‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 207 sur 364 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

abandonne totalement dans la suite, et les laisse dans la nécessité inévitable de pécher et de se perdre. D'où vient qu'on n'a pas autant d'horreur de ceux-ci que de ceux-là ?

8. Fidelis sermo est ; et de his toIo 8. C'est une parole de vérité; et je soute confirmare : ut curent bonis operi- haite que vous y appuyiez forlemeot : aûn bus prsesse qui credunt Deo. Hœc que ceux qui croient en Dieu , soieot les sunt Dona , et utilia hominibus. premiers à pratiquer les bonnes œuvres.

C'est là ce qui est bon , et ce qui est avantageux aux nommes.

C'ett une parole de vérité ; et je totthaite que vous y appuyiei fortement. Saint Chrysostôme et saint Jérôme rapportent ceci à tout ce qui a précédé , en cette sorte : ce que je viens de vous dire de la bonté de Dieu envers les hommes , de notre justification , et des avantages qui y sont attachés , étant si vrai et si certain , je souiiaite que TOUS y iosisties à tout propos dans vos prédications, et que vous vous appliquici sans cesse à confirmer vos auditeurs dans la créance indubitable de tous ces points. — /ifin que ceux qui croient en Dieu , soient les premiers à pratiquer les bonnes œuvres, 11 y a dans le grec mniçeMXÔTsç , ceux qui ont cru. Le marquis de Velet a lu dans ses manuscrits. itiçivovTsÇf ceux qui croient, aussi bien que saint Jérôme. Saint Paul veut donc que son disciple appuie fortement sur les vérités dont on vient de parler, afin que ceux qui ont cru et qui croient, c'est-à-dire les \rais fidèles, aient soin non-seulement de s'appliquer aux bonnes œuvres , mais encore d'en donner l'exemple aux autres : en sorte qu'ils soient, pour ainsi dire, toujours à la télé de toutes les bonnes couvres qui peuvent se faire. C'est là le fruit qu'on doit retirer de la doctrine de la justification. Car, dit saint Jérôme, il est nécessaire que ceux qui ont cru ces vérités, s'appliquent soigneusement à la pratique des saintes actions, qui doivent les conduire au céleste héritage, et leur en assurer la possession : Qtii aviem isia vera esse crediderunt , necesse est curam fiabeant bonorum operum , per qvœ haredilas Dit, et spes vitœ prœparatur œtemœ. C'est ce qui fait encore dire à Théodnrpt, que la foi ne suffit pas pour le solut à ceux qui manquent de bonnes œuvres : Fides ad saluiem non sufficit lis quibus opéra bona desunt. Qui [lourrait doue n'être pas indigné de voir le commentaire de quelques protestants sur cet endroit du saint apôtre? Prœesse autem bonis operibuê , dit Grotius dans ses notes , non est aUud, quàm domum suam facere honesti alicujus, opificii offieinam. Présider aux bonnes œuvres, n'est autre chose que faire de sa maison un atelier, une boutique , une manufacture honnête; et ce n'est qu'à cela que saint Paul veut que Tite exhorte les fidèles avec tant d'instance au soutenir des tendres myslèies do notre rédemption. Il n'est pas surprenant que cette idée bizarre et ridicule soit venue dans l'esprit de quelques hérétiques d'Ai^' gleterreet de Hollande : mais c'est très-certainement à quoi l'apôtre n'a jamais iiensé; et je voudrais, pour moi, bien d'autres garants que Grotius, Hammond. Scultetrt le Clerc, pour assurer, comme fait un nouvel interprète fra:içais, que le texte grec peut s'expliquer dans ce sens; et que les bonnes œuvres ne nusrquent pas seulement ici des actions morales dignes de louange, mais aussi un travail honnête , et l'exercice d'une profession hotiorable et utile. C'est ce qui n'est appuyé, ni sur aucun passage de l'Ëcriture, ni sur l'interprétation d'aucun Père; et ce qui est même réfuté pur l'explication contraire d'Erasme, de Bèze, de Calvin , et des autres protestants.

9. Stultas aulem quaestiones , et 9. Laissez là les questions où il n'y a genealogias, et contentiones , et pu- pas de sens, les généalogies , les contesgnas legis devita : sunt euim inutiles talions, et les disputes sur la loi : car re et vao» (i). sont des choses inutiles et frivoles.

Laissez là les questions où il n'y a point de sens, les généalogies , etc. Voya ce que nous a\ons dit sur la première £pitre à Timothée, 1, 4. 4, 7. et sur la seconde 2, 23.

10. Hsreticura hominem , post 10. Après que vous aurez averti deui unam et secundam correptionem fois un nérélique, n'ayez plus de comdivita : merce avec lui :

Après que vous ûMrez averti deux fois un hérétique , n'ayez plus de eammeree axte lui. L'hérétique est celui qui s'attache par son propre choix à une doctrine partt-

(1) 1. Tim. 4. 7. - 2. Tim. 2. 23.

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