‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 35 sur 364 · CHAPITRE XllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XllI

11 cihorte les inférieurs à obéir à leurs supérieurs , mène par uii princijKî de coDscieuce , quoiqu'ils n'aieut qu'un pouvoir civil , et à rendre à un chacun ce qui lui est dû 11 parle ensuite de Tanionr du prochain , auquel se rapporte toute la loi ; et du temps de la loi de grâce : afin que les ombres de la loi étant dissipées , ils abandonnent les vices pour embrasser les vertus de Jésus Christ.

1. Omnis anima potesiatibus subli- 1. Qub toute personne soil soumise aux mioribus subdiia sit : Non est enim puissances d'un ordre supérieur. Car il potestas nisi à Deo : quae autem sunt» n'y a point de puissance qui ne soit établie à Deo ordinatae sunt (1). de Dieu : et à l'égard de celles qui le sont,

c'est Dieu qui y a mis l'ordre.

Que toute per$onne ioit soumise aux puissances. La caloiunte la plus ordinaire des idolâtres contre la religion chrétienoe, c'est qu'elle tendait à ifispirer la révolte et à secouer le joug de toute autoritécivile et politique. lise pouvait même trouver quelques chrétiens nouvellement convertie, qui abusant de ce qu ilsenfeiidaieiit dire de la liberté évangélique , se crussent dispensés de se soumettre â l'autorité séculière. C'est pour réfuter cotte calomnie et pour prévenir cet abus que les apôtres ne recommandent rien plus expressément dans leurs épltres, que la soumission aut puissances, Oir tout ce qui regardait le gouvernement temporel.

2. Itaqae qui resistit potestati , Dei 2. Celui donc qui s'oppose aux puisordination! resistit. Qui autem rosis- sances , s'oppose à un ordre dont Dieu est tunt, ipsi sibi damnationem acqui- l'auteur : et ceux qui le font , se procurent Tunt : eux-mêmes leur condamnation :

Se procurent eux-mêmes leu/r condamnation. Sont punis d'une mort temporelle dans cette vie, et d'une peine éternelle dans l'autre, comme rebelles aux hommes et à Dieu. C'est ainsi qu'on explique communément ces paroles , sans y mettre de rapport avec le verset suivant. Mais il semble que la particule enim du v. 3. demande qu'on les explique ainsi : Ceux qui u'obéissent pas aux princes, s'avouent coupables dès là , et se montrent dignes de condamnation. Car ils ne refusent de se soumettre , que parce qu'ils craignent (Injustice du prince; et ils n'ont sujet de l'appréhender, que parce qu'ils font mal, et qu'ils se reconnaissent punissables.

3. Nam principes non sunt timori 3. Car on n'a rien à craindre des princes boni operis , sed mali. Vis autem non en faisant bien, mais en faisant mal. Ainâi timere potestatem? Bonum fac; et voulez-vous n'avoir rien à craindre de habebis laudcm ex illâ : celui qui a la puissance en main? Faites

bien ; vous en recevrez même les louanges :

4. Dei enim minister est tibi in 4. Car il est à votre égard et pour votre bonum. Si autem malum feceris , bien , le ministre de Dieu. Mais si vous time : non enim sine causa gladium faites mal , craignez alors : puisque ce portât. Dei enim minister est : vindex n'est pas inutilement qu'il a le glaive en in iram ei , qui malum agit. main, étant le ministre de Dieu pour punir

sévèrement celui qui fait mal.

5. Ideô nccessitate subditi estote , 5 C'est pourquoi , puisque c'est une nénon soiùm propter iram , sed etiam cessité , suumettez-vous , non-seulement propter conscientiam. en vue de la punition , mais encore en vue

de la conscience.

C'est pourquoi, puisque c'est une nécessité, soumetlex^-vous. Selon le texte grec, c'est pourquoi il est nécessaM-e d'être soumis ; itè àvxyx^ imùvxvasvBcci, Ce qu'ajoute MÛut

(1) Sap. 6. 4. - 1. Pet. 2. 13.

Page 1