et de ne point rechercher ce qui est

aux autres.

De vous attacher au travail des mains , comme nous vous l'avons prescrit, 11 y avait à Thessalonique plusieurs pauvres , qui comptant sur la libéralité des riches , s'eotretenaient par là dans l'oisiveté : cW à ceux-U que saint Paul avait ordonné de travailler de leun mains. Mais ce précepte ne regarde point ceux qni ayant de quoi vivre, peuvent s'occuper à d'autres choses; ni ceux qui étant occupés au ministère évengétique, peuvent et doivent subsister par la charité des fidèles, comme le même apôtre l'enseigne. — Avec les gens du dehors. Avec les infidèles qui sont hors de l'Eglise, et qui examinent de près nos démarches. — Et de ne point rechercher ce qui est aux autres» xal fii^i&voç xp^^^"* ^X^'r<« de n'avoir besoin de personne. C'est l'indigence qui le plus souvent fait désirer le bien d'autrui. L'apôtre exhorte donc avec raisoo le« pauvres de Thessalonique à travailler et à pourvoir ainsi à leurs nécessités.

12. Nolumus autem vos ignorare, 12. Au regard des morts , nous ne voufratres , de dormientibus ; ut non Ions pas , mes frères , vous laisser ignorer contristemini , sicut et cœteri qui ce qui en est; afin que vous ne vousabanspem non habent. donniez pas à la tristesse , comme les

autres hommes qui sont sans espérance.

Afin que vous ne vous abandonniez point à la tristesse. Saint iugustin qui a fait deux sermons entiers sur ces paroles de l'apôtre, remarque dans le premier {Serm. 172) que saint Paul ne nous défend pas de nous affliger de ta mort de nos proches et de nos amis, mais qu'il nous défend de nous affliger comme les gentils , qui n'ont point l'espérance delà résurrection. Il ajoute, au même endroit, que la pompe des funérailles, et la richesse des mausolées peuvent en quelque sorte consoler les vivants , sans pouvoir secourir les morts. Mais , continue-t-ll , il ne faut pas douter que les morts ne soient secourus par les prières de l'Eglise, par les aumônes, et surtout par le sacrifice que toute l'Eglise , fondée sur la tradition , offre pour eux. Voici les propres termes du saint docteur, bien capables de couvrir de confusion les nouveaux hérétiques : Orationibus f>erd sanctœ Ecclesiœ , et sacrifieio talutari, quœ pro eorum spiritihus erogantur, non est duhitandum mortuos adjuvari : ut cum eis misericordiùs agatur à Domino , quàm eorum peccata meruerunt. i Patrihus traditum universa observât Ecclesia, ut pro eii qui in corporis et sanguinis eommunione defuncti sunt^ cûm ad ipsum sacrificium loco sao commemorantur, oreturf ac pro illis quoque id offerri commemoretur,

(1) Joan. 13. 34 et 15. 12. 17. - 1. Joan. 2. I0et4. 12.

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