CHAPITRE III
Qaelle condaile les gens mariés doivent garder ensemble. De la parare des femmes. Il exhorte à différentes vertas , et à supporter à l'exemple de Jésus-Christ les maai qni arrireDl. Nous sommes sauvés par le baptême , comme furent sauvés ceux qui étaient dans Tarche de Noé.
1. SisfiLiTER et mulieres subdits 1. Que les femmes pareillement soient sint viris suis : ut et si qui non cre- soumises à leurs maris : afin même que dunt verbo , per mulierum conversa- si quelques-uns d'eux ne croient point à tionem sine verbo , lucrifîant (2) ; la parole , la conduite de leurs femmes les
gagne sans la parole;
Que les femmes pareillement soient soumises à leurs maris. Ce mot pareillement ne marque pas que la soumii^sion des femmes à l'égard de leurs moris doive être semblable à celles que les serviteurs rendent à leurs maîtres. Car les femmes sont les compagnes de leurs maris , et non pas de leurs servantes. Nais saint Pierre veut seulement par là marquer que comme dans le chapitre précédent . il a instruit les serviteurs de l'obéissance qu'ils doivent à leurs maîtres , de même il .se propose dans celui-ci de parler de celle que les femmes doivent à leurs maris. — Afin même que si quelquetuns ne croient point à la parole , la conduite de leurs femmes les gagne sans la parole. Afin que si quelques-uns sont incrédules et rejettent la prédication de i.'Ëvangilequi leur est annoncé, ou même refusent de l'écouter, ils soient gagnés à Jésus-Christ par la conduite vertueuse et édifiante de leurs femmes. Saint Paul , Rom. 10, 17. dit que la foi dépend d'entendre la parole qui est annoncée par la prédication. Quand donc saint Pierre dit ici que les maris qui refusent de croire à la parole , seront gagnés par la conduite de leurs femmes sans la parole; cela doit s'entendre d'une conversion commencée, c'est-à-dire que la conduite édifiante de leurs femmes les rendra plus traitables . leur inspirant des sentiments plus avantageux de l'Evangile, et qu'ils seront par là disposés à s'en instruire. Au reste , c'est dans l'espérance de cet avantage, que saint Patil ne veut pas qu'une femme cbrétienne se sépare de son mari in£dèle, l.Cor.7, 13.
2. Considérantes in timoré castam 2. Lorsqu'ils viendront à considérer la eonversationem vestram. pureté de vos mœurs mêlée de crainte.
Lorsqu'ils viendront à considérer la pureté de vos mœurs mêlée de crainte. De h crainte respectueuse que vous avez pour eux. Saint Paul veut aussi que lesfemmef chrétiennes aient cette crainte respectueuse pour leurs maris. Eph. 5, 33.
(1) Isa. 53. 5. - l. Joan. 3 6. — (2) Eph. 5. 22. - Coloss. 3. 18.