PS ES
conque commet le péché est l’esclave du péché; or ce n'est pas pour toujours que l’esclave demeure dans la maison, le Fils y demeure toujours; si donc le Fils vous affranchit, vous serez véritablement librest. Je sais que vous êtes de la descendance d'Abraham; mais, parce que ma parole n'a pas prise sur vous ?, vous cherchez à me faire périr. Ce que j'ai vu auprès du Père, moi, Je le dis; ce que vous avez appris de votre père, vous, vous le faites. »
Ils répondirent par ces paroles : «Notre père à nous, c'est Abraham. »
«Si vous étiez enfants d'Abraham, leur dit Jésus, vous feriez les œuvres d'Abraham ὃ; au lieu de cela, vous cherchez à me mettre à mort, moi, un homme qui vous ai dit la vérité, que j'ai entendue auprès de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. »
«Nous ne sommes pas le produit de quelque fornication, répliquèrent-ils, nous avons un seul Père : Dieu. »
«Si Dieu était votre Père, reprit Jésus, vous m'aimeriez! car de Dieu je suis sorti et je viens; ce n’est pas, en effet, de moi-même que je suis venu; mais c’est lui qui m'a envoyé. Pourquoi ne reconnaissez-vous pas mon langage? parce que vous ne pouvez entendreÿ ma parole. Vous avez le diable pour père, et c’est aux convoitises de votre père que vous voulez obéir. Dès le commencement, celui-là fut homicide, et il ne se tient pas5 dans la vérité, parce qu'il n'y ἃ point de vérité en lui.
1 C'est-à-dire : Le pécheur est esclave; étant esclave, il n’a pas plus de droit à demeurer dans la maison de Dieu et à participer à l'héritage céleste qu’un esclave sur la terre n’a ce droit dans la maison de son maître. Le Christ seul qui est le Fils a droit à demeurer dans la maison du Père, et lui seul peut octroyer à l’esclave du péché l’affranchissement qui le rend véritablement libre ; il deviendra ainsi fils à son tour.
2 Littéralement : ne fait pas de progrès en vous.
3 Plusieurs anciens manuscrits lisent : Si vous êtes enfants d'Abraham, faites les œuvres d'Abraham.
4 C'est-à-dire mon enseignement.
5 C'est-à-dire comprendre.
6 Il ne se tient pas. Le verbe grec est au passé; mais ce passé signifie: ü ne s'est pas placé et il ne reste pas; il faut donc le rendre par le présent.
Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fond, étant menteur et père du mensonge. Quant à moi, c'est parce que je dis la vérité que vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas? Celui qui est de Dieu, entend! les paroles de Dieu. Voici pourquoi vous, vous n'entendez pas?: c’est que vous n'êtes pas de Dieu. »
Les Juifs lui répondirent par ces paroles : «N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et un possédé du démon?» «Je ne suis pas un possédé du démon, répliqua Jésus, mais j'honore mon Père, et vous, vous me déshonorez. Pour moi, je ne cherche pas ma gloire; il est quelqu'un qui la cherche et qui juge. En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »
«Nous sommes maintenant convaincus, lui dirent les Juifs, que tu es possédé du démon. Abraham est mort ainsi que les prophètes, et toi, tu dis: «Si quelqu'un garde ma parole, il ne goûtera jamais la mort. » Es-tu plus grand que notre père Abraham qui est mort? que les prophètes, qui sont morts? Qui prétends-tu être?»
Jésus répondit : «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon Père qui me glorifie, mon Père dont vous dites qu'il est votre Dieu ὃ, et que vous ne connaissez pas; pour moi, je le connais entièrement. Et si je disais que je ne le connais pas entièrement“, je serais comme vous, un menteur; mais je le connais entièrement # et je garde sa parole. Abraham votre père ἃ tressailll de joie dans l'espoir de voir mon jour; il l’a vu et 1] ἃ été dans la joie. »
«Tu n’as pas encore cinquante ans, repartirent les Juifs, et tu as vu Abraham!»
Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, moi, je suis. »
1 C'est-à-dire comprend.
2 C'est-à-dire vous ne comprenez pas.
3 Quelques anciens manuscrits lisent : dont vous dites : il est notre Dieu, 4 Grec: je le suis, ce que nous exprimons par : je le connais entièrement.
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Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter; mais Jésus se cacha et sortit du Temple.
Il vit, en passant, un aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : «Rabbi, lui dirent-ils, est-ce le péché de cet homme, ou celui de ses parents, qui l’a fait naître aveugle? »
Jésus répondit : «Ni lui, ni ses parents n’ont péché, mais il est aveugle ! pour que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Il faut, pendant qu'il est jour, que j'accomplisse ? les œuvres de Celui qui m'a envoyé. La nuit arrive, où personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Ayant ainsi parlé, il cracha à terre; et, formant de la boue avec sa salive, il étendit cette boue sur les yeux de l’aveugle; puis il lui dit: «Va te laver à la piscine de Siloam # (mot qui signifie : Envoyé).» L’aveugle alla se laver et revint voyant clair. |
Les voisins et les gens qui auparavant l'avaient remarqué, quand il demandait l’'aumône, disaient: «N'est-ce pas là l’homme qui était assis et mendiait?» — «C'est bien lui», répondaient les uns. — «Nullement! aflirmaient les autres, c'est quelqu'un qui lui ressemble.» Lui, il disait: «C’est bien moi.» On lui demanda alors: «Comment tes yeux se sont-ils donc ouverts?» Il répondit : «Celui que l’on nomme Jésus ἃ fait de la boue; 11 l’a étendue sur mes yeux ; puis il m'a dit: « Va te laver à Siloam.» J’y suis allé ; je me suis lavé et j'y vois.» Ils lui demandèrent: «Et lui, où est-il?» — «Je n’en sais rien », répondit-1l.
On conduisit aux Pharisiens cet aveugle guéri. Or c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. Les Pharisiens lui demandèrent à leur tour comment il avait recouvré la vue. «Il m'a mis de la boue sur les yeux, leur répondit-il; je me suis lavé et J'y vois. »
1 Ces mots: Ji est aveugle, sont sous-entendus dans le texte.
2 Quelques anciens manuscrits lisent: que nous accomplissions.
3 Les mêmes manuscrits lisent: qui nous « envoyés.
4 Nous orthographions ce mot d’après les plus anciens et les meilleurs manuscrits. La forme traditionnelle Siloé est plus moderne. Voir Luc 18, 4.
Là-dessus quelques-uns de ces Pharisiens dirent : «Cet homme n’est pas de Dieu, puisqu'il n’observe pas le sabbat.» Mais d’autres : «Comment un pécheur? peut-il faire de tels miracles? » Ils étaient en désaccord. Alors ils s’adressèrent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il (ἃ ouvert les yeux? » — «C'est un prophète», répondit-il.
Ne croyant pas que cet homme avait été aveugle et qu'il avait recouvré la vue, les Juifs mandèrent son père et sa mère, et ils leur posèrent ces questions : «Est-ce bien là votre fils que vous dites être aveugle de naissance? Comment se fait-il qu’il y voie maintenant?» Ses parents répondirent par ces paroles : «Nous savons que c’est là notre fils; nous savons qu'il est né aveugle ; mais coinment il se fait qu'il y voie maintenant, nous ne le savons pas; quel est celui qui lui ἃ ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Interrogez-le; 1l est d'âge à s'expliquer lui-même.» Les parents parlèrent ainsi par crainte des Juifs. Ceux-ci, en effet, avaient déjà décidé que quiconque reconnaîtrait que Jésus était le Christ, serait chassé de la synagogue. C’est pour cela que les parents dirent : « Il est d'âge à répondre, interrogez-le. »
Alors les Pharisiens appelèrent pour la seconde fois l’homme qui avait été aveugle. «Rends gloire à Dieu! lui dirent-ils, nous savons que cet homme est un pécheur!#» Et lui, il répondit : «S'il est un pécheur*, je ne sais; je sais une chose: j'étais aveugle et maintenant je vois ! » — «Que t'a-t-1l fait? reprirent-ils ; comment t’a-til ouvert les yeux?» Il répondit: «Je vous l'ai déja dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous, vous aussi, devenir ses disciples? » Alors ils l’accablèrent d’injures, disant : «C’est toi qui es son disciple; nous sommes, nous, disciples de Moïse; nous savons que Dieu ἃ parlé à Moïse; quant à cet homme, nous ne sawons d’où
.1 Littéralement : de la purt de Dieu.
? Le mot pécheur signifie ici un homme qui n’observe pas la Loi, qui ne se laisse pas diriger par les Pharisiens, un homme qui ne pratique pas les rites du Judaïsme. Voir note sur Matth. 9, 10. Saint Paul (Galates 2, 15) emploie la même expression dans le même sens.
5 Un pécheur. Noir note sur le verset 16.
il est.» — «Voici qui est fort étonnant, reprit l’aveugle guéri, vous ne savez d'où il est, alors qu'il m'a ouvert les yeux! Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs!; si, au contraire, quelqu'un craint Dieu et fait sa volonté, c’est celui-là que Dieu écoute. Jamais on n’a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si cet homme n'était pas de Dieu?, il ne pourrait rien faire.» — «Tu es né dans le péché des pieds à la tête, lui répliquèrent-ils, et tu nous fais la leçon!» Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu'ils l'avaient ainsi chassé, et l’ayant rencontré, il lui dit : «Crois-tu au Fils de l’homme 3?» I] lui répondit par ces paroles : «Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui?» Jésus lui dit: «Tu l'as vu; celui qui te parle, c’est lui.» — «Je crois, Seigneur », dit alors cet homme en se prosternant devant lui.
Et Jésus dit: «C'est pour un jugement“ que je suis venu dans ce monde; c'est pour que les aveugles voient et que ceux qui voient deviennent aveugles.» Ceux des Pharisiens qui étaient présents entendirent ce mot : «Et nous, demandèrent-ils, sommesnous aussi des aveugles?» Jésus leur répondit: «Si vous étiez aveugles, vous ne seriez point coupables; mais comme vous dites à l'heure présente : «nous voyons», votre culpabilité reste entière 6. »
«ÆEn vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans le bercail? des brebis, mais y monte de quelque autre côté, est un voleur et un brigand. Celui qui entre par la porte est
1 Les pécheurs. Voir note sur le verset 16.
? Grec: de la part de Dieu.
8 Plusieurs anciens manuscrits lisent: Fils de Dieu.
# Pour un jugement, c’est-à-dire pour provoquer une crise, une séparation des hommes en deux classes, les voyants et les aveugles.
5 Littéralement : vous n’auriez point de péché.
6 Littéralement : votre péché reste.
7 Littéralement : La cour, l’enclos, ce que nous appelons aujourd’hui Le pare. On y réunissait les brebis de plusieurs troupeaux qui y passaient la nuit sous la garde d’un portier, pendant que les bergers dormaient,
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berger des brebis. A celui-ci le portier! ouvre, et les brebis entendent? sa voix. Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les fait sortir. Quand il ἃ fait sortir toutes les siennes, il marche devant elles et ses brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger ; au contraire, elles fuiront loin de lui, car elles ne connaissent point la voix des étrangers. »
Telle est la parabole que leur dit Jésus; mais eux, ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. Jésus reprit donc : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi * sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. C’est moi qui suis la porte; si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé. Il entrera, il sortira, il trouvera sa pâture. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire. Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles aient l'abondance. »
«Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour les brebis. Quant au mercenaire, quant à celui qui n’est pas berger, à qui les brebis n’appartiennent pas, s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite; alors le loup les ravit et les disperse. Il agit ainsi parce qu’il est mercenaire et qu'il n’a nul soin des brebis. C’est moi qui suis le bon berger. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, de la même façon que le Père me connaît et que, moi, je connais le Père; et je donne ma vie pour les brebis. »
«J'ai d’autres brebis, qui ne sont pas de ce bercail. Celles-là aussi il faut que je les amène. Elles entendront ὁ ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Voici pourquoi le Père m'aime: il m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre de nouveau. Personne ne me l’ôte, mais c’est moi qui la donne de
1 Le portier ; voir la note précédente.
? Ou : écoutent.
3 Un des plus anciens manuscrits, au lieu de : reprit donc, lit: dit donc. 6 Plusieurs anciens manuscrits omettent avant moi.
5 Sauvé ἃ ici le sens spécial de sauf, à l'abri, gardé par moi.
5 Ou: écouteront.
moi-même; j'ai le pouvoir de la donner; j'ai le pouvoir de la reprendre; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »
Ces paroles furent l’occasion de nouvelles divisions entre les Juifs. «C’est un possédé, disaient-ils pour la plupart, c’est un fou ; pourquoi l’écoutez-vous ?» D'autres disaient : «Ce ne sont pas les paroles d’un possédé; est-ce qu’un démon peut rendre la vue aux aveugles? »
C'était l'hiver et l’on célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicacef. Dans le Temple, sous le portique de Salomon, Jésus se promenait?.
Les Juifs firent cercle autour de lui et lui dirent: «Jusqu'à quand nous tiendras-tu l'esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement. »
«Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas, répondit Jésus. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, rendent témoignage de moi, mais vous ne croyez pas parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis à moi entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. Mon Père 4 qui me les a données est plus grand que tous les hommes, et nul ne peut ravir ce qui est dans la main du Père. Moi et le Père nous sommes uns. »
De nouveau les Juifs apportèrent des pierres pour le lapider.
Jésus leur dit: «J'ai fait devant vous, de par le Père, beaucoup d'œuvres excellentes ; pour laquelle de ces œuvres me lapidezvous?» — «Ce n'est pour aucune œuvre excellente que nous te lapidons, répliquèrent les Juifs, mais parce que tu blasphèmes, et que, {oi qui n'es qu'un homme, tu te fais Dieu. »
1 Fête que les Juifs célèbrent encore aujourd’hui, le 25 du mois de Kisleu (en décembre), en souvenir de la consécration nouvelle du Temple faite par Judas Macchabée en 165 avant Jésus-Christ.
2? Dans la première cour du Temple ou cour des païens; des portiques couverts régnaient le long des murs à l’intérieur de cette cour,
3 Ou: écoutent.
1 Un des plus anciens manuscrits lit: le Père.
Jésus leur répondit : «N'’est-il pas écrit dans votre Loi : «Moi, j'ai dit: vous êtes dieux, »
«Eh bien, votre Loi a appelé «dieux» ceux auxquels s’adressait la parole de Dieu (et l'Écriture est indiscutable?), et moi que le Père ἃ consacré ὃ et a envoyé dans le monde, vous m’accusez de blasphème, parce que j'ai dit : je suis Fils de Dieu! »
«Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez point. Mais si je les fais (quand même vous n’auriez aucune foi en mes paroles), croyez du moins à mes œuvres; qu’elles vous fassent savoir, qu'elle vous fassent reconnaître que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. »
«Encore une fois # ils s’efforcèrent de mettre la main sur lui, mais 1l leur échappa et retourna sur l’autre rive du Jourdain, à l'endroit où Jean avait baptisé tout d’abord, et il y séjourna. Des multitudes vinrent à lui et l’on disait: «Jean, il est vrai, n’a fait aucun miracle; mais tout ce qu'il a dit de celui-ci était vrai.»
Là, un grand nombre eurent foi en lui.
Il y avait un malade, nommé Lazare, qui était de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Ce fut cette Marie qui répandit un parfum sur le Seigneur, et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, qui était malade, était son frère.
Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : «Seigneur, voilà celui que tu aimes qui est malade.» — «Cette maladie n’est pas à la mort, dit Jésus en l’apprenant, mais elle est pour la gloire de Dieu, et afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. »
Or, Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Lors donc qu'il eut appris la maladie de celui-ci, il demeura deux jours encore dans le lieu où il se trouvait 5.
‘1 Psaume 82, 6.
? Littéralement : ne peut être déliée.
3 Grec : a sanctifié. Ce verbe a certainement ici, comme dans la langue hébraïque, le sens de consacrer. Sanctifier ne signifie pas rendre saint, mais dans ce passage : mettre à part pour le service de Dieu, consacrer. Voir 177, 17 et 19.
# Un des plus anciens manuscrits omet encore une fois.
5. La fin de cette phrase peut s’interpréter de deux manières : Il ne resta plus
Après quoi, il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » — «Rabbi, lui répondirent-ils, les Juifs te cherchaient tout dernièrement pour te lapider, et tu veux aller de nouveau vers eux!» — «Ν᾽ a-t-il pas douze heures à la journée, répliqua Jésus; si quelqu'un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde; mais s'il marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui f. » Il parla ainsi; puis il ajouta : «Notre ami Lazare s’est endormi, mais je pars pour le réveiller.» — «S'il dort, Seigneur, il sera sauvé», dirent les disciples. Or Jésus avait parlé de sa mort; mais ils avaient cru, eux, qu'il parlait du sommeil ordimaire. ΠῚ leur dit alors nettement : «Lazare est mort. Et je me réjouis, à cause de vous, et afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là. Mais allons auprès de lui. » Sur ce mot, Thomas (celui qu'on appelle Didyme?), s'adressant à ses condisciples : CEt nous aussi, dit-il, allons-y afin de périr avec lui»
Lorsque Jésus arriva, Lazare, depuis quatre jours, était enseveli dans le tombeau. Comme Béthanie n’était éloignée de Jérusalem que d'environ quinze stades ὃ, beaucoup de Juifs s'étaient rendus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler de la mort de leur frère.
Marthe, cependant, dès qu’elle eut appris que Jésus approchait, alla au-devant de lui. Marie resta assise à la maison. «Seigneur, dit Marthe à Jésus, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort; et, je sais, encore en ce moment, que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera.» Jésus lui répondit : «Ton frère ressuscitera. » — «Je le sais, lui dit Marthe, il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.» Jésus lui dit: «Je suis, moi, la résurrection et la vie. Qui croit en moi, füt-il mort, vivra, et
que deux jours dans le lieu où il se trouvait, ou bien : àl resta pourtant deuæ
jours encore dans le lieu où il se trouvait.
1 C'est-à-dire : 11 n’a plus de lumière pour l’éclairer.
2 Thomas, nom araméen, signifie Jumeau; le mot grec Didyme a le même sens. Voir 20, 24 et 21, 2.
3 Le stade était de 190 mètres environ. Quinze stades faisaient donc un peu moins de trois kilomètres.