CHAPITRE PREMIER
li montre ([ue les épreuves sont avantageuses , et qu'il faut demander à Dieu avec confiance la sagesse. Dieu ne tente personne , et n'est point Tauteur du péché : mais tout don parfait vient de lui. 11 eihorte les fidèles d'être prêts à écouter , et de n'être pas prompts à parler, ni à se mettre en colère. Ce n'est pas assez d'écouter la vérité, si on ne la met en pratique. H marque aussi en quoi consiste la religion pure et sans tâche.
1. Jacobus Dei et Doinini nostri 1. Jacques serviteur de Dieu et de
Jesu Christi servus, duodecirn tribu- Jésus-Clirist Notre-Seigneur , aui douze
bus, qus sunt in dispersione , sa- tribus qui sont dispersées, salut, lutem.
Jacques serviteur de Dieu et de Jésus-Christ KotrcSeigneur. Quelques-uns ont cru que l'auteur de cette épître éfait Jacques le Blajeur, fils de Zébédée, et frère de saint Jean : mais on y voit q«ie le christianisme était déjà répandu dans toutes les provinces, iorsqu'eile fut écrite. Or cela ne peut convenir à Jacques fils de Zébédée, qui fut mis
(1) EPITRE CATHOLIQUE DE SAINT JACQUES. Il n'est pat aurprenant que Luther et aea premier» sectateurs aient rejeté cette épilre, où les nouveaux dogmes, qu'ils voulaient établir ,sont si manifestement condamnés. Hais il est étonnant que Cajetan ait emprunté les armes dont ils la combattent, pour faire au moins douter de sa canonicité. Nous examineions sur chaque endroit les difficultés qu'il tira de l'épitre même. Pour ce qui est du témoignage d'Eusàbe et de saint Jérôme , il n'en peut tirer aucun avantage. Car Eusëbe dit formellement que de son temps on l'attribuait à saint Jacques : Cvt btiac AoscBiBi sotBT XPiSTOLA PBiiiA KA.R1IH QVA câTHoucjB dici'htvb. Lib. 2. Hist. o. 23. A U vérité il ajoute qu'elle est supposée , voriuSTSCC /ASV : mais cela ne peut s'entendre que de l'opinion qu'en avaient quelques-uns , puisqu'il ajoute aussitôt qu'elle est reçue dans In plupart des Eglises. Saint Jérôme , Dx Scair. Ecllbs. ih Jacobo , dit que saint Jacques en est l'auteur. Jacobus rsATEa Doaiai chah tastvh scBirsiT BPISTOI.AM , QUjK DB 8BPTXII cATHOLicis BST, Et quaud il ajoutc qu'on assure qu'elle a été écrite par quelque autre sous son nom , c'est le sentiment de quelques particuliers qu'il rapporte , et non paè la sien propre; autrement, il se contredirait dans le même endroit de la manière du monde la plus grossière. Voilà cependant tout ce que Luther et Cajetan ont pu trouver dans toute l'antiquité contra celte épître. En effet ., aucun de tous les autres Pères ne la révoque en doute. Elle est mise au nombre des Ecritures canoniques par Sléliton , qui vivait au temps de saint Polycarpe ; par saint Athanase , ou par celui qui est auteur de sa Synopse ; par saint Cyrille de Jérusalem , Cathbcii. 4. par le concile de Laodicée, Cah. 60. par le 3. de Carthage, Ca^. 47. par saint Grég. de Nas. toh. 2. ». 98. par Ruflîn iK Ekposit. Sthboli. par saint Aug. i. 2. ux Doctb. Chbist. c. 8. par Innocent. 1. Eus. as Exvpbb Can. 7. Elle est encore ritée comme Ecriture caaonique par Origène , saint Cyprien , saint Hilaire , saint Basilr, saint Amphiloque, saint Ambroîae, et saint Jérôme lui-même , qui la regarde comme indubitable dans plusieurs endroits de ses ouvrages , et qu'on peut voir cités dans Tillemont et dans Bellarmin. Tout cela était pins que suffisant , pour empêcher Cajetan do donner si facilement dans le sentiment de Luther. Au reste, cette épître et les six suivantes sont appelées catboliquxs ou caroriqvbb , pour les distinguer de plusieurs autres épitres supposées , qu'on répandait sous le nom des apôtres , et que l'Eglise a toujours rejetées.