‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 195 sur 364 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

notiTelleet pernicieuse, et qui susciteront contre vous bien des tempêtes et des perse* cutions : mais pour tous, demeures fermement attaché à la doctrine que vous avei apprise. C'est un dépôt précieux qui vous a été confié, et que vous ne pouvez trop soigneusement garder. Tous ne pouvez douter que cette doctrine ne soit certaine^ si vous faites tiUention que c'est moi, apôtre de Jésus-Christ, qui vous l'ai enseignée, Sciens à quo didicisti.

15. Et quia ah infantià sacras Ut- 15. Et que dès votre enfance vous avez

teras nosti, qus le possunt instruere eu la connaissance des saintes lettres, qui

ad salulem per fldem qu» est in peuvent vous instruire des choses du salut

Clirisio Jcsu. par la foi qui est en Jésus-Christ.

Et que dès votre enfance ^ voug avez eu la connaistance des saintes lettres. Saint Paul pour exhorter son disciple à se fortifier par la lecture des saintes Ecritures dans la doctrine qu'il lui avait enseignée, le fait ressouvenir que c'est une étude qui lui a été familière dès sa plus tendre jeunesse. Estius remarque ici que Timothée ayant étudié dès son enfance les saintes lettres sous In discipline de sa mère et de son aïeule, on oe doit pas éloigner de cette lecture les feoimes ni les enfants : mais il ajoute aussitôt ce correctif nécessaire , que cela doit s'étendre suivant la règle de l'Eglise, des personnes à qui l'on connaît que cette lecture peut être utile : Quod tamen ità inteltigey modd secundàm regulam eccléstasticam taies sint personœ^ utfidei atque pietatis augmentum capere rossmt^ quemadmodiXm prœscribit ponltfex régula quartâ indicilihrorum prohibiiorum prœfixd. — Qui peuvent vous inttruire des choses du salut par la foi qui est en Jésus-Christ. La foi est la clef des divines Ecritures , sans laquelle nous n'y découvrirons jamais la doctrine du salut. Les Juifs la lisent sans cesse : mais leur incrédulité est comme un voile qu'ils ont devant les yeux , et qui les empêche d'y reconnaître les vérités le plus clairement énoncées. Les héiétiqoes la citent é tout propos : mais parce qu'ils n'ont pas la fui, ils ne puisent dans ces sources de vérité que l'erreur et le mensonge C'est pour cela que l'apôtre eu disant é Timothée que les saintes lettres peuvent l'instruire des choses du salut , lavertit en même temps que c'est par la foi qui est en Jésus-Chrisi qu'il doit entrer dans ce sanctuaire.

16. Omnis Scriptura divinitûs ins- 16. Toute l'Ecriture , étant inspirée de pirata, utilis est ad docendum, ad Dieu, est propre pour enseigner, pour arguendum, ad corripiendum, aderu- reprendre, pour corriger, pour instruire diendum in justitià (1) : dans les devoirs de la justice :

Toute l'Ecriture étant inspirée de Dieu est propre pour enseigner. De ce que toute l'Ecriture est inspirée de Dieu, plusieurs théologiens concluent que le Saint- L«prit en a dicté par lui-même toutes les paroles. Il est certain que tous les écrivains sarrés ont eu une assistance particulière du Saint-Esprit, pour ne pas se tromper. Toute l'Ecriture est propre , ou utile pour enseigner , utilis est ad dorendum. Mais, reprend ici le Père \melote, quoiqu'elle soit utile à un évéque , qu'il appelle au verset luttant l'homme de Dieu^ il ne s'ensuit pas quelle soit utile de même à tous. Beaucoup moins est-elle nécessaire à tout le monde , pour vivre dans la piété. Elle est utile pour établir les vérités de la religion , pour combattre les erreurs des hérétiques, et pour enseigner les règles de la justice chrétienne. Mais elle n'est pas pour cela suffisante , et celte utilité ne détruit point la nécessité de la tradition. Car comment un luthérien , par exemple , prouvera-t-il à un calviniste par l'Ecriture que les Epîtres à Timothée ■ont canoniques , et que celle de saint Jacques ne l'est pas? Celte utilité ne détruit pas davantage la nécessité d'un juge vivant, qui termine les controverses en matière de foi. C'est ce que les protestants ont cent fois reconnu par leur conduite. Car quand il >'est élevé des contestations parmi eux , ils ont été obligés de convoquer des synodes pour en avoir la décision.

17. Ut perfectus sit homo Dei , ad 17. Afin que l'homme de Dieu soit paromne opusbonum instructus. fait, ayant tout ce qu'il faut pour toutes

sortes de bonnes œuvres.

(1)2. Pet. 1.20.

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