‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 158 sur 364 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Il dit que le jour dn JBgemeiit arrivera lorsqu'on ne s'y attendra pas : qne pour eui néan. moins ce jour ne peut pas les surprendre, puisqu'ils s'y préparent continuellement, à quoi il les eihorle. 11 les avertit aussi de l'obéissance qu'ils doivent à leurs supérieurs, et de la conduite qu'ils sont obligés de tenir entre eux , et à l'égard de Dieu. Il prit pour eui, et se recommande à leurs prières.

1. De temporibus autero, et mo- 1. Quant au temps et au moment, mentis , fratreSj non indigetis ut scri- vous n'avez pas besom, mes frères, que bamus vobis. nous vous en écrivions.

2. Ipsi enim diligenter scitis, quia 2. Sachant bien vous-mêmes que le jour diesDomini, sicut fur in nocte, ita du Seigneur viendra comme un larron qui ^eniet (2). vient la nuit.

(1) 1. Cor. 15. 23. — (2) 2. Pet. 8. 10.> Àpoc. 3. 3 et 16. 15.

276 I. EPITRE DE S. PWL AOX TflESSALOIVIÇIEIlS.

Sachant bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un larron, Lei Thesstilujiicietis savaient cela ; fiarce que Jèaus-ChriAt s etuit kervi de cette cuni{>a* raifioii , pour faire entendre qu'il viendra , lorsqu'on ne l'attendra pas.

3. Cum enim diierint, pax et sera- 3. Car dans le temps qu'ils diront, paii ritas; tune repentinus eis superveniet et sûreté; c'est alors qu'un soudain inalinteritus, sicut dolor in utero habeati, heur les surprendra , comme les douleurs et non elTugient. de l'eiifanlement surprennent une Gemme

enceinte, et ils n'échapperont pas.

4. Vos autem, fratres, non estis 4. Mais vous, mes frères, vous n'êtes in tenebris, ut vos dies illa tamquara point dans les ténèbres « pour que ce fur comprehendat, jour-là vous surprenne comme le fkit un

voleur.

Mais vous f mes frères , vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour -là f>out surprenne f comme le fait un voleur. Un voleur vient la nuit, et dans les ténèbres Or Ips fidèles éclairés des lumières de la foi , n'étaient plus dans les ténèbres, et ne devaient pas se laisser surprendre.

5. Omnes enim vos Glii lucis estis , ($. Car vous êtes tous enfants de la luet filii diei : non sumus noctis , neque mière et du jour : nous ne le sommes point tenebrarum. de la nuit ni des ténèbres.

6. Igitur non dormîamus sicut et 6. Ne nous laissons donc point aller cœteri ; sed vigilemus , et sobrii au sommeil comme les autres; mais \eilsimus. Ions , et soyons sobres.

Ne nous laissons donc point aller au sommeil , comme Us outres. Par ces métaphores, Tapôtre excite les fidèles à la vigilance chrétienne, eu leur fai«aiit connaître qu'étant éclairés des lumières de l'Evangile, il ne leur convient pas de se livrer au sommeil du péché, comme font les gentils, qui sont ensevelis dans iea ténèbres de leur infidélité. C'est encore à quoi il les excite au verset huitième, en les avertissant de prendre l«i armes; leur faisant par là entendre que l'eauemi n'est pat éloigoé, et qu'il faut demeurer sur ses gardes pour l'attendre.

7. Qui enim dormiunt, noctedor- 7. Car ceux qui dorment, c'est la nuit miunt : et qui ebrii sunt, oocte ebrii qu'ils dorment : et c^ui qui s'eaivreot, sunt. c'est la nuit qu'ils s'enivrent.

Ceuw qui s'enivrent , c'est la nuit qu'ils s'enivrent. Gamme la plupart des peuples ne faisaient leurs festins que le soir, c'était dans la nuit qu'ils s'enivraieot. LesRo« mains blâmaient les grands repas qu'on faisait de jour, et ils les nommaient intempettiva eonvvoia,

8. Nos autem , qui dlel sumus , 8. Mais nous qui sommes enfants du sobrii simus , induti loricam fidei et jour , soyons sobres , nous revêtant de charitatis , et galeam spem salutis (1). la foi et de la charité comme d'une cuirasse , et de I espérance du salut comme d'un casque.

9. Quoniàm non posuit nos Deus in 9. Car Dieu ne nous a pas destinés à iram , sed in acquisitionem salutis per être les objets desa colère , mais à obtenir Dominum nostrum Jesum Christum , le salut par Jésus-Christ Notre-Seigneur,

Car Dieu ne nous a pas destinés d être les objets de sa colère. Cet endroit prouve que Dieu veut le salut éternel, au moins de tous les fidèles , car c'est à tous les fidèles que l'apôtre parle, quand il dit que Dieu ne nous a pas destinés à être les objets de sa colère. D'ailleurs , cette volonté de Dieu n'est pas une simple complaisance , ni une velléité : car l'apôtre ajoute qu'il nous a destinés à obtenir le salut par Jésuc-Christ. Et c'est pour cela qu'il dit encore au verset suivant , que Jésus-Christ e&t mort pour nous, c'est-à-dire afin de nous mériter par sa mort les grâces nécessaires pour obîeui' le salut. C'est sur ce fondement que l'apôtre les exhorte encore au verset oniièine, à se consoler mutuellement, et à ne se laisser pas abattre : propter quod consoUmim invicem. Mais personne ne peut se consoler là-dessus, s'il est vrai que Dieu ne %euiUe

(l}Is. 59. 17.-Eph. 6. 14. 17.

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