‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 99 sur 364 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

il commence à déclarer quelle est son antorité , et les peines qa*il a essayées peor Jésas-Christ de la part des faux apMrcs , qui , eu le rabaissant et en parlant de lai comme d'un homme méprisable , empêchaient le (mit de sa prédication.

1. Ipsb autem ego Paulus obsecro 1. Pour moi Paul, je vous supplie vos. per mansuetudinem et modes- moi-mtme, parla douceur, et par Thutiam Cbrisii , qui in facie quidem hu-^ milité de Jésus-Christ , moi qui parais si

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milis som inter vos , absens autem fKïtit étant avec vous , et qui agis avec tant coflfido in vobis. de hauteur à votre égard étant absent :

Moi qui parais si petit. Moi qui , à ce que débitent certaines gens, parais si petit, etc. Saint Paul emploie le reste de cette Epître à faire son apologie contre quelques faux docteurs qui cherchaient à se faire valoir en décriant sa conduite. Entre aiiires chnseA qu'ils lui reprochaient, ils le représentaient comme un homme qui de loin prenait les choses sur un ton fort haut; mais qui étant présent se trouvait fort petit, et n'avait plus ni fermeté ni vigueur. U'où ils concluaient qu'on ne devait pas se mettre fort en l^inedes menaces qu'il faisait dans ses lettres.

2. Rogo autem vos ne prxsens au<- 2. Je vous supplie , dls-je , de faire en deam, per eam confidentiam , quâ sorte que quand je serai présent , je n'aexistlmor audere in quosdam , qui gisse point avec cette hauteur qu'on croit arbitrantur nos tamquàm secundùm que j'ai à l'égard de quelques-uns, qui carnem ambulemus. jugent de nous comme si nous nous con •

duisions selon la chair.

Cimme si nous nous conduisions selon la chair. Comme si nous nous conduisions par les maximes d'une prudence et d'une politique toute mondaine, affeciant de faire grand bruit de loin, lursqu'étant présents nous sommes réduits à user de lâches ménagements.

3. In carne enim ambulantes, non 3. En effet, quoique nous vivions dans secandiim carnem roiiitamus. la chair , ce n'est par selon la chair que

nous faisons la guerre.

4. Nam arma militls nostrae non 4. Car les armes avec quoi nous combalcarnalia sunt, sed potentia Deo ad tons, n'ont rien de la chair; mais elles destructionem rounitionum , consilia tirent leur force de Dieu , pour détruire les destrueutes; forteresses ennemies. Aussi détruisonsnous les inventions de l'esprit ,

5. Et omnem altitudinem eitollen- 5. Et tout ce qui s'élève avec hauteur temse adversus scientiam Dei , et in contre la science de Dieu : nous réduisons captivitatem redigentes omnera intel- tous les esprits en esclavage sous 1 obéislectum in obsequium Christi , sance de Jesus-Christ ,

3. 4. 5l L'apôtre fait voir dans ces trois versets , que quoiqu'un homme comme les autres, cependant il a reçu de Dieu pour l'exécution de son ministère, le glaive de la parole et de l'autorité apostolique , eu vertu duquel il est en état de combattre et de terrasser tout ce qui refuse de rendre obéissance à Jésus-Chiist.

6. Et in promptu habentes olcisci 6. Et nous sommes en état de venger omnem inobedicntiam , cttm impleta toute sorte de désobéissance , après que fuerit vestra obedientia. vous serez soumis parfaitement.

Après que vous serez soumis parfaitement. Par ces paroles saint Paul déclare aux Corinthiens que s'il les a ménagés jusqu'ici , ce n'a été ni par faiblesse , ni faute d'autorité; qu'il a voulu leur donner le temps de se reconnaitre ; mais que s'il se trouve en-* core quelqu'un, lorsqu'il les ira voir , qui ne se soit pas soumis , il le traitera , quel qu'il puisse être , avec la dernière sévérité.

7. Quae secundum faciem sunt, 7. Voyez ce que c'est que l'apparence des videte. Si quis confidit sibi Christi se choses. Si quelqu'un croit être à Jésusesse , hoc cogitet iterùm apud se : Christ , qu'il se mette bien encore dans ç|uia sicut ipse Christi est , ita et nos. l'esprit que , comme il est à Jésus-Christ,

nous y sommes aussi nous-mêmes.

yoyez ce que c'est que Vapparenee des choses. Quœ secundum faciem sunt, videte. Voici, ce semble, le sens le plus naturel de ces paroles exprimées comme elles sont dans la Vulgate : pour juger du mérite de mes ennemis et du mien , faites du moiuH attention à ce qui tombe sous vos yeux , et à ce que vous pouvez connaître d'eux et de inoi. On lit dans le texte grec videlis au lieu de videte : ce qu'on suppose communément être dit par interrogation ^ yu^ez-vou« par l'extérieur ? Dans cette supposition , ce n'cnt pas une permission qu'accorde l'apôtre, mais une réprimande ironique qu'il fait aux Corinthiei.s , de ne juger des personnes que par Tapparence.

8. Nam , et si ampliùs aliquid glo- 8. En effet , quand je me glorifierais un riaius fuero de potestate nostrâ. qiiam peu davantage du pouvoir que nous avons,

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