‹ Le Nouveau TestamentChapitre 24 sur 90 · SAINT MARC · texte numérisé non relu

SAINT MARC

PRÉFACE

Les Évangiles de Mare et de Lue sont les seuls livres du Nouveau Testament qui ne passaient pas dans l'Église primitive pour avoir été écrits par des apôtres. Or la règle qui, au quatrième siècle, a présidé au rejet de certains livres et à l’admission de certains autres, semble avoir été celle-ci: ne conserver que ce qui a été écrit par les apôtres. Tous les livres du Nouveau Testament actuel, sauf les Évangiles de Marc et de Luc, furent considérés comme remplissant cette condition. Et quant à ces deux écrits, on ne les garda que parce qu’ils passaient pour avoir été rédigés le premier sous la direction de Pierre, le second sous celle de Paul.

L'Église chrétienne a toujours désigné pour l’auteur du deuxième Évangile, Jean, surnommé Marc, fils d’une femme nommée Marie, et cousin de Barnabas (Coloss. 4: 10). Il habitait Jérusalem, et dans la maison de sa mère où se réunissaient les premiers chrétiens, il voyait souvent l’apôtre Pierre (Actes 12:12). Ce fut cet apôtre qui convertit le jeune homme à la foi nouvelle (I Pierre 5:13). Après avoir accompagné Paul et Barnabas dans leur première mission, puis Barnabas seul, et être plus tard revenu auprès de Paul (Coloss. 4:10 ; Philémon 24 ; 2 Tim. 4: 11) il fut, d’après une tradition una-

nime et considérée comme certaine, le compagnon et l’interprète de Pierre. Papias s'exprime ainsi: Marc, disait le presbytre Jean, ayant été l'interprète de Pierre a soigneusement mis par écrit ce qui lui était resté dans la mémoire des actes et des discours du Seigneur, mais sans ordre. Car Marc n'avait lui-même ni vu, ni entendu, ni suivi le Seigneur ; mais il a seulement entendu Pierre, qui, uniquement préoccupé des besoins de son enseignement, ne mettait pas d'ordre dans ses récits. On n’a aucune objection sérieuse à élever contre ces paroles de Papias.

S'il reproche à Marc d'écrire sans ordre il veut sans doute dire qu'il ne classe pas, comme Matthieu par exemple, les faits et les discours par ordre de matière, mettant ensemble plusieurs paraboles, ensemble plusieurs miracles. D’après notre manière moderne de parler, Marc écrit, au contraire, avec beaucoup d’ordre, car 1] nous donne les faits dans leur suite chronologique. Son style est vif, rapide, pittoresque.

La fin de son Évangile est malheureusement perdue et la conclusion actuelle qui commence au verset 9 du chapitre 16 a été faite plus tard par un chrétien qui ἃ résumé les récits des autres Évangiles (voir pour plus de détails note sur 16 : 9 et suiv.).

La date de la composition de l'Évangile de Marc est incertaine. On peut la placer approximativement vers l’an 65.

Il se divise en trois parties. Comme Matthieu et comme Lue, il raconte successivement, le ministère de Jésus-Christ en Galilée et hors de Palestine, le ministère de Jésus-Christ en Judée et à Jérusalem, et enfin la Passion et la Résurrection. Ces trois parties sont précédées d’une courte introduction qui renferme en quelques lignes le ministère de Jean-Baptiste, avec la mention du baptême de Jésus et de la tentation (1 : 1 à 14).

La première partie (ministère de Jésus-Christ en Galilée et hors de Palestine) s’étend de 1 : 14 au chapitre 10. Nous y distinguons quatre phases, les mêmes, à peu de chose près, que nous retrouverons chez Luc. La première va jusqu’au moment où les Pharisiens se déclarent décidément hostiles (1 : 14 à 3 : 7). La seconde s'achève avec l’envoi des douze en mission (8 : 7 à 6 : 7). La troisième se termine au moment où Pierre va confesser la messianité de son maître (6 : 7 à 8 : 27) οὐ la quatrième nous mène jusqu'au départ pour la Judée (8 : 27 à 10 : 1).

Dans la seconde partie (ch. 10 à ch. 14) Marc raconte d’abord le voyage à Jérusalem (ch. 10), puis l’arrivée à Béthanie et l'entrée dans la ville sainte (11 : 1 à 27), les discours et les enseignements dans le Temple (11 : 27 à ch. 13 : 1), le discours sur la fin du monde et la ruine de Jérusalem (ch. 13).

La troisième partie (Passion et Résurrection) commence avec le chapitre 14 et comporte les phases suivantes: le repas de la Pâque (14 : 1 à 26): l’arrestation, le jugement et la crucifixion (14 : 26 à ch. 16 : 2). Avec le chapitre 16 verset 2 commence le récit de la résurrection brusquement interrompu.

(Julias) δ

Añtiochia

LT > καἶ ΓΤ αὶ

γε ᾿- οἷδε. Giléad E - Ÿ o nganna

Gerasa,Antiocha à

ἢ chagaba ©

͵ Appollonie ! Ἵ NE D !

ñ Amigthonte ! Ἢ ͵ 7, .‘Antipat 2 > IP TIS Aleéandrion Arimathie 9 vds F DPhraïm e 1 + . © Diospoiis ΠΡ ere Σ 6 ethèle P ma & 1, RE

ἐν ® FEU D\Michmas Vericho Emmaüs DES Q TGuibk !

(WiFopolis)O ethabara »

Mitspa 5

δμ. ΝΣ 80 Kilom-

Paris, Librairie Fischbacher

Nouveau Testament, trad. par Edm. Stapfer.

Page 1