‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 215 sur 364 · CHAPITRE II. B · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. B

13. Gt iterùrn : Ego ero fidens în 13. Et de plus : C'est en luî que je meteum. Et iterùm : Ecce ego, et pueri trai ma confiance. Et dans un autre enmei ) quos dédit mihi Deus (1). droit : IVle voici , moi et mes enfants que

Dieu m'a donnés.

Et de plus : Cest en lui que je mettrai ma confiance. Et déplus , c'est-à-dire , et dans on autre endroit , l'Ecriture dit ce qui suit. Plusieurs interprètes croient que ces paroles sont tirées du psaume 17, T. 2; mais ni dans le grec, ni dans le latin ^ le» paroles citées par Tapôtre ne se trouvent point, quoiqu'il y en ait d'équivalentes. On trouve les mêmes da«is Isaie 12, 2; mais c'est le peuple, et non pas Jésus-Christ que le prophète fait parler dans cet endroit II est donc plus à propos de dire qu'elles sont tirées du même prophète, c. 8, \, 17. Car au lieu que nous lisons dans la Vulgate prœttolahor eum , il y a dans les LXX , TtMitotBèiç î^ofiai |7c' aura , comme dans le texte grec de l'épitre aux Hébreux. Mais à quel propos saint Paul cite-t-il ce passage ? (l'est, selon saint Chrysostôme, pour prouver de plus en plus que Jésus>Christ a la même nature que nous, et qu'elle se trouve en lui sujette aux mêmes infirmités . puisqu'il s'adresse avec confiance à Dieu pour en être délivré. Ribera croit qu'il y a quelque chose déplus, et que Jésus-Christ marque dans ces |aroles, qu'il espère nialgré la dureté des Juifs, leur faire connaître la vérité, et les sanctifier en leur faisant embrasser l'Evangile. — Ei dans un autre endroit : Me voici , moi et mes enfants que Dieu m'a donnés. Ce passage tiré du prophète Isale, suit immédiatement celui que nous venons d'examiner : et ainsi en supposant que le premier est pris du même endroit, il faudra traduire iterûm par et encore. Le titre de frères que Jésus- 'ihrista donné aux hommes dans le premier passage . et celui d'enfants qu'il leur donne ioi, preuvent toujours la même chose, c'est-à-^ ire qu'il est homme comme eux revêtu de la même nature.

14. Quia crgo pueri communica- 14. Comme donc ces enfants particiverunt carni et sanguini , et ipse simi- paient à la chair et au sang , il y a aussi iiter participavit eisdem , ut per mor- participé lui-même , afin de détiuire par tem destrueret eum , qui babebat sa mort celui qui avait l'empire de là mortis imperium , id est diabolum (2) ; mort , c'est-à-dire le démon ;

Comme donc ces enfants participaient à la chair et au sang ^ il y a aussi participé lui-même. Ces mots la chair et le sang se prennent souvent en mauvaise part dans l'Ecriture : mais ici ils signifient précisément la nature humaine, eu tant qu'elle est sujette aux misères, à la douleur et à la mort. C'est donc comme si l'apôtre disait en d'autres termes : Comme ceux qu'il app«flle ses enfants, étaient des hommes faibles, fragiles et mortels, il &'e.st revêtu de la même nature. Saint Chrysostôme et Théophylacte remarquent que cet endroit prouve invinciblement que ce n'est pas en apparence • mais véritablement et proprement que le Fils de Dieu a prisi la nature humaine , surtout l'apôtre disant qu'il y a participé, napoL-KXviviùiç ^ simililerf a^ec la différence toutefois dont il parlera au chapitre 5. — Afin de détruire par sa mort celui qui avait Vempire de la mort, e est-d'dire le démon. Jésus-Christ a pris une nature mortelle, «fin de pouvoir mourir, et de détruire par sa mort le démon qui avait l'empire de la mort : ce qui a été également glorieux à Jésus-'Christ , et ignominieux au démon , qui a trouvé sa destruction, c'est-à-dire l'anéantissement de son empire, dans la mênoa nsture qu'il avait séduite et vaincue. Le démon avait Vempire de la mort , en ce qu'il avait introduit le péché dans le monde, et que par le péché il avait soumis à la mort tout le genre humain , la justice de Dieu ayant résolu de punir le péché de la sorte. Le démon avait doue l'empire de la mort, non pas comme un juge qui condamne à la mort les criminels, mais comme un bourreau, qui exécute la sentence prouoncée par le juge.

15. Et Hberaret eos qui timoré mor- 15. Et d'affranchir ceux qui par la tis , per totam Titam obnoxii erant crainte de la mort se trouvaient toute leur scnitulî. vie engagés dans la servitude.

Et d'affranchir ceux qui par la crainte de la mort^ se trouvaient foute leur aie en- $agés dans la servitude. Les hommes réduits dans l'esclavage du démon et du péché . n'envisageaient la mort qu'avec horreur. L'image affreuse qu'ils en av'aient toujours

(l)Ps. 17.3.-I8. 8. 18 —(2) Osée. 13. 14.- l.Cor. 15. 54.

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