CHAPITRE II
Il avertit de ne point faire arxeption des personnes. Celoi qui manque en un seul point de la loi se rend coupable sur toute la loi. Il eihorte à la pratique des œuvres de miséricorde, montrant que Thomme est justifié par les œuvres. Car la foi sans les œuues est ose foi morte.
1. Faatres mei , noiite in perso- 1. Mes frères , n'alliez point la foi de narum acceptione habere Gdem Do-- la gloire de Jésus-Christ Noire-Seigneur mini nostri Jesu Christi gloriœ (1). avec l'acception de personnes.
Met frères ^ n*aUiez point la foi de la gloire de Notre-Seigneur Jésus- Christ atec Vacception des personnes, La préposition in est mise ici au lieu de cum , ainsi qu'au rerspt suivant in veste candidd , m sordido hahitu. C'est comme si l'apôtre disait : La foi de JésuS'^Christ condamne l'acception des pet son nés. Ainsi ne croyez pas pouvoir allier l'unô avec l'autre. Au reste, l'acception des personnes que saint Jacques condamne, est un péché contre la justice distiibutive , qui se commet lorsque dans la distribution des biens utiles ou honorifiques, on préfère une peisonne a une autre pour des qualités personnelles qui ne méritent pas cette préférence. Voyez sur œ sujet saint Thomas, 2. 2. q. 63, et Lessius, de Justitià et jure L 2. c. 32. duh, etseq.
2. Etenim s! introierit in conventum 2. Car s'il vient dans votre assemblée Yestrum vit aureum annulum habens tin homme qui ait un anneau d'or et uq in veste candide , introierit autem et habit éclatant, qu'en même temps il y pauper in sordido habitu ; vienne un pauvre avec son habit tout malpropre ;
Car s'il vient en votre maison un homme qui ait un anneau d'or. Il y a dans le grec iiç TTfiv tnvuytùyiv vfi&v in conventum vestrum : ce que quelqnes'uns entendent des assemblées judiciaires; et d'autres plus probablement des assemblées ecclésiastiques, qui dans la primitive Enlise se tenaient dans des maisons particulières. — Un homme qui ai$ un anneau d'or. Il n'y avait que les personnes de distinction qui portassent des anneaux d'or au doigt, comme les sénateurs et les chevaliers chez les Romains. Saint Jacques ne veut p«s ici condamner les distinctions que peuvent demander l'autorilé et le rang de certaines personnes dans les assemblées des fidèles : mais il condamne l'abus qui nous fait estimer des personnes précisément à cause de leurs richesses, et qui nous porte à mépriser les pauvres, comme l'enseigne saint Thomas dans l'endroit qu'on vient de citer.
3. Et intendatis in eum qui indutus 3. Que vous attachiez les yeux sur celui est veste prsclarâ , et dixeritis ei : Tu qui est habillé splendidement , et que vous sede hic bené: pauperi autem dicatis : lui disiez : Asseyez- vous ici à la plac0 Tu sta illic : aut sede sub scabello d'honneur; qu'au contraire vous disiez au pedum roeorum. pauvre : Pour vous demeurez là debout,
ou asseyez-vous au bas de mon marchepied :
4 Nonne judicatis apud vosme- 4. Ne portez- vous pas un jugement en tipsos » et facti estis judices cogita- vous-mêmes , et n'étes-vous pas deveoui tionum iniquarum ? des juges iniques ?
5. Audite » fratres mei dilectissimi. 5. Ecoutez , mes frères bien-aimés. Ne Nonne Deus elegit jpauperes in hoc sont-ce pas des gens pauvres en ce moude mundo, divites in nde, et hœredes que Dieu a choisis, qui sont riches dans regni , quod repromisit Deus diligen- la foi , et héritiers du royaume que Dieu tibus se? a promis à ceux qui l'aiment?
(1) Uvit. 19. 15. - Deut. l. 17. et 16. 19. - Prov. 24. 23. - Eoolî. 42. 1.