CHAPITRE ni
14. ÀDimalis autem homo non per- 14. Mais pour rhomine animal , il ne cipit ea qu» sont Spiritùs Dei : Siul- conçoil point ce qui est de l'Esprit de iitia enim est illi , et non potest Dieu. Car c'est une folie à son égard , et il intellîgere : Quia spiritualiter eiami- n'y peut rien comprendre : Parce que c'est natur. spirituellement qu'on en juge.
J^f ait pour l'homme animal, etc. L'homme qui ne prend pour règle de ses jugements, que lu sagesse profane, ne conçoit point et traite même de folie ce qu'enseigne l'esprit de la foi. £t cela ne peut manquer d'arriver, puisqu'il n'y a que l'Esprit de Dieu qui en fasse juger sainement.
15. Spiritualis autem judicatomnia : IS. L'homme spirituel au contraire juge Et ipse a nemine judicatur. de toutes choses ; et pour lui , il n'a personne qui le juge.
L'homme epiriluei, eie. L'homme qui suit l'Esprit de Dieu , porte un jugement droit de toutes choses ; il sait ce qu'il faut croire et ce qu'il faut rejeter, personne ne peut le critiquer, ou le condamner. En effet, serait-ce ceux qui sont conduits par le même Esprit, qui le condamneraient? Mais ils sont tous unis de sentiments. Serait-ce ceux qui n'ont pas l'Esprit de Dieu? Mais ils ne sont pas juges compétents. Car, ajoute l'apôtre Tcrset 16. ces hommes profanes sont-ils entrés dans les desseins de Dieu? Leur appartient-il de prescrire des bornes à sa conduite suivant leurs faibles lumiàres, €t déjuger de ce que l'Esprit-saint découvre à ceux qui l'écoutent?
16. Quis enim cogno\it sensum Do- 16. Car qui connaît les pensées du Seiroini, qui instruat eum? Nos autem gneur, afin de pouvoir lui donner conseil? sensum Christi habemus (1). mais nous , nous avons l'esprit de Jésus- Christ.
Nous savons quelles sont les pensées du Seigneur, Pour nous qui avons l'Esprit de Dieu , nous savons ce qu'il faut penser de ce que les hommes traitent de folie , et de ce qui est la véritable sagesse au jugement de Dieu.