‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 210 sur 364 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La noayelle alliance dont Jésns-Christ est aotevr, remporte aotant sur l'ancienne qoi fvt faite par Tenlremise des anges, que Jésas-Christ est aa-dessos des anges mêmes par son origine, par son domaine sur eux , par son pouvoir et par sa dignité.

1 . MuLTiFARiAM multisque modis 1. Dieu qui autrefois parlait à nos pères olim Deus loquens patribus in pro- par les prophètes en diverses rencontres et phetis , novissimè , en diverses manières ,

(1) AUX HEBREUX. Comme »aint Paul n*a pas mi» »oa nom i la tétc de cette Epîtrc, quelqori auteur» , comme Caiu» , au rapport d*Eu»èbe , et Ilippolyte cité par Photiu» , ont cru qu'elle n'était pat de lui. Harcion ne voulut pa» la reconnaître , non plu» que le» Arien» , comme la rapporte laint Epiphanc et Théodoret. Parmi le» moderne» , Era»me non-seulement a cru quVUe n^était pas de Miot Paul ; mai» il prétend le prouver par plusieurs raisons tirées de l'Epitre même , qui montreraient, wloa lui , qu'elle n'est pas même canonique. La réforme s'est partagée sur ce point comme sur bien d'antrei. Car, d'un côté, Luther , les centuriateurs de Magdcbourg , Chemnitius, et presque tous les autm luthériens rejettent cette Epitre comme contenant une doctrine fausse , et contraire à celle de l'apôtre: mais de l'autre côté , Calvin , Base , et tous les calvinistes y trouvent une doctrine toute céleste , el la mettent au nombre des livres divins, quoique quelques-uns l'attribuent i d'autres qu'à saint Paul. Parmi les catholiques, je ne connais que le seul Cajetan qui ait suivi Erasme : en quoi on ne peut certainement l'excuser d'une très-grande témérité. Car premièrement, que cette Epitre soit de saint Paul, et par conséquent canonique comme les autres du même apôtre , e'est ce que parait clairement enseigner Miot Pierre dans «a seconde Epitre, c. 3. t. 15 et 16, où écrivant aux Juifs répandus en différentei provinces , il leur dît que saint Paul leur a écrit une lettre , et il la distingue de toutes les autres qoe l'apôtre a écrites : Sicvt caAaissiava tkatsk host» Paclos , skciiuddb data* sibi bapibutiab sgiipsit tobm, aicvT II OMBiavs Epistolis , btc. Or cette Epitre de saint Paul aux Juifs dispersés , ne saurait être qao o«llc aux Hébreux. En second liru , cette Epitre a toujours été attribuée i saint Paul , et reconnus pour canonique dans toute l'Eglise grecque, comme on le voit par les ouvrages de saint Ja«lin, d'Origène, de Clément d'Alexandrie, d'JSusèbe , de saint Athanase , de saint Basile, et de tou» In autres, qu'on trouvera cités dans Bellarmin, Estius, Justiniani , et dont les passages sont trèsamplement rapportés par M. Spanheim. 11 est vrai que saint Jérôme sur Isaîc , ch. 8. dit que le* latins ne reçoivent point cette Epitre parmi les Ecriture* canoniques: Eam Lati!ia coxsuxTroo imi Cahohicas ScmifTuaAs hoh >bctpit : ce qu'il répète encore dans plusieurs autres endroits. Mais 1** Mint Jérôme semble rejeter bien d'autres livres , qui étant reçus par les autres Pères , n'en ont pai moiM ^é placés dans le canon de l'Eglise. 2" De grands Théologiens ont remarqué qu'assez souvent •siot Jérôme ne fait que rapporter le sentiment des autres , quoiqu'il semble dire le sien propre. 3* Si l'on ▼eut qu'il parle ici en son nom , avant que de tirer avantage de ses paroles , il faut trouver le moyen de l'accorder avec lui-même. Car dans d'autres endroits , il cite lui-même l'Epitre aux Hébreux comme de saint Paul , et dans ses lettres à Dardanus et à Evagrius , i! se range évidemment do côté de oeux qui la reçoivent. 4<* 11 faut encore l'accorder avec les Pères latins qui vivaient de son tempi , ou environ. Car il n'y en a pas un qui ait marqué que l'Eglise du temps où il écrivait , rejetât celle Epitre: on voit, au contraire, ou qu'ils la reconnaissent en termes fnrmel s , ou qu'ils la citent comme Ecriture canonique Sans parler de saint Clément papo, de saint Irenée , de Tertullien même, et de quelques autres, saint Hilatre la cite, 1. 4. de Trin. p. 2. Lucifer de Cagliari, ra voir coin*

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