‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 84 sur 364 · CHAPITRE III. 18d · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 18d

ils. Quia Christt bonus odor sumus Itf. Car dous sommes pour Dieu la

Deo, in iis qui salvi fiant, et in iis bonne odeur de Jésus-Christ à l'égard de

qai pereunt : ceux qui sont sauvés , et à l'égard de ceui

qui périssent :

16. Aliis quidem odor mortis in 16. A l'égard de ceux-ci une odeur moriDArtem : aliis autem odor vitœ in telle , qui leur cause la mort ; et à l'égard vitam. Et ad hsc quis tam idoneus? de ceux-là une odeur vivifiante qui leur

donne la vie. Et où trouver des personnes assez propres pour cela ?

15. 16. iVbuf $omme$ p<mr Dieu la bonne odeur, eie, La dnctrine évangéliqae n'est capable par elle-même que de répandre une odeur salutaire, et de donner la vie : mais il arrive que plusieurs de ceux qui Técouteut^ abusant de la liberté qu'ils ont de la rejeter, elle devient pour eux une occasion de mort et de perdition. C'est ce qu'explique excellemment saint Jérôme : Prœdicalionis nottrœ longé latéque tpirat fragranlia : ted quia homines suo arhilrio derelicii sunt , neque enim bonum neceaitate faciunt , sed voluntate,.. ideà odor nosler quiper $e honu* ett , virluteeorum vel vitioqui tuteipiutU, tive non iuteipiunt , in vitam trantil aut mortem ; ut qui crediderint tahi fiaiU , qui verd non crediderint pereant. — El où trouver dei personne$ aeiezpropret pour cela ? Pour être la bonne odeur de Jésus-Christ , pour répandre de tous côtés la doctrine salutaire de l'Evangile? Quelques-uns traduisent ces paroles de U Vulgate» ei ad hœe quit tam idoneus ? Qui est-ce qui est plus propre pour cela que nous? Mais la 'version française que nous avons suivie , parait devoir être préférée , comme étant plus cooforme au texte grec, où le mot tam ne se trouve point , et où ont lit seulement , cf ad hœc qui$ idoneus ?

17. Non enim sumus sicut plurîmi 17. Car nous ne sommes pas comme adaUerantes verbum Bei , sed ex sin- plusieurs qui corrompent la parole de ceritate, sed sicut ex Deo , coram Deo, bieu : mais c'est de bonne foi , mais c'est in Christo loquimur. comme de la part de Dieu , devant Bieu ,

en Jésus-Christ que nous parlons.

Nous ne sommes pas comme plusieurs. Si l'apôtre parle ici de lui avantageusement, il faut se souvenir du correctif qu'il apporte lui-même au chapitre suivant , versets 5, 6. en se reconnaissant redevable à Dieu de tous les avontages qu'il o, et de tout le bien qu'il peut faire. D'ailleurs, il était obligé de relever la gloire de son ministère , et de faire remarquer les succès de son apostolat, pour décréditer certoins faux docteurs qui ne cherchaient qu'à établir leur réputation aux dépens de la sienne. Et c'est le motif des louanges qu'il semble se donner, ou plutôt l'apologie qu'il fait de sa conduite dans loutela suite decette épitre. L'expression grecque qui répond à ces ps^xolesadulterantes fierhum Dei^ peut signifier des gens qui font trafic de laparole de Dieu , qui ne cherchent en la prêchant que leurs intérêts, cauponantes verhum Dei, xairvjAcvevrcs : et c'est ainsi que saint Jérôme l'a entendu. Mais les plus habiles commentateurs grecs n'y ont poiot donné d'autre sens que celui de notre Yulgate.

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