‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 253 sur 364 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

l*Egypfe, el dans le désert : ceqtii iavûit pleinement convaincue que le Dieu des Israé> lites était l'unique Dieu souveiain , qui méritât des homiuat^es. Je saii ^ dit-elle , que le Seigneur vou9 a livré tout ce pays. Car celui qui est le Seigneur voire Dieu , ett aussi lui-même le Dieu qui règne en haut dans le ciel , el ici-has sur la terre, Josué *2, 9, 1 1. Saint Jacx]ueK ne oous permet pas non plus de douter que Rahub n'ait eu la fui, lorsqu'il dit , ch, 2 , -v. 25 , qu'elle fut justifiée par les œuvres , qui sans le secours d'une fui divine, ne pouvaient la rendre agréable à Dieu. Ce fut donc par la foi qu'elle cacha les deux espions; et elle mérita par là d'être conservée, quand toute la ville passa au fil de IVpée. Au i-este, elle est appelée ici femme de mauvaise vie ; non pas qu'elle ait continué à vivre dans un infnnie commerce, mais parce qu'elle y avait été «Dgagée autrefois. C'est dans ce sens que Jésus-Christ dit, Mati.2\ , 31. MerHrices prtBoedent vos in regnum Dei.

32. Et quid adhuc dicam? Dcficict 32. Et que dirai-je encore? Le temps enim me tempus enarrantem de Ge- me manquerait, si je parlais en détail de deon, BaraC) Samson, Jephte, David, Gédéon, deUarac, deSamson,de Jephlé, Samuel, etprophctis; de David, de Samuel, et des prophètes;

Le temps me manquerait, si je parlais en détail de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté. de David, de Samuel, et des autres prophètes. Saint Paul ne garde pas ici l'ordre des temps Car Barac est avant Gédéon , Jephté avant Sunison, et Saïuuêl avant David, comme il perait par le livre des Juges, et par le premier livre des Rois. Au.^si ne compose-t-il pas une histoire, mais il rapporte seulement en passant les noms de oenx qui par la foi ont fait de grandes entreprises , à quoi il était inutile de garder Tordre des temps. Il n'est pas nécessaire de justifier toutes les actions de ceux dont saint Paul fait ici mention. Car, comme remarque saint Chrysostôme, l'apôtre en louant ce que la foi leur a fait entreprendre , ne prétend pas pour cela canoniser tout ce qu'ils ont fait. Mais on ne peut guère douter, qu'on ne doive tous les mettre au nombre des saints , comme il parait évidemment par les versets 39 et 40 de ce chapitre. Quand on accordera-t que Gédéon pécha en faisant VEphod dont il est parlé , Judic, 9, 27, on ne pourrait douter qu'il n'en eût fait pénitence ; puisque l'Et^riture ajoute, v. 32, qu'il mourut enfin dans une sainte vieillesse^ in senectute honâ ; comme elle ledit d'Abraham , Gen, 25, S. et de David I. Parai, ult c. 28. Il est vrai que Samson se tua lui-même, mais ce fut par une inspiration de Dieu , qui lui rendit miraculeusement ses forces pour s'ensevelir avec les ennemis du peuple de Dieu , sous les ruines de leur temple.

33. Qui per fîdcm vicerunl régna , 33. Lesquels par la foi ont subjugué

des royaumes, Operati sunt justitiam , adepti suut Ont fait des oeuvres de justice, ont joui repromissiones, des promesses ,

Obturaverunt ora leonum , Ont fermé la gueule des lions.

Lesquels par la foi ont subjugué les royaumes. Ce relatif, lesquels , doit s'entendre, tant de ceux dont il a fait une mention spéciale, que de ceux dont il n'a parlé qu^en général . et dont il va maintenant parcourir les actions. Ils ont subjugua les royaumes , des Cananéens, des Philistins, des Moabites, des Ammonites, des BSadianites. Cela regarde Josué, Barac, Gédéon, Jephté, Samuel, David. — Ont fait des œuvres de Justice, iipycitT^vro ouxaeo«ûv^y > o/)erah'«unfy((6'<t(tam: ce que quelques-uns entendent de la justice qu'ils ont reiulue aux autres Riais le mot de justice se prend plus souvent pour l'assemblage de toutes les vertus; et pratiquer la justice, operari justitiam, signifie dans l'Ecriture en produire des actes, Eccli. 14, l7. 20, 30. Ezech» 16, 22. Psal. 14, 1, comme au contraire, operari iniquHatem , ou injustitiam, veut dire a'abandotuier â toutes sortes de dérèglements : Job. 31 , 3. Psal. 5,6. 6,9. Saint Paul veut donc dire par là que, par la foi , ils ont donné des marques éclatantes de vertu. — Ont joui des promesses. Cela se doit entendre de ceux qui de leur vivant obtinrent ce que Dieu avait promis de leur accorder : comme Abraham, qui conserva Isaac; David, qui vit son fiIsSalomon assis sur son trône, Josué et Caleb, qui entrèrent dans la terre promise ; Gédéou , Jephté , et tous les autres qui terrassèrent les ennemis, dcmt Dieu leur avait assuré la victoire. — Ont fermé la gueule des lions. Comme il est rapporté de Samson, Judic, 14, 5. de David 1. Reg. i7. 35. de Daniel 6, 22. Ce fut l'ange du Seigneur qui ferma la gueule des lions qui devaient dévorer Daniel dans la fosse, Deus meus misit angelum suum , et conclusit ora leonum : mais on peut attribuer à Daniel même, ce que Dieu fit en sa faveur par le mérite de sa fui.

34. Extinxerunt impetum ignis y ef- 34. Ont éteint l'activité du feu, ont fugerunt aciem gladii . échappé au tranchant de Tépée,

Convaluerunt de infirmitate , fortes Ont été guéris de leurs maladies , sont facti sunt in bello, castra verterunt devenus vaillants dans la guerre, ont mis exterorum : en déroute tes armées étrangères ;

Ont éteint l'activité du feu, ont échappé au tranchant de Vépée. Les trois jeunes hommes dans la fournaise de Babylone n'éteignirent pas le feu , mais ils en suspendirent toute l'activité sur eux, pendant qu'il consamait au dehors les ministres du roi, qui étaient le plus proche de la fournaise : Daniel, 3 , 49, 50! L'Ecriture marque que ce fut l'ange du Seigneur qui écarta les flammes , et qui empêcha le feu de les toucher : mais , comme nous avons déjà remarqué, on leur attribue ce que Dieu fit pour eox en vertu de la foi, dont ils firent une profession si solennelle. — Ont échappé au tranchant de Vépée. C est ainsi que David se déroba aux poursuites de Saûi ; Elle et Elisée à celles d' A.cbab ; Elisée à celles de Juram ] Mardochée et tous les autres Juifs à celles d*\man ; tans parler de tant d'autres qui sont sortis victorieux des combats, où leurs forces étaient si inégales, et le péril si présent. Au lieu de effugerunt , on lit dans plusieurs éditions latines effugaverunt , ce que quelques-uns ont ainsi expliqué : ils ont mis en fuite les armées rangées en bataille : mais cela ne peut nullement s'accorder avec le texte grec, conformément auquel les éditions les plus correctes ont effugerunt. -— Ont été guéris de leurs maladies. Comme Job, qui fut si parfaitement rétabli de l'ulcère qui consumait tout son corps, Joh. ult. v. 10. Ezéuhias, qui étant au lit de la morf, obtint encore quinze ans de vie, 4. Reg. 20 , 5. Tobie , qui recouvra la vue, Tob. 1 1. 15. — Sont devenus vaillants dans la guerre , ont mis en déroule les armées étrangères. Cela regarde tous ces grands capitaines , Gédéon, Josué, David, Junalhas, les Nacbabées et les autres . qui avec une poignée de monde, mais soutenus de leur foi , firent plier, et mirent en déroute des armées nombreuses.

35. Acceperunt mulieres de resur- 3.H. Les femmes ont recouvré par la rérectione mortuos suos. surrection leurs enfants morts.

Alii autem distenti sunt, non sus- Mais d'autres ont été tirés sur le cbecipientes redemptionem , ut meliorem valet , refusant d'être délivrés ; a6D de invenirent resurrectionem : trouver une résurrection plus avantageuse :

Les femmes ont recouvré par la résurrection leurs enfants morts. L'enfant de la veuve de Sarepta fut ressuscité par Elie, et rendu plein de vie à sa mère , 3, JReg. 17, 23; celui de la Sunamite par Elisée, 4. Reg, 4, 35 ; ce qu'on peut attribuer en partie a la foi de ces saintes femmes, mais beaucoup plus à celle des prophètes. — Mais d'autres ont été tirés sur le chevalet, 11 y a dans le grec iTu/ATrav^dQyjffav, que l'anteiir de la Yulgate e rendu par distenti sunt : en quoi il a été suivi par Erasme , Bèze, Arias Montanus et plusieurs autres. D'auties traduisent cruciaii sunt , ou torme7ilis enedi. nesychius et Suidas disent que ce que les Grecs appellent rO/xTcavov était un instrumeut, sur lequel ceux qui étaient condamnés au dernier supplice, étant étendus avec violence comme la peau d'un tambour, étaient cruellement frappés à coups de bàtuns.On apporte encore dififérentes autres significations de ce terme : mais on peut les réunir toutes, en disant que TU/xTrav^Çscv signifie en général tourmenter, iorquere. C'est ainsi qu'il se prend dans Plutarque ; et c'est aussi de la même sorte que l'auteur de la Yulgate l'a rendu 2. Machah. 6, 19, 28, ou au lieu que nous lisons en parlant d'EIeazar, vo/tfRtariè prœibat ad supplicium, et ad supplicium trahebatur, il y a dans le grec Ittc rb r\)[XTzoLvov : ce qui prouve évidemment que l'apôtre a ici en vue le martyre d'Eleaiaret des autres Machabées, qui est rapporté au chapitre que nous venons de marquer, et au suivant. — Refusant d'être délivrés , afin de trouver une résurrection plus avantageuse. Ceci prouve encore que c'est des Machabées que saint Paul veut parler. Car on offrait à Eleazar de le sauver, s'il voulait seulement faire semblant d'obéir au roi : mais le saint vieillard aima mieux mourir que de feindre. C'est ce qui lui fit dire à Dieu étant près de mourir, 2. Machab. 6, 30 : Vous connaissez clairement qu'ayant pu medélwrer de la mort , je souffre daus mon corps de très-sensibles douleurs : mais que dans l'âme Je sens de la joie de les souffrir pour votre crainte. Il est rapporté dans le chapitm «nivant, qu'on fit encore des offres avantageuses aux sept frères , et qu'ils les méprisèrent courageusement , dans l'espérance de la résurrection bienheureuse qu'ils attendaient , et qui devait pleinement les dédommager de tout ce qu'on leur faisait endurer. Kien ne montre mieux la canonicité du second livre des Machabées, reconnue même dès le temps de saint Paul , que les allusions qu'il y fait si souvent ici.

CKAPITRB XI. 4^10

36. Alii Terô ludibria et verbera ex- 36. Et d'autres ont éprouvé les mocfueperti f insuper et vincula et carceres : ries et les coups de fouet, et outre cela les

fers et les prisons;

Et éTauîres ont éprouvé les moqueries. Gomme Samson , dont les Philistins firent leur jouet après lui avoir crevé les yeux , Judi. 14 , 21 , et Elisée , dont les enfants se moquaient, en criant, Ascende, cahe^ 4. Reg. 2, 33. D'autres, outre les moqueries, ont éprouvé les coups de fouets, comme Jérémie, Jérem. 20, 2. et les Machabées, dont nous avons déjà parlé. D'autres ont éfirouvé les fers et la prison, comme Joseph , Gen. 34 , 20, et plusieurs auties dont il est parlé, 1. Mac. 1 , 34.

37. Lapidati sunt , serti sunt , ten- 37. Ils ont été lapidés , ils ont été sciés , lati sunt, in occisione gir.dii mortut ils ont été mis à de rudes épreuves, ils sunt : ont péri par l'épée :

Circuleront in melotis, in pellibus Ils ont mené une vie errante , \étus de caprtnis,egentes,angusiiati,afiltcti, peaux de brebis et de peaux de chèvres,

dans l'indigence, dans roppression, dans la misère,

Us ont été lapidés. Comme IVnbotb, 3, Keg. 21 , 13, et Zacharie fils de Joïada, 1. Parai, 24, 21 . — lis ont été sciés, comme Isaïe, que Manassès fit mourir de ce supplier, si nous en croyons la tradition des Hébreux , suivie par saint Jérôme et par saint Epiphane. Mais indépendamment de cette tradition, le mot grec in pitrOritrav , signifie en général : ils ont été coupés, mis par morceaux : ce qui convient aux sept frèies martyrisés par Antinchus : 2. JSIac. 7. — Ils ont été mis à de rudes épreuves, inetpicrdyi'jav j tentati sunt : ce qui pris en général peut convenir a tous ceux dont l'Apôtre vient de parler. Mais on peut l'entendre aussi des épreuves où nous mettent de grandes et longues calamités, semblables à celles que Job a souffertes; et alors c'est un génie de supplice bien différent de tous ceux dont il a été parlé. Cependant Erasme , Bèse et la plupart des protestants croient que ce mot a été ajouté , ou du moins corrompu. C'est pourquoi les uns voudraient qu'on lût iitvpAaByi^av ^ eremati sunt , du verbe itupiU^oi , qui ne se trouve point ; d'autres invpdtdT^aVf usiulati sunt; d'autres inpThfjOyjoav , combusti sunt ; d'autres enfin CTctj^dv^ffay , occœcati sunt. C'est-à-dire que tous ces messieurs qui disputent à l'Eglise le pouvoir d'interpréter infailliblement la parole de Dieu, se donnent la liberté de la corriger à leur gré, et sans le moindre fondement. Car ils avouent que le mot qu'ils veulent rejeter, se trouve dans toutes les éditions et dans tous les manuscrits. Cependant un nouvel interprète ne fait point difficulté de dire que les conjectures de ces auteurs protestants sont avancés avec assez de vraisemblance : Et si l'on en veut savoir la raison ; c'est, dit^il , que ce mot iiietpiaBrtvav j ne se trouve point dans la lettre d'Origène à l'Africain. Cela est vrai : mais il se trouve dans son septième livre contre Celse, page 346 de l'édition grecque de David HcBschelius. Il se lit encore dans Théodoret, dans OEcumenius, et dans saint Chrysostôme même, quoiqu'Erasme dise le contraire de ce dernier. Saint Chrysostôme, à la vérité, n'explique pas ce terme : mais c'est qu'il a jugé qu'il n'avait pas besoin d'explication. — Ile ont péri par Vépée. Comme les prêtres que Saûl fit massacrer dans IVobé, 1. Reg, 22, l8, 19 et les prophètes du Seigneur que Jéuibel fît passer au fil de l'épée, 3. Reg. 19. Ils ont mené une vie errante, vêtus de peaux de brebis et de féaux de chèvres , comme Elie , qui pour cela est appelé uti homme couvert de poil , Vir pïlosus, 4. Reg. \ , 8.

38. Quibus dignus non erat niun- 38. Eux dont le monde n'était pas digne , dus : in solitudinibus errantes, in vivant çà et là dans des déserts, dans des montibus, et speluncis, et in cavernis montagnes , dans des antres , et dans des terrs. creux souterrains.

EiAX dont le monde n'était pas digne. C'est-à-dire le monde impie qui les perse-cutait, ne méritait pas de les posséder, de vivre en leur compagnie, et d'être sous leur ombre comme couvert de la colère de Dieu. L'apôtre ajoute cela, afin que les Hébreux ne se persuadassent pas que tous les mauvais traitements que les saints avaient reçus, eussent été des punitions de leurs crimes. — Vivant çà et là dans des déserts^ dans des montagnes , dans des antres et dans des creux souterrains. Comme David fuyant la persécution de Suûl, I. /^«(jr, 22, 1. 23, 19. 24 . 1,2. les prophètes qu'Abdias cacha, pmir les soustraire à la fureur de Jézabel . 3. Reg. 18, 4. Eiie, 3. Reg, 19, 3, 4. etc. les Juifs sous le règne d'Antiochus, l. Mac, l , 56. 2, 28. 29, 30. 2.JJfac. 5,27, 10,6.

39. Et hi omnes testimonio fidei 39. El toutes ces personnes , è qui leur probati , non acceperunt repromis- foi a rendu un témoignage authentique, sionem; n*ont point reçu ce qui avait été promis:

El toutes ces persounet^ à qui leur foi a rendu un témoignage authentique. ff.xpTvpif)diinei ^ik xf,i Ttlçeaç, per fidem testimonium conseculi , comme noire interprète a traduit au v. 4 de ce chapitre. Cela signifie donc : Tous ceux dont nous venons de parler, qui ont été si recommandables par leur foi, et à qui pour cpla le Saint- Esprit a rendu un témoignage si honorable; tous cenx-là , dis-jp, n*ont point reçu ce qui avait été promis c'est-à-dire la béatitude céle&te qu'ils attendaient, et dont Uieu avait promis de récompenser leur vertu.

40. Dco pro nobis melius aliquid 40. Dieu par sa providence disposant pro>ideute» ut non siuè nobis con- quelque chose de meilleur pour nous, aGn summarentur. qu'ils ne parvinssent point sans nous à la

perfection consommée.

Dieu par sa providence disposant quelque ekose de meilleur pour nous, afin que tant nous ils ne parvinssent point à la perfection consommée. Par cette perfection consommée, saint Chrysostôme entend la liéatitude complète de l'âme et du corps, qui sera accordée ensemble à tous les hommes au jour de la résurrection générale. Mais suivant cette explication , on ne voit point en cela comment Dieu nous a traités d'une manière plus favorable , que les saints de l'Ancien Testament. Si c'est seulement parce qu'ils auront été obligés d'attendre cette résurrection plus long-temps que nous, il faudrait dire par la même raison , que Dieu nous a traités plus favorablement que les apôtres et les premiers chrétiens, parce que nous attendrons moins longtemps qu'eux la résurrection. Il parait donc mieux de dire que par laperfeclion consommée^ l'apôlre entend la béatitude céleste en général , Dieu nous a privilégiés par-dessus les saints de l'Ancien Testament, en ce que nous pouvons immédiatement après notre mort entrer en possession de cette béatitude : au lieu que les saints de l'ancienne alliance sont demeurés dans les limbes, et ont été obligés d'attendre notre temps , c'est*à-dire celui de la nouvelle alliance pour être couronnés. Car Dieu avait résolu que la porte du ciel ne fût ouverte que par Jésus-Christ, qui devait en prendre possession pour nous , comme l'apôtre l'a déclaré ci-devant, c. 6. v. 20.

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