CHAPITRE PREMIER
Après avoir parlé à Tite , en le saluant , de Tespéranee de la vie éternelle , qai a déjà é(é manifestée, il lui fait le caractère des prêtres et des évèques qu'il doit ordonner, il parie de certaines personnes qu'il faut reprendre avec force pour certains vices. Tontes choses sont pures à ceux qui sont purs. Quelques-uns nient par leurs actions qu'il y ait nnBieo.
i, Paultts servus Dei, apostolus 1. Paul, serviteur de Dieu , clapAtre
autem Jesu Christi secundùm fidem de Jésus-Christ pour prêcher la foi des
electorum Dei , et agnitionem \e- élus de Dieu , et pour faire connattre la
ritatis , quae secundùm pietatem est ; vérité qui entretient la piété ;
Pour prêcher la foi aux élus de Dieu , etc. C'est-à-dire je suis serviteur de Dieu , et a|>.ôtre de Jésus-tihrist , pour instruire les hommes dans la f«)i de Jésus-Christ , et leur apprei/dre le viai cuite de Dieu. Car c'est là la vérité salutaire , où nous trouvons la source de la vie éternelle.
2. In spem vit» stems, quam 2. Dans l'espérance de la vie éternelle, promisit qui non mentitur, Deusanle que Dieu a promise avant tous les siècles, tempora sscularia , lui qui est incapable de mensonge ,
Que Dieu a promise avant tous les siècles. Comment Dieu a-t-il promis la vie élprnelle avaut tons les siècles, puisqu'il n'y avait personne à qui il pût la promettre? Saint Jérôme répond qu'il l'avait promise à son Fils. Il vaut mieux dire avec saint Chrysostôme , que la promesse de Dieu se prend ici pour le décret par lequel il a résolu de toute éternité de donner la vie éternelle à ceux qui croiraient eu son Fils, et qui seraient fidèles à le ser\ ir.
(1) A TITE. Saint Paul nou» apprend lui-même dans lon.Epître aux Gai. c. 2.v. 3. ,qae Tilc éuit gentil , et que c'est pour cela qu'il ne voulut pas le faire circoncire. Il fut converti à la foi d« Jé»u»- Christ par l'apftlre mémo, qui pour cette raison l'appelle son fils bicn-aimé , Tit. 1. 4. II «ccompsifM saint Paul dans plusieurs voyages, et en reçut des commissions importantes pour différentes EgH*»- On voit dans plusieurs Epitres de saint Paul , la tendresse qu'il avait pour ce cher disciple, et rrstime singulière qu'il faisait de sa vertu. Il fallait qu'il eût une grande idée, pour l'établir évêqac. ou plutôt archevêque de toute la grande ilc de Crète ou Candie , qui était peut-être le pays du inoD<lr ^ plus corrompu. Le sujet de cette Epitreest le même que celui des deux précédentes. On couTient qu'elle* été écrite la cinquante-huitième aiiuéo do Jésus-Christ. La plupart des anciens croient qu'elle s été écrite do Tticopolis : mais comme il y a plusieurs villes de ce nom , on ne sait pas trop , et il importa peu de décider de laquelle il est ici question.