‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 230 sur 364 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

ses ancêtres ne sont point décrits dans les généalogies. C'est ainsi que le syriaque traduit cet endroit : cujui neque paler, neque mater icribuntur in generalioniùut. C'est-à-dire, en un mot, que rEcridire n'a marqué ni «on père, ni sa mère, ut ses ancêtres : en quoi il est bien différent des prêtres de l'uncienne alliance, qui devaient descendre d'Aarnn . et dont pour cette raison on faisait exactemeut la généalogie, qu'on gardait soigneuspuient dans des registres publics, comme il est marqué, 1. Machah. 16, 24. Par la même raison , la vie de Melcbisédech n'a ni commeneemeni ni fin; c'est-à-dire que l'Ecriture ne marque ni l'un ni l'autre , el parla devenu iemblahle au Filt de Dieu , il a un tacerdoce qvi tuhtiste éternellement , paice que l'Ecriture ne marque pnint qu'il ait succédé à personne, ni qu'il ait eu aucun successeur aprèd lui, comme les descendants d'Aaron. Il n'est pas nécessaire que la figure renferme tonte la réalité qui se trouve dans la chose figurée, car dès-là même ce ne serait plus une figure. Le sacerdoce de Rlelchisédech e&t éternel : mais cette éternité n'est que figurée, fondée sur le silence mystérieux de l'Ecriture, qui ne nous eu marque point la fin : au Iteu qi;e le sacerdoce de Jésus-Christ etit éternel, pane que réelleuient il ne finira jamais. Ainsi nous voyons dans Jésus-Christ la vérité el la réalité, dont nous ne trouvons dans Rlelchisédech que l'ombre et la figure. Hais comment ces paroles, sans père ^ sans mère^ sans suite d*ancétres peuvent-elles convenir à Jésus-Christ? Suint Paul ne parle ainsi de Melchisédech , que pour nous fiiire comprendre comment Rhdehisédcch, étant un pur homme, est introduit dans l'Ecriture comme n'ayant ni commencement ni fin; en quoi il est la figure de Jésus-Christ. C'est comme s'il disait : l'Ecriture fait paraître Melchisédech sans père, sans inèrr, sans suite d'ancêtres; nfin que nous ne puissions connaître ni le commencement, ni U fin de sa vie; et que pur là il fût plus propre à être la figure de Jésus-Christ , qui étant prêtre éternel, ne pouxait être représenté par un prêfie mortel , qu'en cachant par un silence mystérieux tout ce qui pouvait nous faire connaître sa mortalité.

4. Intuemini autem quanlus sit 4. Voyez au reste quelle est la grandeur hic, eut et décimas dédit de prxci- de celui à qui le patriarche Abraham puis Abraham patriarcha. donna le diiième» eu choisissant ce qu'il

avait de meilleur.

Voyev au reste queUe est la grandeur de celui-ci, à qui le patriarche Abraham donna la dime de tout ce quilatail de meilleur. Saint Paul prouve par là combien Melchisédech était au-dessus d'Abraham; puisque ce patriarche, qui est la tige de tous irs prflres descendus de Lévi et de toutes les douze tribus, lui donna le dixième de tout, et choisit pour cela ce qu'il avait de plus précieux dai s son butin.

5. Et quidem de fîliis Levi sacer- 5. A la vérité, ceux des enfants de dotium accipientes, mandatum ha- Lévi qui participent au sacerdoce, out bent décimas sumere à populo secun- ordre selon la loi de prendre le dixième dtira Icgem, id est à fratribus suis : sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frèquamquam et ipsi exierenl de lumbls res : quoique ce soient des gens issus Abrah». comme eux du sang d'Abraham.

A la vérité, ceux des enfants de Lévi qui participent au sacerdoce. Saint Paul parle de la sorte , parce que tous les enfants de Lévi n'étaient pas prêtres , mais seulenieitt ceux qui descendaient d'Aaron, Dieu n!ayant attaché le sacerdoce qu'à cette seule famille. — Ont ordre selon la loi de prendre le dixième sur leptuple, cest^à^ire sur leurs frères. L'apôtre prouve par la loi, que celui qui donne le dixième est inférieure celui qui le reçoit , afin d'en conclure qu'Abraham est au-dessous de Melchiséderh. Voici le raisonnement de suint Paul : Dieu dans la loi , Deut , 18,3. et Num. 18, 20. nrdonneà tous les Juifs , et même aux lévites, de donner le dixième aux prêtres delà famille d'Aaron , voulant en cela les honorer comme des personnes qui lui étaieiit spécialemciit consacrées , et les élever au-dessus de tous leurs frères , qui tiraient aussi bien qu'eux leur origine d'Abraham. Donc à plus forte raison illelchisédech , dont lu généalogie n'est point au nombre des leurs, (v. 6), c'est-à-dire qui n'est pbs Juif d'origine, ayant reçu le dixième d'Abraham, est par là déclaré supérieur à ce patriarche ; et Abraham , en le lui dminant , a reconnu lui-même cette supériorité. Oa demande ici pourquoi saint Paul dit que les prêtres ont ordre de prendre le dixiéwt; puisqu'il est certain que l'ordre était de le donner, et non pas de le recevoir. A cela il faut répondre que ces mots , mandatum ou prœceptum , se prennent quelquefois géoéralement pour la constitution de la loi, qui commande ou qui accorde quelque chose. Les Juifs ayant dit que IHoise avait permis le divorce, permisil^ Jésus-Christ leur répond,

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