‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 83 sur 364 · S8 II. EPITRE DE S. PAVI AUX CORINTHIENS · texte numérisé non relu

S8 II. EPITRE DE S. PAVI AUX CORINTHIENS

9. Ideô enim et scripsi , ut cognos- 9. Aussi est-ce même pour cela que j'ai cam experimentum vestrum, an in écrit, afin desavoir par expérience si vous omnibus obedientes sitis. êtes obéissants en toutes choses.

Si vous êtes ohéiisants en toutes choses. Si tous m'obéÎMez dans ce que je vous prescris ici , comme vous m'avez obéi dans l'exécution delà censure que j'avais portée. On voit par lé que c'était saint Paul lui-même , qui portait et qui levait la sentence d'excommunication.

10. Cui autem aliquid donftstîs et 10. Celui au reste k qui vous avez fait ego : nam et ego quod donavi, si quid grâce en quelque chose, je le lui fais aussi, donavi , propter vos in personà Car moi-même . lorsque î'ai fait grâce , si Christi » je l'ai fait en quelque chose , c est pour

l'amour de vous en la personne de J&us- Christ »

Celui au reste , etc. C'est-à-dire ainsi donc quoiqn'absent de corps, je ratifie , comme si j'étais présent , tout ce que vous relâcherez des peines canoniques, que cet homme avait méritées pour son crime : et si j'use en cela moi-même d'indulgence, c'est à cause de TOUS que je le fais au nom et par l'autorité de Jésus-Christ dont je tiens la place.

11. Ut non circumveniamur à Sa- 11. Afin que Satan ne nous surprenne tanâ : non enim ignoramus cogitatio- point. Car nous n'ignorons pas ses desnes ejus. seins.

Afin que SeUan ne nous surprenne point, La surprise que craint ici l'apôtre de.Ia part du démon , c'est une rigueur outrée également pernicieuse , et pour le pécheur pénitent , et pour le ministre trop sévère. On sait que cette austérité inflexible fut un des moyens dont se servit le démon pour troubler l'Eglise dès les premiers siècles , et pour jeter dans l'erreur les montanistes et les novatiens.

12. Cùm venissem autem Troadem 12. Or, étant venu à Troade pour l'Evanpropter Evangelium Christi, et os- gile de Jésus-Christ, et la porte m'ayant été tium mihi apertum esset in Domino» ouverte au nom du Seigneur ;

13. Non habui requiem spiritui 13. J'eus l'esprit fort inquiet de n'avoir meo , eô quôd non invenerim Titum point trouvé Tile mon frère , et leur difratrem meum, sed valefaciens eis , sant adieu, je partis pour la Macédoine, profectus sum in Macedoniam.

12. 13. Etant tenu d Troade. Au sortir d*Ephèse saint Paul -était ailé à Troade, ville d'une petite province du même nom dans l'A-sie mineure. Lé il espérait trouver Tito de retour de Coriuthe , où il l'avait envoyé , et apprendre de lui des nouvelles des Corinthiens , et en particulier quel effet avait produit sa première lettre. Hais Tite ne s'étant point trouvé , ce contre-temps donna beaucoup d'inquiétude à l'apôtre. Il quitta Troade , quelque sujet qu'il eût de se promettre que l'Evangile y ferait de grands progrès, et s'avança jusquen Macédoine , afin tl'étre plus a portée d'apprendre l'état de TEglise de Coriuthe.

14. Deo autem gratias , qui semper 14. Cependant , grâces soient rendues & triumphat nos in Christo Jesu, etodo- Dieu, qui sous fait triompher de tout en rem notitis sus manifestât per nos in Jésus-Christ et qui se sert de nous pour omni loco : répandre en tout lieu l'odeur de la coo>

naissance de son nom.

Grâces soient rendues â Dieu, Saint Paul marque plus bas, ch. 7. que depuis son arrivée en Macédoine il n'avait eu aucun repos ; qu'il avait souffert toute sorte d'a^ flictions et de combats. Plusieurs croient que c'^t à cette occasion qu'il remercie Dieu de ce qu'il le fait triompher de tous ces obstacles pfir la grâce de Jésus-Christ, qui triumphat nos in Christo, D'autres prenant ces paroles, qui triumphat nos , dans un sens plus littéral , expliquent ainsi cet endroit : Grâces soient rendues à Dieu , qui triomphe de nous en Jésus-Christ; c'est-à-dire qui , malgré notre indignité et l'éloignement où nous vivions autrefois du christianisme , a su faire de nous des ministres de l'Evangile, et qui a youIu se servir de nous pour être connu par tout le monde. Cette dernière explication parait confirmée par ces paroles du verset 16. Et ad hac quis tam idonms ? Aussi bien que par les versets 5 et 6 du chapitre suivant.

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