‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 178 sur 364 · CHAPITRE IV. SOS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. SOS

9. Fidelis sermo , et oniDi accep- 9. C'est une parole de vérité , et digne tione dignus. d'être reçue avec un extrême plaisir.

10. In hoc enira laboramus et ma- 10. Car ce qui fait que nous sommes ledicimur , quia speramus in Deum accablés de peines et chargés d'outraç;es , vivuro , qui est salvator omnium ho- c'est que nous espérons en Dieu qui est minum, maiimé fidelium. vivant « et qui est le Sauveur de tous les

hommes , principalement des fidèles.

Car ce qui fait que ^ohs sommes accablés de peines, etc. Ce qui prouve la vérité de cette parule, que la promesse de la vie future est attachée é la piété, et au culte de Dieu, c'est que nous sommes exposés à une infiiiité de peines, que nous ne pourrions pas soutenir, si nous n'étions animés par cette espérance — Qui est le Sauveur de tous les hommes Dieu, selon Calvin, est le Sauveur de tous les hommes, parce qu'il leur donne é tons quelques secours , pour conserver la vie du corps. C'est pour mieux insinuei ce sens, que Bèze dit qu'il a mieux aimé substituer dans la traduction , conservator itakalor. Hais le mot grec 9(aThp, nese prend jansais dans le nouveau Testament pour celui qui conserve la y'ie du corps, comme Bèze lui-même est obligé d'en convenir. B'ailieurs, l'epôtre prouve que la promesse de la \ie future est attachée à la piété, parce que dans nos peines nous espérons au Dieu vivant , qui est le Sauveur de tous les hommes. Il est donc certain que le mot vur-hp , salvator, a ici rapport à la vie éternelle. Il faut donc dire , selon le père Amelotte , dans sa note sur ce passage , qu'il est actuelle' ntnt le Sauveur de tous les hommes , parce qu'il ny en a aucun , qu'il ne pourvoie de quelque secours , el qu'il donne à tous les adultes la grâce par laquelle ils peuvent obéir au précepte , lorsqu'il se présente une obligation de le garder. C'est aussi le sens que le pèreCalmet, bénédictin, a donné à ces paroles. Il prépare à (ou«, dit-il, des secours pour pouvoir se sauver. C'est leur faute s'ils ne s'en servent pas. Ce que nous avons dit lur le second chapitre, prouve que ces deux nouveaux interprètes ont en cela sui\i toute l'antiquité. (;ependaiit Estius, qui ne croit pas que Dieu ait eu aucune voloaté ùticèie de sauver les anges qui ont péri, comme il n'en a aucune, selon lui, de sauver maintenant tous les hommes qui se damnent, Estius, dis-je, pour sauver son opinion, a été obligé de préférer l'interprétation de Calvin à celle de toute l'antiquité, et de tous les théologiens de son temps. — Principalement des fidèles. Quoique Dieu veuille sauver tous les hommes , et qu'il leur donne à tous des moyens suffisants de salut; cependant il a un soin particulier des fidèles : non pas , dit encore le P. Calraet , qu'ils ioient tous sauvés, mais ils sont tous en voie de salut. Ils ont tous reçu la lumière de la foi, la connaissance de l'Evangile, les grâces avec lesquelles ils auraient pu se sauver j *'ilt n'ava,ent pas manqué de fidélité d celui qui les avait appelés et justifiés,

li. PrjBcipe hœc , et doce. 11. Que ce soit là le sujet de vos règle-

ments et de vos instructions.

12. Nemo adolescentiam tuam con- 12. F&ites que personne n'ait du mépris temnat ; sed exemplum esto fidelium pour votre jeunesse ; mais soyez l'eiemple in verbo . in cooversatione , in chari- des fidèles , dans vos discours , dans votre tate , in fide, in castitate. conduite , dans ce qui regarde la charité ,

ia foi , la chasteté.

Que personne n'ait du mépris pour votre jeunesse. Comportez-vous de manière que vou« compensiez par votre sagesse et la gravité de vos mœurs , ce qui manque à votre ^?fi, en sorte que personne n'ait lieu de mépriser votre jeunesse — Dans ce qui regarde fa charité. Après ce dernier mot, il y a dans le grec âv 7rviu//.aTc , inspiriiu, que l'on ne trouve point dans le latin, non plus que dans le syriaque, ui dans le manuscrit de (^Icrmont, et dans celui d'Alexandrie; saint Chrysostôme ue l'a pas lu non plus : ce qui luarqueque le texte grec, qu'il avait entre les mains, était différent de celui que nous avons aujourd'hui.

13. Dum venio, attende lectioni, 13. En attendant ma venue, attachezeihortationi , et doclrinae. vous à lire « à exhorter , et à enseigner.

U. Noli oegligere graliam , quae in 14. Ne négligez point la grâce qui est

le est, qus data est tibi per prophe- en vous, qui vous a été donnée suivant une

liam, cum impositione manuum près- révélation prophétique, lorsque Tassem-

^'lerii. blée des prêtres vous a imposé les mains

Ne négligez point la grâce qui est en vous. En p.reo . x^^piap-tx. , donum; ce qui renferme uonseuteiuent la grâce sauctiOante, mais encore tous les dons surnaturels, que

Timothée reçut dans son ordination , pour pouvoir s'acquitter dignement de ton ministère. — Suivant une révélation prophétique. C'est celle, dont l'apôtre a parlé ci-devant , c. 1. V. 18. par InqueHe k Saint-Esprit avait fait connaître qu'on devait ordonner Timothée. £t il n'importe que saint Paul dise au chapitre 1 , êeeund^m prœeedwUs prophetiat; au Heu qu'il dit ici per prophetiam au sinf^ulier II y avait plusieurs révélations, eu égard aux différentes personnes qui l'avaient reçue; et il n'y en avait qn'une, eu égard â l'objet de ta révélation , parce qu'elles disaient toutes la même chose. C'est donc mal-é>propo8 que Bèze a traduit, ad propketandum , comme s'il y avait,, •($ icpof7)Téiav : £n quoi il s'est également éloigné, et du texte grec, et de la Vulgate, et de Calvio son propre maître. — Longue l'oêiemblée des prêtres vous a imposikt mains j cum imposiiione manuutn preshyterii. Preshyterium signifie ici l'assemblée des prêtres , et des grands prêtres, c'est-à-dire des évéques. Ce n'est pas des simples prêtres, dont il est ici question, dit saint Chrysostôme, mais des évéques. Car les prêtres n'ordonnaient pas, et n'ont jamais depuis ordonné les évéques. £n effet, saint Paul,2. Timot, 1.6, déclare en termes formels , que c'est lui qui a imposé les mains a Timothée/)«r imposilionem manuum mearum. D'ailleurs, nous voyons que le nom de prêtre est donné dans l'Ecriture, non-seulement aux évéques, mais encore aux Apôtres. C'est le nom que prend saint Jean à la tête de ses lettres. Saint Pierre lui-même , eu écrivant aux évéques, les appelle prêtres, et se nomme lui-même compreshyter. Onnedoitdonc pas être supris que l'assemblée des évéques qui ordonnèrent Timothée avec saint Paul à leur tête, s'appelle preshyterium. On voit aussi par là qu'il fallait plusieurs évéques pour en ordonner un ; et c'ebt pour oela quel'Ëglise a réglé qu'il en fallait au moins trois.

15. Haec meditare, in bis esto; ut 15. Méditez ces choses, oecupez-TOusprofectus taus manifestus slt om- en ; afin que tout le inonde voie le progrés nibus. que vous faites.

16. Attende tibi , et doctrîme : in sta 16. Ayez de l'attention sur vous-même, in illls. Hoc enim faciens , et teipsum et sur ce qui concerne la doctrine : applisalvum faciès , et eos qui te audiunt. quez-vous à cela constamment. Car en

vous conduisant ainsi , et vous vous sauverez vous-même, et vous sauverez ceui qui vous écoutent.

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