‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 81 sur 364 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Pour vous procurer une nouvelle grâce. Ut seeundam gratiam hàbereUs. On pourrait traduire : afin que tous m'eussiez une secoade obligation; c'est-à-dire afin qu outre la ptemière obligation quevuus m'avesd^élre allé vous prêcher TEvangile, vous m en eussiez une seconde, d'élre retourné vous visiter, et vous confirmer dans la foi. D'autres expliquent les paroles dont il s'agit, par rapport au verset suivant : afin de vous faire un duuble plaisir, l'un en passant chez vous avant que d'aller en Macédoine, l'autre en revenant chez vous à mon retour de Macédoine. On ne voit point que dans la première épitre que saint Paul écrivit aux Corinthiens, il leur eût promis de les aller voir avant son voyage de Macédoine ; il paraît même dire tout le contraire . ch. 16. v. 5. Cependant il n'y a pas lieu de douter qu'il ne leur eût donné autrefois là-dessus des assurances positives, puisqu'il a'est cru obligé ûe se justifier contre ceux qui prenaient de là occasion de Taccttaer d'iuconstanceet de légèreté dans sa doctrine , aussi bien quedana ses résolutions.

16. Et per tos transire in Macedo- 16. Prenant mon chemin par chez vous

Diam, et iterùm à Macedoniâ venire pour aller en Macédoine ; qu'ensuite, de

ad Y^, el à vobis deduci in Judsearo. Macédoine , étant revenu chez vous , vous

me conduiriez en Judée.

17. Cùm ergohocvolulssem, num- 17. Ayant donc eu ce dessein, est-ce

quid levitate usus sum? Aut quae co- que j'ai été inconstant, ou que, formant un

gito , secundùm carnem cogito , ut sit projet , je le forme selon la chair ; en sorte

apud me est et non ? que le oui et le non se rencontrent en moi?

Je le forme selon la ehair, Est<<<ïe que je me oonduis dans mes projets par des vues d'intérêt propre, en sorte que je change de dessein et de langage selon que mon utilité particulière le demande ?

IS.Fidelis autem Deus, quia sermo 18. Au contraire , j'atteste Dieu qui est noster, qui fuit apud vos, non est in fidèle en ses paroles, que dans ce que illo est et qon, nous avons dit étant parmi vous , il n'y a

point de oui et de non,

J'attette que Dieu est fidèle , ete. L'apôtre craignant que ses ennemis ne se prévaillenf de son changement de résolution pour décrier sa doctrine , veut d'abord remédier à ce qui est de plus important. Ainsi , avant que de rendre raison de sa conduite particulière, il fait voir qu'il n'y a jamais eu de variation dans les dogmes qu'il a enseignés. C'est comme a'il leur disait : Quelque jugement que vous portiez de moi au sujet de mon yoyage, le Dieu de vérité m'est témoin qu'au moins dans tout ce que je vous ai prêché, il n'y a jamais eu d'incertitude ni de changement de langage.

19. Dei enim Filius Jésus Ghristus , 19. Car «n Jésus-Christ le Fils de Dieu , qui JD vobis per nos prsdicatus est, que nous avons prêché parmi vous, moi, per me , et Silvanum , et Timotheum , Silvain , et Timothée , il n'y a point eu de 000 fuit est et non , sed est in Illo fuit, oui et de non , mais il n'y a que oui en sa.

personne.

Car en Jésus-Christ , etc. Ikins tout ce que nous vous a vous enseigné touchant Jésus- Christ, nous n'avons jamais varié. Nous avons toujours affirmé constamuient la même mérité. Quelques-uns font tomber le out et le fwn sur la personne même de Jésus-Christ et non pas sur la prédication de saint Paul, en celte manière : (^ar Jésus-Christ , que nous vous avons prêché , est la vérité même ; il est incapable de tromper et d'être tronspé, d'affirmer et de nier la même chose, on ne trouve en lui que \érité. La première explication parait plus naturelle. -^ Silvain. On ue doute point que celui qui est Appelé Silvanus dans les épitres de saint Paul et de saint Pierre , ne soit ie même dont Saint Luc fait souvent mention dans ie livre des Actes sous le nom deSilus, et qu'il mous Apprend s'être trouvé à Corinthe a\eo saint Paul et Timothée.

20. Quotquot enim promissiones 20. En effet , tout ce qu'il y a de propei suDt , in illo est : ideô et per messes de Dieu est un oui en la personne ipsum Ameu Dep ad gloriam nos^ de Jésus*Christ, et c'est pour cela que par tram. lui nous disons môme Amen à Dieu, pour

qu'il soit glorifié de nous.

En effft , tout ce quilyade promesses. En effet . tuut ce que Dieu avait promis , a été pleinement accompli par Jésuti-Christ, et c'est pour attester cette vérité que nous disons QiR£n, reconnaissant par là l'a ccimi plisse ment des pruuiesses di\incs dans la persunue de

Jésus-Christ. — Pour qu'il toit glorifié de nous. Cette manière de traduire ces paroles delaVulgate, ad gloriam nosiram , est la plus conforme au texte grec , où on lit, amen Deo ad gloriam per nos,

21. Qui autem confirmât dos vobis- 21. Or, c'est Dieu qui nous fortifie en cum in Christo, et qui unxit nos Jésus-Christ airec vous, et de qui uous Beus : avons reçu l'onction :

En JétuS'Chritt. Dans la foi et dans la confession de Jésus-Christ. C'est de lui que nous avons reçu l'onction de la grâce sanctifiante et des dons du Saint-Esprit.

22. Qui et signavit nos, et dédit 22. Qui nous a aussi imprimé son pignus Spiritûs in cordibus nostris. sceau , et qui nous a donné pour gage le

Saint-Esprit au fond de nos cœurs.

Qui nous a imprimé son sceau. Par le baptême tous les chrétiens sont marqués au sceau de Diou , pour être son peuple choisi ; ils reçoivent avec la grâce sanctifiante un gage des biens éternels et du salut : Signati eslis Spiritu promissionis sancio, qui est pignus hœreditatis nostrœ, Eph, l. 13.

23. Ego autem testera Deum înTOco 23. Au reste , je prends Dieu à témoin in animam meam , quôd parcens au péril de mon âme , que si je ne suis vobis , non veni ultra Corinthum : point retourné à Corlathe , c*est {lour

vous ménager :

Non quia doniinamur fidei vestrs , Non que nous nous rendions maîtres sed adjutores sumus gaudii vestri : de votre foi , mais parce que nous sommes nam fîde statis. pour vous donner de la joie. Car c'est par

la foi que vous êtes fermes.

Au reste , etc. Pour revenir au voyage que j'avais d'abord eu dessein de faire chez TOUS , je prends Dieu à témoin , et je consens qu'il me fasse périr , si je ne dis la vérité ; je prends Dieu à témoin que ce qui m'a empêché de vous aller voir, ça été uniquement la crainte de vous causer du chagrin, par les réprimandes et les reproches que j'aurais été obligé de vous faire , sur les désordres qui se sont glissés parmi vous : noa que je prétende dominer sur votre foi , et tyranniser vos consciences sur le point de la religion. Je ne cherche qu'à contribuer à votre joie et à votre bonheur; et d'ailleurs, pour ce qui regarde votre foi, elle n'est point ébranlée, vous y demeurerez constaiument attachés.

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