‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 277 sur 364 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Il remercie Bien de la Yocalion à la foi et à la m éiernelle. On ne l'acquiert cependant que par plusieurs épreuves. Elle a été annoncée par les prophètes. II exhorte les fidèles à mener une vie pure , comme ayant été rachetés avec le sang de Jésus-Christ.

1. Petrus, apostolus Jesu Christi, 1. Pierre, apôtre de Jésus-Christ, à clectis advenis dispersionisPonti, Ga- ceux qui ont été choisis , qui sont hors de latiœ, Gappadociae^ Asise, et Bithy- leur pays, qui sont dispersés dans le ni». Pont, dans la Galatie, dans la Cappadoce,

dans l'Asie et dans la Bithynie.

Pierre f apôtre de Jésus-Christ à ceux qui ont été choisis. Ce mot choisis ou élus ne se prend pas ici pour ceui qui ont été prédestinés à la vie éternelle, comme Estius Ta pensé. Car qui croira que tous les fidèles de tant de différentes Ej>;lises aient été de ce nombre, nu que saint Pierre ait voulu le leur révéler? Il faut donc entendre par là ceui qui avaient embrassé la foi de Jésus-Christ. C'est dans le même sens que le mot (\*élus se prend , Eph, 1,4, 1. Thess. 1, 4, 2. Thess. 2, 12. etc. Et que dans l'AncieD Testament Dieu appelait les Israélites ses élus : Isai. 65, 9. Jésus-Christ avait choisi douze apôtres, et cependant parmi ces douze élus il y avait un réprouvé : Nonne ego vos duodecim elegi, et ex vohis unus diaboîus est ? Joan, 6, 71. Ce qui marque bien clairement que le mot de choisir ou d'élire n'a pas toujours dans l'Ecriture la signification qu'on lui donne presque toujours maintenant dans l'école. — Qui sont hors de leurs pays f qui sont dispersés dans le Pont, etc. nccpsTct$vi/jLoiç Staanopdii, advenis

(1 ) PREMIÈRE EPITBE DE SAINT PIERRE. Tous lc« anciens aussi bien que Ies;inodcrne8 convienncnl quo cette épître est canonique , et qu*cllc a été écrite par saint Pierre, le prince des apôtres et le cher visible de TEglise de Jésus-Christ. Elle est adressée aux fidèles qui étaient dispersés dans les dilTérentes provinces qui sont nommées au 1. verset du chapitre 2. Les uns prétendent que ces fidMes étaient tous Juifs d'origine , qui s'étaient convertis à la foi de Jésus-Christ; d'autres au contraire que c'étaient des païens qui avaient embrassé le christianisme. Ces deux sentiments sont fondés sur des passages si clairs, qu'il ne paraît pas qu'on puisse en abandonner aucun. Il vaut donc mieux le» réunir ensemble , en disant qu'elle est principalement adressée à ceux des Juifs qui avaient embrnss^ la foi de Jésus-Christ : mais que comme ils avaient avec eux plusieurs chrétiens convertis du paganisme, qui composaient la mâme, saint Pierre y a mêlé plusieurs choses qui regardent particulièrement ceux-ci. Le but de cette épître est de fortifier l(*s fidèles dans la foi . de leur en faire connaître le prix , et la nécessité de tout souffrir plutôt que de l'abandonner. Saint Pierre s'y applique à former leurs mœurs , et prescrit à presque tous les états des règles admirables pour les porter aux plus héroïques vertus. La plupart des Pères croient que nette épitre a été écrite de Rome, que saint Pierre appelle Babylone, comme nous le dirons sur le 5. chapitre. Baronius croit, sur le témoignage, dit-il, de saint Jérôme , qu'elle a été écrite par sainl Pierre en hébreu, et traduite en latin par saint Marc: mais saint Jérôme, à ce qu'il nous a semblé, ne dit point ce que Baronius lui fait dire. On tient communément qu'elle fut écrite la première année du siège de saint Pierre à Rome. Si cela est, il faut dire que saint Pierre a été le premier •!« tous les apôtres qui ait enseigné l'Eglise par SCS écrits.

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