‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 320 sur 364 · SC)4- II. EPITRE DE S. J£.V!V · texte numérisé non relu

SC)4- II. EPITRE DE S. J£.V!V

10. Si quis venit ad vos , et hanc 10. Si quelqu'un va chez vous , et qu'il doctriDam non affert, ooliie recipere n'y porte pas cette doctrine, ne le recevez eum in domum, nec Ave ei dixeritis. point en votre maison : ne le saluez pas

même.

Ne le recevez point en votre maiion, et ne le saluez pas même. Si saint Jean ne veut pas qu'on reçoive dans sa maison, ni qu'on salue les hérétiques qui corrompeut la vérité de l'Evangile; il aurait sans doute été bien plus éloigné de permettre aux fidèles de communiquer avec eux dans les prières et dans les autres choses qui concernent la religion. Au reste, ce que saint Jean prescrit ici aux fidèles, il le pratiquait lui-même. Car saint Irénée rapporte, /. 3. e. 3, qu'étant allé un jour au bain , et y ayant rencontré («érinthe, il en sortit sur-le-champ, craignant, dit-il, que l'édifice ne tombât, et oe l'écrasât avec l'hérétique. Tant les apôtres et leurs disciples, conclut saint Irénée, avaient peur de communiquer, même de paroles , avec ceux qui corrompaient la vérité! Tamtûm apostoli et eorum ditcipuli habuerunt tûnorem , ne verho tenus communicareni alicui eorum qui adulteraveranl verilatem !

11. Qui enim dicit illi Ave, com- 11. Car le saluer, c'est participer à la municat operibus ejus malignis. perversité de ses œuvres.

Car le saluer ^ c'est participer d la perversité de ses œuvres. Saint Jean veut dire par là qu'en faisant amitié é un hérétique , on semble applaudir à ses erreurs , accréditer sa doctrine , et que de cette sorte on semble coopérer à tout le mal qu'il fait. Cela n'empêche pourtant pas qu'on ne puisse voir des hérétiques et leur faire amitié, quand il n'y a point de scandale à craindre pour les faibles , et qu'on espère que de certaines civilités pourront servir é les ramener dans le bon chemin.

12. Plura habens vobis scribere , 12. Comme j'ai beaucoup de choses à nolui per chartam et atramentum : vous mander , je n'ai point voulu le faire spero enim me futurum apud vos , et par la voie du papier et de l'encre : car os ad os loqui , ut gaudium vestrum j'espére me rendre auprès de vous , et plénum sit. vous entretenir de bouche , afin que votre

joie soit complète.

13. Salatant te filii sororis tu» 13. Les enfants d'Electe votre sœur vous Elects. saluent.

TROISIÈME ÉPITRË

DB

SAINT JEAN

Il lone Gains de ce qu'il marche selon la yérité , et de ce qa'il reçoit avec bonté ceni qui font voyage. 11 parle ensuite de rinhumanité et des calomnies de Diotrephe; et il rend k Démétrius un témoignage avantageux ; ajoutant que lui-même il ira bientôt voir Calui.

1. Senior Caïo charissiroo, quem 1. Lv prêtre à Caïus mon bien-aimé, ego diligo in \eritate. que je chéris selon la vérité.

Le prêtre à Caius mon hien-aimé, La plupart des interprètes croient que ce Caïua est le même dont parle saint Paul, Rom. 16, 23. et 1. Cor. I , 14. Il est certain que le Caîus de saint Paul était un homme distingué par l'hospitalité qu'il accordait aux fidèles , aussi bien que celui dont parle saint Jean. D'autres veulent que ce soit Caïus de Derbes, dont saint Luc parle, Âct. 20. 4, mais on ne peut rien établir de certain là-dessus.

2. Charissime , de omnibus oratio- 2. Mon bien-aimé , je fais des vœux nem facio prospéré le ingredi , et va- pour que vous réussissiez en toutes cholere, sicut prospéré agit anima tua. ses , comme vous le faites en celles qui

touchent votre âme ; et que vous vous portiez bien.

3. Gavisus sum valdè venientibus 3- J'ai eu une extrême joie de l'arrivée fratribus, et testimonium perhiben- de nos frères , cl du témoignage qu'ils ont tibus veritatitu», sicut tu in veri- rendu de votre attachement à la vérité , tateambulas. comme vous marchez selon la vérité.

Du témùignage qu'ils ont rendu de votre attachement à la vérité y comme vaut mar^ chez selon la vérité. Etre attaché à la vérité dans le style de saint Jean , c'est être attaché à la religion chrétienne, qui est la seule véritable; et marcher selon la vérité, c'est se comporter en véritable chrétien, et mener une vie conforme aux maximes de l'Ëvangile.

' 4. Majorem horum non habeo gra- 4. Rien ne m'est plus agréable , que tiam , quâm ut audiam filios meos in d'entendre que mes enfants marchent severitate ambulare. Ion la vérité.

Rien ne m'est plus agréable^ que d'entendre, Il y a dans le latin , majorem horum non habeo gratiam. Par où il parait que l'auteur de la Yulgate a lu X^p^^y gratiam, au lieu que nous lisons maintenant x^P^'^t gaudium : mais ces deux expressions re-

(1) Ceax qui ont douté de la canonicité de la seconde épitre , ont pareillement révoqué en douia cette troisième. Comme les mêmes raisons qui établissent la canonicité de celle-là , prouvent également la canonicité de celle-ci ; nous no nous arrêterons point à les répéter. .Saint Jean y loue la vertu ^c Caïus à qui elle est écrite, et Tcxhorteà continuer d^édifier TE^flisc par ses aumônes et sa charité. \Blle^estj>artout si facile , qu'il n'est presque pas besoin de uctcs pour en éclairoir les difficultés.

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