‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 167 sur 364 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

C'est pour prévenir cette objection , et y répondre, que Tapôtre déclare quMl sait que lu lui est boiiue, et qu'on peut en faire uu bon usage. — Pourvu qu'on en fasse un usage légitime. G'e«t-à-dire pourvu qu'on so serve do la loi , selon l'esprit de la loi luéiiie. Or l'esprit de la lui e&t, en nous avertissant de nos maladies , de nous faire recourir à Jésus-Christ, qui est seul capable de nous guérir, l^es docteurs judalsauts, au contraire, prétendaient que la loi d'elle-même pouvait justifier les hommes, qui n'avaient pour cela qu'à faire par leurs propres forces tout ce qu'elle leur commandait. C'était là faire UQ mauvais usage de la loi, et aller directement contre les intentions du législateur.

9. Sciens hoc quia lex justo non est 9. Sachant ceci » que ce n'est pas pour le positaf sed injustis , et non subdilis , juste que la loi a été faite > mais pour des impiis , et peccaloribus , sceleralis , gens sans probité et sans soumission, pour et cootamioatis , parricidis , et matri- des impies et pour des pécheurs , pour des cidis > homicidis y scélérats et pour des hommes souillés de

crimes , pour ceui qui ôtent la vie à leur père ou à leur mère, pour des homicides .

Sachant ceci, que ce n'est pat pour le juste que la loi a été faite, Luther a abusé de ce passage, pour prouver que le chrétieu n'est assujetti à aucune loi : tellement qu'il n'y a, selon lui, que la seule infidélité qui puisse le dumuer. C'est une suite natuieile de fiOD dogme sur la seule fui justifiante. Ûais rien n'est plus éloigné de l'esprit de saint Paul, qui ne considère ici la loi, qu'eu tant qu'elle menace , intimide et punit. Or les menaces et les châtimenta ne regardent point le juste, qui se porte de lui-même à I observance de la loi, mais les pécheurs qui la transj^ressent : ce qui n'empêche pas que la loi ne soit établie pour les justes, eu tant qu'elle règle leurs devoirs, et leur prescrit la manière de bien vivre.

10. Fornicariis, masculorum con- 10. Pour des fornicateurs, pour ceui cubiioribus, plagiariis, mendacibus, qui ont un mauvais commerce avec des et perjaris , et si quid aliud sans doc- personnes de même sexe , pour ceux qui trio£ adversatur , tbnt trafic d'esclaves , pour des menteurs

et pour des parjures , et pour tout ce qui est contraire à la saiue doctrine ,

11. Qus est secundùm Evangelium 11. Laquelle est selon l'Evangile , dont gloriiE beat! Dei , quod creditum est Dieu, tout heureux qu'il est, tire sa gloire, '"'l^i* et duquel j'ai été fait le dépositaire.

12 Gratias ago ei , qui me confor- 12. Je rends grâces à Jésus-Christ

t^vit Christo Jcsu Domino nostro : Notre-Seigneur . qui m'a donné de la

quia Gdelem me existimavit, ponens force ; parce qu'il m'a jugé fidèle , en me

>n mlDisterio. faisant son ministre.

Jhi'a jugé fidèle pour , etc. Ce n'est pas que Dieu air trouvé l'apôtre fidèle, avant 'luede le prévenir par sa grâce, pour l'établir ministre de l'Evangile : tout ce qui précède et qui suit prouve évidemment le contraire. Mais il l'a jugé fidèle; parce que I ayant prévenu gratuitement par une vocation miraculeuse, dans le temps qu'il était $1 déclaré contre Jésus-Christ, il ne résista plus à la grâce. C'est cette même grâce Pioorequi l'a soutenu dans son ministère, comme il le témoigne ici, et qui lui a fait opérer de si grandes choses, suivant ce qu'il dit ailleurs ; Omnia possum in eo qui me confortât. C'est donc à la grâce que nous sommes toujours premièrement et principale- ■iient redevables de tout le bien que nous faisons par rapport à notre salut; parce que cest la grâce, et qui nous prévient, et qui nous fortifie pour le faire et que sans elle iious ne pouvons absolument rien : sine me nihil potestis facere,

13. Qui priùs blasphemus fui , et 13. Moi qui auparavant l'ai blasphémé, pws«cuior , et contumeliosus : sed l'ai persécuté , l'ai outragé : mais Dieu itHseritordiam Dei consecutus sum , m'a fait miséricorde , parce que n'ayant quia IgDorans feci in incredulitate. point la foi , c'est par ignorance que je l'ai

fait.

Dieu m'a fait miséricorde; parce que n'ayant joint la foi, c'est par ignorance que

Jy ai fait. L'ignorance dont parle saint Paul, n'était pas invincible: autrement il

D aurait été en aucune manière coupable des fautes qu'il déplore. Il était très-versé

ans l'étude des divines Ecritures, où Jésus-Cbrist était si ciniremeut annoncé; il avait

ciileudu parler de tous les miracles dont Jésus-Christ avait autorisé sa mission; il

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