CHAPITRE II. IS4-S
23. Omnis qui negat Filîum , nec 23. Quiconque renonce le Fils , ne re- Patrem babet; qui confitetur Filium , connaît point le Père non plus ; qui conet Patrem babet. fesse le Fils , reconnaît aussi le Père.
24. Vos quod audistis ab initio , in 24. Pour vous autres , que ce que vous vobis permaneat : Si in vobis perman- avez appris dès le commencement , de- 8erit quod audistis ab initio » et vos in meure en vous : Que si ce que vous avez Filio et Pâtre manebitis. appris dès le commencement , demeura
en vous » vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Pour vous autret, que ce que votu avez appris dès le commencement demeure en voui. Persévérez constamroeut dans la doctrine que vous avez apprise de nous dès le commencement de votre vocation à la foi. Par ce moyen vous demeurerez unis avec le Père et le Fils dans cette vie par la grâce , et dans l'autre par la gloire éternelle que Dieu lui-même vous a promise , comme il est dit au verset suivant.
25. £t h£c est repromissio , quam 25. Et c'est là ce que lui-même nous a ipse pollicitus est nobis > vitam ster- promis, la vie éternelle.
oam.
26. Haec scripsi vobis de his qui 26. Je vous ai écrit ceci au sujet de seducunt vos. ceux qui vous séduisent.
27. Ft vos unctionem quam acce- 27. Qu'au reste l'onction que vous avez pistis ab eo, maneat in vobis. £t non reçue de lui , demeure en vous. Avec cela necesse habetis ut aliquis doceat vos : vous n'avez pas besoin que personne vous sed sicut unctio ejus docet vos de instruise : mais ce que son onction vous omnibus, et verum est et non est enseigne de toutes choses , c'est ce qui est mendacium. Et sicut docuit vos, vrai, et 11 n'y a point là de mensonge, mancte in eo. Ainsi , tenez-vous fermes dans ce qu'elle
vous a enseigné.
Qu'au reste Vonction, que vous avez reçue de lui, demeure en vous. Demeurez fermes et inébranlables dans la foi qne vous avez apprise des apôtres, et que Jésus-Christ luimême vous a inspirée par l'onction de sa grâce. Il y a dans le grec ordinaire p-hsi-, manet. Mais dans trois manuscrits d'Etienne, dans celui d'Alexandrie, et dans plusieurs autres, nous lisons //evérw , maneat , conformément é la Vulgate. — Avec cela , vous n'avez pas besoin que personne vous instruise. Avec la doctrine que vous avez reçue de« apôtres, ef dans laquelle vous avez été confirmés* par la grâce de Jésus-Christ, vous n'avez pas besoin que ces faux docteurs se mêlent de vous instruire. 11 n'est pas même nécessaire que je vous donne sur cela de nouvelles instructions , parce que vous êtes suffisamment instruits. Il ne vous reste plus qu'à vous précautionner contre la séduction , et à demeurer fermement attachés à la doctrine que vous avez reçue et qui est très-éloignée du mensonge. On voit par là que saint Jean ne pense à rien moins , qu'à établir le fanatisme de l'esprit particulier; comme si chaque fidèle pouvait compter infailliblement sur l'assistance particulière du Saint-Esprit, et n'était pas obligé de •'assujettir à d'autres règles, (^rsi cela était, pourquoi Jésus-Christ aurait-il établi det pasteurs dan« l'Eglise , qu'il nous oblige d'écouter comme lui-même? •— Ainsi teneztxMii fermes. Il y a dans le grec, vous demeurerez fermes : mais les manuscrits que nous venons de citer, sont encore ici conformes à la Vulgate, aussi bien que le syriaque et Téthiopien.
28. Et nunc, filioli, manete ineo: 28. Surtout maintenant, mes chers ut cùm apparuerit , habeamus fidu- enfants , tenez-vous y fermes : afin que ciam , et non confundamur ab eo in quand il paraîtra , nous nous sentions de adventu ejus. l'assurance et qu'il ne nous confonde pas
à son avènement.
Afin que quand il paraîtra , nous nous sentions de l'assurance. Afin que nous puissions nous présenter a\ec confiance au tribunal de Jésus-Christ, et que nous n'ayons pas la confusion de voir que nos travaus apostoliques auprès devons aient été inutiles et sans fruit.
29. Si scitîs quoniàip justus est , 29. Si vous êtes persuadés qu'il est scitote quoniàm et omnis qui facit juste, soyez persuadés aussi que quij ustitiaiD , ei ipso natus est. conque s'acquitte des devoirs de la justice,
tire sa naissance de lui.
b44 I. EPtTRE DE S. JEAN.
Si voui êtes pertuadii qu'il ett juste , etc. Puisque vous êtes persuadés que Jésuc Christ est jusie, et le jurte par excellence, vous de\ez aussi savoir, que quiconque s'acquitte des devoirs de la justice, tire sa naissance de lui, par la régénération spirituelle qu'il a reçue dans le baptême, qu'il est par conséquent enfant adoptif de Dieu, et cohéritier de Jésus-Christ.