‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 240 sur 364 · T091£ II · texte numérisé non relu

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onction était précédée de Tuspersion faite avec le sang, connue il est marqué LetiLS, 12. Cntnqus sanetificant aMpertisiet aliare teptem ticibus, unxii illud et omnia vasa ejut.

22. Et omnia penè In sanguine se- 22. El selon la loi on purifie presque cundtira legem mundanlur : et sine tout par le sang : et rien ne se pardooue sanguinis effusionenon fit remissio. qu'il n'y ait du sang versé.

Et selon la loi on purifie presque tout par le sang. Saint Paul ne dit pas tout absolument « mvÀs presque tout \ parce qu'il y a%ait certaines choses qui se purifiaient avec le feu , comme il fst marqué, Num. 31 , 23 , et d'autres choses par l'eau. Il est vrai que cette purification avec l'eau ne se faisait pas sans qu'en quelque manière il y eût du sang : car on y mêlait des cendres de la génisse qui avait été immolée. — Et rien ne se pardonne qu* il n'y ait du sang versé. C'est-à-dire aucun péché ne se pardonne, qu'il n'y ait des victimes immolées pour l'expier. Les victimes qu'il était nécessaire d'offrir pour différents péchés , sont marquées , Levit, 4. et seq. Il y avait cependant une exception en faveur de ceux é qui leur pauvreté ne permettait pas d'acheter deux tourterelles ou deux pigeons , Levit. 5,11. Comme donc l'apôtre a dit , que presque tout se purifie par le sang : de même il faut entendre ici , que presque rien ne se pardonne qu'il n'y ait du sang versé. Au reste , par le moyen de ers sacrifices, on n'obÎBuaitpu le pardon de ses péchés devant Dieu. Car saint Paul nous dira au chapitre suivant, qu'il est impossible que le sang des boucs 6ie les péchén. Ceux donc pour qui I'ob offrait ces victimes , n'obtenaient par ce moyen qu'une pureté légale , et n'évitaient que les peines temporelles dont la lui les iiienaçait. Ce n'est pas que ceux qui avaient offensé Dieu, ne pussent obtenir la rémission de leurs péchés par la contrition et la foi en Jésus-Christ, dont les victimes qu'ils offi aient n'étaient que la figure.

23. Necesse est ergo exemplaria 23. Ainsi 11 est à propos que ce qui est quidem cœlestium his mundari ; ipsa la figure des choses célestes, soit purlGé autem cœlestia melioribus hosliis par celles que nous venons de dire* et que quàm istls. les choses célestes le soient par des victimes plus parfaites que celles-ci.

Ainsi il est à propos que ce qui est la figure des choses célestes , soit purifié par aUes que nous venons de dire. Il faut qu'il y ait du rapport entre les choses qui purifient et celles qui sont purifiées : or l'ancien tabernacle, avec tout ce qui l'accompagnait, était terrestre : il a donc fallu qu'il ait été purifié par le sang des victimes terrestres, dont nous venons de parler. Mais pour les choses célestes, continue l'apôtre, il faut qu'elles soient purifiées par des victimes plus parfaites que celles-Hîi , c'est-à-dire par le sang de Jésus>Christ qui est une victime infiniment plus noble et plus excellente que toutes celles de l'ancien Testament. Saint Paul se sert du pluriel pour exprimer cette unique victime; parce qu'elle nous tient lieu de toutes les autres, et qu'elle réunit dans elle seule toute la vertu et toute la réalité, dont on ne trouvait que l'ombre et la figure dans toutes les victimes de l'ancienne alliance. Mais qu'est-ce que ces choses cékttet, figurées par l'ancien tabernacle, et purifiées par la victime de la nouvelle alliance? Les Pères grecs entendent par là l'Eglise chrétienne, qui est appelée la Jérusalem céleste, Galat, 4, 26. Héhr, 12, 22, qui est rette nouvelle épouse que saint Jean vit descendre du ciel, Apoe, 21 , 2 , dont la doctrine est céleste, la victime et les sacrements célestes, et 0 qui le ciel esi préparé pour être son éternelle demeure. On conçoit sans peine coin< nient ces choses célestes sont purifiées par la victime de la nouvelle alliance : maiscette explication ne parait pas s'accorder avec ce qui est dit au verset suivant. C'est ce qui a engagé plusieurs interprèles à entendre par les choses célestes le ciel même, qui est le véritable sanctuaire où Jésus-Christ est entré, t't dont le premier sanctuaire n'était que la figure. Mais le ciel étant un lieu très-pur, n'a pas besoin d'être purifié ; comment donc peut-un dire qu'il était nécessaire qu'il fût purifié par une plus excellente victime? Saint Thomas croit que c'est parce que les hommes sont purifiés par Jésus-Christ, afin de pouvoir entrer dans le ciel. Ribera et Justiniani disent que les péchés qui se commettent ici-bas, montent en quelque sorte ou ciel , comme parle l'Ecriture, infectant ce saint lieu de leur mauvaise odeur, qui est ôtée lorsque ces péchés sont remis parks mérites de Jésus-(<hri.st , et que c'est de cette sorte que le ciel est purifié. On peut dire, ce semble , que purifier quelque chose, ne signifie pas toujours 1& luver de s<^s tuchrset de ses souilluics, mais la consacrer, la sanclitier, lut communiquer une dignité et une pureté toute nouvelle. C'est ainsi que le grond-piêtre purifiait le saint des saints par I aspersion du sang des victimes . et par les onctions qu'il y faisait Car ce saint lieu ne contractait en lui-niéuie aucune immondice légale : mais ces aspeniuiis et ces

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