‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 330 sur 364 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Une porle s'élant ouverte aa Ciel , il voit une personne assise sur un trône , et aatoor da trône vingt-qnatre vieillards assis. Il voit aussi quatre animaoi, dont ilfaitladescriptioB; lesquels de concert avec les vingt-quatre vieillards rendent gloire à celui qui est assis sur le trône.

1. PosT hsc vidi : et ecce ostium 1. Après j'eus une vision : voilà qu'au apertum in cœlo ; et voi prima , quam ciel il s'ouvrit une porte , et que la preaudivi , tanquàm tubs loquentis me- mière voix que j'avais entendue comme cum dicens : ascende hùc, et osten- une trompette qui me parlait, dit : mondam tibi qus oportet fieri post hsc. tcz ici » je vous ferai voir des choses qui

doivent arriver dans la suite.

(l)Prov. 3. n.-Heb. 12. 6.

(2) Pour avoir de quoi nous fixer, dans la lecture et l'étude de X A'poeoXjfpK , il est néccMaire d'en examiner d'abord le total, et de le réduire aux principes les plus simples qu'il se puisse. Sans nous charger de la discussion des opinions , nous croyons qu'on peut définir cet admirable livre , l'Histoire des guerres et des mctoires de l'Eglise,

Les guerres que l'Eglise y soutient , regardent quatre sortes d'ennemis, les Juifs , le« païens , les hérétiques , et par-dessus tout les puissances de l'enfer. Les victoires qu'elle y remporte ont deux faces : l'humiliation de ses ennemis , et sa propre exaltation.

Ce qu'il y a sur les Juifs , ne va pas fort loin ; la ruine de leur état, dont la mémoire était encore toute fraîche , les cendres du temple , et les pitoyables débris de la nation dispersée en disaient assez.

Les païens et spécialement les Romains y tiennent une place plus considérable; la raison s'en aperçoit aisément. Quelque répandu que dût être et que fût même déjà le christianisme hors de la domination romaine , c'était dans son enceinte qu'il devait s'affisrmir , et prendre une forme constante ; c'était lé que l'opposition des puissances faisait une plus vive sensation par rapport à saint Jean , et aux fidèles à qui il adressait son écrit. C'était actuellement sous la tyrannie de Rome idolâtre qu'ils gémissaient.

Nous en disons à peu près autant des hérétiques , ennemis moins violents, mais plus artificieux et aussi à craindre que les païens. Varce que , dans le prodigieux nombre de ces faux frères, ceux qui ont nié et combattu la divinité du Verbe, ont causé le plu» de maux A l'Eglise, c'est à eux que l'Esprit saint s'attache dans l'Apocalypse; ce sont eux qui y paraissent «t y représentent pour tous les autres.

Quant aux puissances infernales, on- ne les doit pas tantconsidérer comme un ennemi particulier, que comme les premiers chefs qui soulevaient et animaient les esprits contre le Christ et contre son Eglise ; qui tramaient et conduisaient invisiblement les attaques , et qui réunissaient en un même dessein , Juifs , païens, hérétiques tout à la fois.

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