‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 313 sur 364 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Car si noire c(gur novs fait quelque reproche. Si notre conscience condannne notre dureté et notre insensibilité pour nos frères, Dieu eil bien au-detsut de notre cœur , et U connaît tout. C'est-à-dire comment devons-nnns nous attendre d'être traités au tribunal de Dieu, qui est bien plus clairvoyant que nous ne sommes, et à qui tous les plus secrets replis de notre cœur sont parfaitement développés.

21. Charissimi, si cor nos! ru m non 21. Mes bien-aimés, si notre cœur ne reprehenderit nos , fiduciam habemus nous fait point de reproche » nous avons ad Deum : un accès libre auprès de Dieu :

Me$ hien^aimét , si notre cœur ne nous fait point de reproche , nous avons un accès libre auprès de Dieu. Saint Jean ne néglige aucun motif, pour persuader aux chrétiens la charité, dont on sent bien qu'il était lui-même pénétré. Ici il les prend par leur propre intérêt, en leur représentant que si leur conscience ne leur reproche rien par rapport au précepte de la charité , ils peuvent en toute liberté s'adresser à Dieu , pleinement assurés qu'il leur accordera tout ce qu'ils demanderont, pourvu toutefois qu'ils ne demandent que ce qui convient, et qu'ils le demandent d'une manière convenable.

22. Et quîdquid petierimus , acci- 22. Et tout ce que nous demanderons , piemus ab eo : quoniàm mandata ejus nous le recevrons de lui : parce que nous custodimus : et ea quae sunt placita gardons ses commandements, et que nous coram ^o facimus (t). faisons ce qui est agréable à ses yeux.

23. Et hoc est mandatum ejus , ut 23. Or c'est là son commandement , credamus in nomine Filii ejus Jesu que nous croyions au nom de Jésus-Christ Christi, et diligamus alterutrum , son Fils, et que nous nous entr'aimions sicut dédit mandatum nobis (2). selon qu'il nous Ta ordonné.

Or c'est là son commandement, que nous croyions au nom de son Fils. Ce commaur dément nous est marqué , Joan. 6, 29, l7, 3. Par ce commandement, nous sommes obligés de croire en Jésus-Christ d'une fui vive , qui assujettisse l'esprit à tout ce qu'il a révélé, et le cœur à tout ce qu'il nous a commandé. Or parmi ce qu'il nous a commandé, rien n'est si souvent répété que le précepte de nous aimer les uns les autres.

24. Et qui servat mandata ejus, in 24. Celui qui garde ses commandeillo manet, et ipse in eo : et in hoc ments, demeure eu Dieu, et Dieu en lui : scimus qucniàm manet in nobis de et c'est à cela que par l'esprit qu'il nous Spiritu quem dédit nobis (3). a donné , nous connaissons qu'il demeure

en nous.

Et celui qui garde ses commandements ^ demeure en Dieu, Auquel il est attaché par son amour et son obéissance ; et Dieu demeure en lui par une bienveillance spéciale et une protection toute particulière. C'est lé ce qui forme entre Dieu et l'homme cette société aimable , glorieuse et utile, dont saint Jean a parlé ci-dessus. — El c'est à cela que par l'esprit qu'il nous a donné , nous connaissons qu'il demeure en nous. C'est par son esprit et les dons qu'il répand dans nos cœurs , que nous connaissons que Dieu demeure en nous. Nous le connaissons, dis-je, moralement, mais sans cette pleine certitude que demandent les sectaires de nos jours.

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