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CHAPITRE XIV

Ceax qui sont plus fermes dans la foi , doivent ménager ceux qui sont eneore faibles , et ni les pas mépriser. Ils ne doivent ni les uns ni les autres juger personne, à cause de la différence qu'on fait des viandes et des jours; sachant que nous avons tons le niêm« maître pour qui nous vivons et nous mourons, et à qui un chacun doit rendre compte pour soi. fit quoiqu'il n'y ait maintenant aucune viande immonde; toutefois personne d« doit rien manger , ni qui donne à sou frère occasion de pécher , ni qui blesse sa conscience.

1. Infirmuh autcm in Me assu- 1. Pour celui qui est faible dans la foi, mite , non in disceptationibus cogita- ménagez-le , sans contester avec lui sur tionum. ses sentiments.

(l) Luc. 21. 34. — (2. Gai. 5. 16.-1. Pet. 2. 11.

(3) Cll\P. XIV. L'attachement des Juifs pour leurs anciens usages et pour leur cérémonies était si grand, que la plupart de ceux qui embrassaient le christiaoîame , ne pouvaient se résoudre à les abandonner d'abord entièrement. Aussi les apôtres crurent-ils dans les commencements devoir user avec eux de quelque condescendance en leur permettant encore pour quelque temps certaines pratiques qui n'avaient pas d'opposition essentielle avec le christianisme. Saint Paul use ici d'un pareil ménagement à regard des viandes dont la loi de MoTse défendait de se servir. 11 ne vent pas que pour des choses indifférentes par elles-mêmes, le schisme et la division ac mettent entre les Juifs et les gentils nouvellement convertis. Au reste, il est évident que les abstinences et les pratiques dont il est ici parlé, n'ont rien de commun avec les abstiaeucef et les pratiques preacritea dans la lui nouvelle ; et rien n« terait plua absuitje

CÏÏAPITRB XIT. 69

Pour celui qui est futile dariM la foi. Etre fuihle dans la foi, ne «igtiifie pas ici avoir une croyance faible et chancelante des mystères de la foi ; mais se croire obligé par ifrnorance et par un ancien préjnjjé d'éducation a des obserTances, auxquellea on n'est point en effet ob!igé. — Ménagez-le. Ou bien rece^ei^Ie parmi vous, et ne rexcloet pas de Totre société. Comme on ne permettait pas, et qu'on faisait même un crime aux gentils nouvellement convertis de pratiquer aucune cérémonie légale , ils étaient fort acandalisés de la conduite de ceux des Juifs qui agissaient autrement.

2. Alius enim crédit se manducare 2. Car il y en a qui croient pouvoir omnia ; qui aulem inOrmus est, olus manger de tout : mais que celui qui est manducet. faible, vive de légumes.

Que celui qui ett faible y tive de légumes. La loi ancienne n'obligeait point à ne manger que des légumes ; elle défendait seulement de se servir de certaines viandes , et permettait l'usage des autres. L'apôtre, sans entrer dans la distinction des viandes permises ou défendues par la loi , se contente de dire en général qu'il vaudrait mieui se réduire à ne vivre que de légumes , que de manger contre sa conscience de quelque aorte de viande que ce soit. Ainsi cette expression , olus manducei , ne signifie point que les Juifs dont parle saint Paul , ne mangeassent que des légumes ; et c'est en vain que quelques interprètes se tourmentent pour cbercber les raisons d'une conduite que personne apparemment ne gardait.

3. Is qui manducat, non manda- 3. Que celui qui mange, ne méprise cantem non spernat : et qui non man- point celui qui ne mange pas : et que celui dacat, manducantem non judicet : qui ne mange pas, ne juge point de celui Deus enim illum assumpsit. qui mange ; puisque Dieu môme le ménage.

Puisque Dieu même le ménage. Cette traduction suppose que ces paroles, Deus enim illum assumpsit, tombent sur celui qui par scrupule s'abstient de ceriuinps viandes. On ne doit pas le condamner , puisque Dieu le ménage : mais il ne doit pas non plus condamner les autres, puisque ce n'est que par ménagement pour sa faiblesse qu'on le souffre. Ces paroles du v. I . infirmum in fide assumi(e, favorisent cette explication. Cependant saint Clirysostôme , Tbéodoret et plusieurs autres entendent ces mots , Dominus enim illum assumpsit , du gentil , que Dieu a mis au nombre des siens , en l'appelant à l'Ëvangtie. Peut-être vaudrait-il mieux les entendre également du Juif et du gentil : il semble même que le raisonnement de l'apôtre le demande ainsi.

4. Tu quis es, qui judtcas alie- 4. Qui étes-vous, vous qui jugez un nom servum ? Domino suc stat,^ aut serviteur qui n'est point k vous? Qu'il se eadit(l): * tienne ferme, ou qu'il vienne à tomber,

c'est l'affaire de son mnttre :

Stabit autem : potens est enim Deus Mais il se tiendra ferme : car Dieu est statuere illum. assez puissant pour le soutenir.

Qu'il se tienne ferme , etc. Qu'il fasse bien ou mal , cela ne regarde que son maître. Ou plutôt, Domino suo stat aut eadit ^ c'est au jugement de son maitre qu'il sera absous ou (sondamné ; mais il sera absous parce que son maitre est capable de le soutenir contre vos accusations. De savants interprètes ont remarqué que ces mots , stat aut eaditf sont des termes de barreau qui marqivent un jugement d'absolution ou de condamnation au tribunal de Dieu , devant lequel l'apôtre déclare v. 10, que nous derona tous comparaître.

5. Nara alius judicat diem inter 5. Aussi l'un distingue entre jour et diem , alius autem judicat omnem jour; l'autre les croit tous égaui : que diem , unusquisque in suo sensu chacun s'en tienne à son sentiment avec abundet. une pleine liberté.

L'un distingue entre Jour et jour. Saint Jérôme fait consister cette différence de jours en ce que les uns étaient regardés comme plus saints que les autres , par exemple, le samedi, et les autres fêtes des Juifs. Selon saint Cbrysostôme , cette distinction se

que de conclure avec les hérétiques , que les fidèles ne sont point obligés d'observer les jeûnes, les abstinences, les fêtes établies par l'Eglise dans la loi de grâce; parce que les apôtres ont déclaré que les jeûnes , les abstinences, les fêtes établies par la lui deX<^se, n'obligeaient plus depuis l'abrogation de la loi de Bloîse.— (1) Jae. 4. 13.

70 EPITRE DE S. P4VL ArX ROMAIIVS.

doit prendre par rapport à certains tPiiips et à certains jours , qui étaient consacrés an jeûne parmi les Juifs. Il est ass«>z difficile de déterminer laquelle de ces deux explications est la meilleure. Cependant a en juger par toute la suite du chapitre où il n'est parlé que de Tabstinence ou de Tusage de certaines viandes , il semblerait que la dernière devrait être préférée. — Que chacun s'en tienne d ton sentiment. C'est-à-dire au sentiment qu'il se croit en conscience obligé de suivre. Pour éviter l'abus que l'on pourrait faire de cette maxime, il faut bien remarquer que l'apôtre ne prétend pas que lescliiétiens pussent indifféreinment se conformer à l'usage des Juifs dans la dis~ tinction de certaines viandes. On voit ati contraire par ses antres épitres qu'il regardait cette conformité avec les Juifs comme un renoncement a l'Evangile, et un renouvellement de judaïsme. Cette condescendance ne s'étendait donc qu'à quelques juifs non- Tellement convertis, et tellement prévenus en faveur de leurs anciennes observances , qu'tlii ne croyaient pas pouvoir en conscience s'en dispenser. Encore ne les ménageaiton de la sorte que pour quelque temps, jusqirà ce qu'ils se fussent affermis dan» l'esprit du christianistme, et pour ensevelir, comme on dit, la synagogue avec honneur.

6. Qui sapit dicm. Domino sapit. C. Celui qui a plus d'égard pour ccr- Et qui nianducat « Domino manducat : tains jours , c'est en vue du Seigneur qu'il gratins enim agit Dco. F.t qui non le fait : et celui qui mange, c*est en vue manducat. Domino non manducat et du Seigneur qu'il mange, puisqu'il rend grati«$>agit Deo. grâces à Dieu. De même celui qui s'abstient de quelques viandes, c'est aussi en vue du Seigneur qu'il s'en abstient ; aussi rend-il grficcs à Dieu.

Celui qui a plus d'égard, etc. Chacun doit croire que ceux qui gardent une conduite différente de la sienne dans la distinction des jours et des viandes, ont également eu vue de plaire d Dieu , auquel pour cela ils rendent égalenieni leurs actions de grâces. D'autres expliquent ces mots, Domino sapit ; Domino manducat . comme les précédents. Domino stal aut cadil , c'est-à-dire celui qui a égard à certains jours, celui qui mange de tout et celui qui ne uiange pas de tout, ne rendront compte de leur conduite les uns et les autres qu'à leur maître : aussi n'est-ce qu'à lui qu'ils rendent leurs actions de grâces, comme au seul auifuel ils se croient redevables. Cette cxp'ication paraît plus simple et plus conforme à la suite.

7. Nemo enim nostrûm sibivivit, 7. Car personne de nous ne vît pour et nemo sibî moritur. soi-même , ni personne ne meurt pour

soi-même.

8. Sive enim vivimus, Domino vi- 8. En effet, soit que nous vivions, c'est vimus : sive morimur. Domino mo- pour le Seigneur que nous vivons : soit rimur. Sive ergo vivimus, sive que nous mourions, c'est pour le Seigneur m<icimur , Domini sumus. que nous mourons. Soit donc que nous

vivions ou que nous mourions , nous sommes au Seigneur.

7» 8. C'est de Dieu que nous dépendons pour la vie et pour la mort, c'est lui qui a droit sur nos actions, laissons-lui-en donc le jugement.

9. In hoc enim Christus mortuus 9. Aussi Jcsus-Christ est-il mort et resest , et resurrexit : ut et mortuorum et suscité, afiu d'avoir empire et sur les vivorum dominctur. morts et sur les vivants.

Jutsi Jésus-Christ est-il mort , etc. Jésus-Christ commença après sa mort et sa résurrection à exercer dans timte son étendue cet empire absolu qu'il avait toujours eu sur tous les hommes. Mais ce sera surtout au jugement dernier qu'il l'exercera avec plus do magnificence.

10. Tu autem quîd judicas fratrem 10. Âpres cela, d'oti vient que vous tuum? aut tii quarè spernis fratrem jugez votre frère? Et vous, d'oCi vient que tuum? Omnes enim stabimus ante vous le méprisez? Car nous paraîtrons tribunal Christi (1). tous devant le tribunal de Jésus-Christ.

11. Scrtptura est enim : vivo ego, 11. Puisqu'il est écrit : je suis vivant, dicil Dominus, quoniàm mihi ilectc- dit le Seigneur; tout genou fléchira de-

(1)2. Cor. 5. 10.

CII\PITKE xir. 7t

tur omnc genu , et omnis liiigua cou- vaut moi, et toute langue donnera des fitebitur Deo (1). louanges a Dieu.

Je suis vivant. Vivo ego. C'est une expression que Diru emploie souvent dann l'Ecriture pour attester la vérité de ses paroles. Elle répond ft cps mots du texte d'IsuiV : Fn memeiipto , juravi, f ai juré par moi-même , ou par ma vie, — Toute langue donnera des louanges à Dieu. C'est-à-dire me reconnaîtra pour "Dieu , au lieu du nu>t confitehiittr . on lit dans Isaïe juralit. Cette prophétie q«ii regarde .lésus-Christ , esl une preuve bien claire de sa divinité; d'autant plus que selon la remarque des interprètes, Isaîe emploie le nom de Jehova , qui c&t le nom propre de Dieu.

12. Itaquc unusquisque nostrùtn 12. Tellement que chacun de nous ren* pro se rationem reddet l)eo. dra compte à Dieu pour soi.

13. Non ergo ampliùs invicem ju- 13. Ainsi , gardons-nous bien désormais dicemus : sed hoc judicaie magis, ne de nousjufçer les uns les autres : mais ponatts ofTendiculum fralri, \cl scan- songez plutôt à ne rien faire qui soit pour dalum. votre frère une pierre d'achoppement ou

de scandale.

14. Scio , et confido in Domino 14. Je le sais, et je le crois fermement Jesu . quia nihil commune per ipsum, en Jésus-Christ le Seigneur, que selon nisi ci qui eiistimat quid commune lui rien n'est immonde : ce n'est qu'à l'éessc , illi commune est. gard de celui qui croit une chose immonde,

qu'elle est immonde.

Je le sais et je le croit , etc. Je sais qu'il n'y a point de viande qui puisse par ellemême souiller celui qui en mange. Je sais de plus que ce qui était regardé comme immonde dans la loi ancienne, ne l'est plus aujourd'hui dans cet état de liberté évangélique, dont Jésus-Christ non» fait jotiir; à moins que quelqu'un par erreur ou par ignorance, ne regarde comme impur et couime défendu , ce qui en effet ne Test pas , et qu'à cause de cette fausse persuasion , il ne soit obligé de $'en abstenir,

15. Si enim propter cibum fraier 15. Car si de vous Toir manger quelqtte tuus contristatur , jara non sccundùm chose, cela fait de la peine à votre frère,, charîtatem ambulas. Noli cibo tuo vous ne marchez plus dans la voie de la illum perdere , pro quo Christus mor- charité. Gardez-vous bien , en mangeant tuus est (2). d'une viande , d'être cause de la perte d'un

homme pour qui Jésus-Christ est mort.

16. Non ergo blasphemctur bonum 16. Ainsi , que le bien que nous faisons nostrum. ne devienne point un sujet de blasphème.

Ainsi que le bien que nous faisons, etc, Bonum nostrum. On pourrait traduire, que noire bien, c'est-à-dire la liberté dont nous jouissons de pouvoir manger de tout, ne donne pas occasion aux faibles de décrier IXvangile, (/est dans le même sens que l'apôtre dit ailleurs : J^cquid enimjudicalur libertas mea ab aliéna conseienlid ? Si enim ego cum gratid parti cipo , quid biasphemor pro eo quod graiias ago? I, Cor, 10. 29.

17. Non est enim regnum Del esca 17. Car ce qui fait le royaume de Dieu , et potus ; sed juslitia , et pax, ei jgâu^ ce n'est pas le boire et le manger ; mais diuin in Spiriiu sancto. la justice, la paix, et la joie qui vient du

Suint-Esprit.

1$. Qui enim in hoc servit Christo, 18. Aussi celui qui sert Jésus Christ de placet Deo, et probalus est hominibus. la sorte , plaît à Dieu , et est approu\é des

hommes.

Est approuvé des hommes. Fait approuver sa conduite par tout le monde ; parée qu'il ménage tout le monde ^ et qu'il évite de choquer persoune.

19. Itaquc cjua; pacis sunt , secte- 19, C)ierchons donc ce qui contribue à mur : et qux ffdiflcalionjs sunt, in la paï\t et maintenons entre nous ce qui invicem custo()iamus, peut servir à nous édifier,

20. Noli propicr esçam deslruere 20. Prenez garde qu'en mangeant d'une opusDei. Omniaquidemsuntmunda: viande, vous ne détruisiez l'œuvre da

(l) Isa. 45. 24. - Phil. 2. 10. — {2} 1. Cor. 8. 1 1.

72 EPITR£ DE S. PIVL AUX ROMAINS.

sed malum est homini , qui per offen- Dieu. A la vérité il n'y a point de viande

diculum manducat (!}. qui soit immonde; mais c'est mal fait à

un homme d'en manger avec scandale.

21. Bonum est non manducare car- 21. £t c'est bien fait de s'abstenir de nem, et non bibere vinum, neque in chair et de vin et de tout ce qui choque quo frater tuus offendilur, aut scan-- votre frère, ou de quoi il se scandalise, dalizatur , aut infirmatur (2). ou sur quoi il est faible.

22. Tu fidem habes? Peiies terne- 22. Avez-vous la créance qu'il faut? tipsum habe coram Deo. Beatus qui Ayez-la dans voire cœur devant Dieu, non judicat semetipsum in eo quod Heureux celui qui dans ce qu'il approuve» probat. ne se condamne pas lui-m^me.

Avez'tousla créance qu'il faut ? Etes-vous persuadé et convaincu selon votre conscience ( car c'est ce que signilic dans ce verset le mot fidet) , étes-vous , dls-je, convaincu que vous pouvez impunément manger de tout ? Conduisez-vous selon cette croyance, lorsque vous serez en particulier : mais n'en faites point usage en public, quand il y aura danger de scandaliser votre frère. — Heureux celui qui dans ce qu'il approuve, etc. Heureux celui qui dans ce qu'il choisit et qu'il se détermine de faire, n'agit point contre sa conscience , c'est-é-dire , dans le doute si ce qu'il va faire . est bon ou mauvais. Agir dans de pareilles circonstances, c'est se condamner soi-même ; parce que c'est s'eiposer avec connaissance au danger de mal faire. On trouve dans les interprètes d'autres explications de ce verset : mais la suite fait assez voir qu'on doit s'en tenir à celle que nous venons de rapporter.

23. Qui Rutem discernit, si man- 23. Au contraire, celui qui distingue ducaverit , damnatus est ; quia non ex une viande d'avec une autre, s'il en mange, fide. Omne autem quod non est ex il est condamné ; parce qu'il nesecouduit (ide , peccatum est. pas selon la créance qu'il a. Et tout ce

qu'on ne fait pas selon la créance que l'on a, est péché.

Celui qui distingue, etc. Celui qui mange d'une viande dans le doute si elle est permise ou défendue, celui-là se condamne par sa propre conscience, puisqu'il agit sans être persuadé si ce qu'il va faire, est licite. — Tout ce qu'on ne fait pas selon fa créance que l'on a, est péché, Quod non est ex fide, peccatum est. Ce serait visiblement abuser des paioles de l'apôtre, que de vouloir les faire servir pourautoriser la proposition erronée , que les infidèles pèchent dans toutes leurs actions. Car outre qu'il ne s'agit In anrunement des infidèles, il est évident que le moi fides ne signifie point ici la foi ou la croyance surnaturelle des mystères ré\élés, mais la persuasion que cliarun doit avoir avant que d'agir, que l'action qu'il médite, n'est ni mauvaise ni défendue dans 1rs circonstances où il se trouve. On laisse aux théologiens le soin de \enger suint Augustin de l'abu.^sque les hérétiques font de son autorité en cette occasion, aussi bien que celui d'expliquer en quel sens et sur quel fondement le saint docteur a cru pou%oir se servir do ce texte, pour montrer contre lespéiagiens que les actions des infidèles ne peuvent être d'aucun mérite pour le salut.

(l)T»t. 1.15.— (2)1. Cor. 8. 13,

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