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PAUL, APÔTRE DE JÉSUS-CHRIST PAR LA VOLONTÉ DE DIEU, AUX FIDÈLES ET AUX CROYANTS EN JÉSUS-CHRIST QUI SONT [A ÉPHÈèsE]| 1.
GRACE ET PAIX VOUS SOIENT ACCORDÉES PAR DIEU NOTRE PÈRE ET PAR LE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, car il nous a comblés par Christ et dans les cieux de toutes sortes de bénédictions spirituelles; 11 nous ἃ élus en lui avant la création du monde, pour nous sanctifier et nous rendre irréprochables devant lui. Dans son amour?, il a décidé d'avance que nous serions ses enfants par Jésus-Christ; tel ἃ été son bon plaisir, telle sa volonté. Honneur en soit à la grâce magnifique qu'il nous a faite en son bien-aimé !
C’est en lui, par son sang, que nous avons la Rédemption, la rémission des péchés, tant est riche sa grâce, celle qu'il ἃ répandue sur nous, en nous donnant toute sagesse et toute intelligence ; il nous ἃ dévoilé le secret de sa volonté, ce dessein qu'il avait formé à part lui (et qu'il devait faire éclater le moment venu) de-tout réunir en Christ, seul chef, ce qui est sur la terre, comme ce qui est dans le ciel.
1 Ces mots, que nous plaçons entre crochets, ne se trouvent pas dans les deux plus anciens manuscrits et étaient déjà rejetés par des autorités plus anciennes.
2? On peut lire aussi, d’après une autre ponctuation : ….irréprochables devant lui, dans l'amour. Il a décidé d'avance que... etc.
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C’est aussi par le Christ que nous appartenons à Dieu, désignés à cela d'avance, prédestinés par Celui qui fait tout à son gré et à sa volonté, pour que nous servions à le louer et à le glorifier, nous qui les premiers avons espéré en lui. C’est aussi par le Christ que vous avez entendu la parole de vérité, l'Évangile qui vous sauve; enfin c’est par lui que vous avez cru et que vous avez été marqués du sceau de l'Esprit saint promis, gage de notre héritage futur et de la Rédemption de ceux qui appartiennent à Dieu. Honneur en soit à sa gloire!
Voilà pourquoi, moi, qui ai entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour? pour tous les fidèles, je ne cesse de rendre grâces pour vous et de vous nommer dans mes prières. Je demande au Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, au Père de gloire, de vous donner un esprit de sagesse et de révélation ; que vous appreniez à le connaître; qu'il éclaire les yeux de vos cœurs; que vous sachiez à quelle espérance il vous appelle; quelle est la richesse et la gloire de l'héritage offert par lui aux fidèles ; quelle est la grandeur, l’immensité de la puissance qu’il exerce en nous les croyants, quand il fait agir la vertu de sa force. Il ἃ fait agir cette force en Christ, en le ressuscitant des morts, en le plaçant à sa droite dans les cieux, au-dessus de toute autorité, puissance, pouvoir, souveraineté, ou de tout autre titre à donner, non seulement dans ce monde, mais aussi dans l’autre ;
«En mettant tout à ses pieds ἡ.»
en le donnant comme chef suprême à l'Église, qui est son corps, qui est le tout, qu'il remplit partout et de toutes manières.
Vous aussi, vous étiez morts par les fautes, par les péchés auxquels vous vous êtes autrefois livrés sous l'influence de notre siècle
1 Littéralement : que nous avons été faits héritiers.
2 Quelques anciens manuscrits omettent de votre amour et lisent : votre foi au Seigneur Jésus el envers tous les fidèles; appliquée aux fidèlès, la foi dait alors signifier la confiance.
3 Psaume 8, 7.
ÉPÎTRE AUX ÉPHÉSIENS 999 mondain, sous l'influence de celui qui commande aux puissances qui sont dans l'air, je parle de cet Esprit qui agit aujourd'hui dans les hommes rebelles. Oui, nous tous, nous cédions autrefois à nos passions charnelles, nous obéissions à tous les caprices de la chair et des sens, et nous étions naturellement enfants de colère ! comme les autres hommes.
Mais Dieu, dans la richesse de sa miséricorde et au nom du grand amour dont il nous aimait, nous ἃ fait revivre avec le Christ, nous que nos fautes avaient déjà fait mourir (c’est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités, et nous a assigné une place dans les cieux par Jésus-Christ. Ainsi montre-t-il à tous les âges à venir l'extraordinaire richesse de sa grâce, par la bonté qu’il a eue pour nous en Jésus-Christ; car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est un don de Dieu. Ce n'est pas l'effet de vos œuvres, et personne n’a à s’en glorilier; car nous sommes son ouvrage ; nous avons été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, et Dieu nous a rendus d'avance capables de les pratiquer.
Souvenez-vous donc qu'autrefois, vous, païens de naissance, ceux qui s’appelaient les circoncis, parce qu'ils l’étaient de main d’homme dans leur corps, vous appelaient les incirconcis ; souvenez-vous, dis-je, que vous étiez alors sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances et aux promesses, n'ayant ni espérance ni Dieu dans le monde. Maintenant, au contraire, étant en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois éloignés, vous vous êtes rapprochés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix ; il a réuni les deux peuples, il a abattu le mur de séparation, il ἃ fait disparaître leur inimitié en anéantissant par sa mort?, la Loi, les ordonnances, les commandements ; de la sorte il æformé en
1 On peut traduire aussi : ef nous, enfants par naissance, étions soumis ἃ la colère comme les autres hommes. Paul, par cette expression, enfants par naissance, désignerait spécialement les Juifs,
2 On peut lire aussi, d’après une autre ponctuation : il ὦ fait disparaître leur inimitié par sa mort, en anéantissant la Loi, les ordonnances. etc.
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lui-même, avec les deux hommes, un seul homme nouveau, il a fait la paix, et, tous deux, réunis en un seul corps, il les ἃ réconciliés avec Dieu par la croix, sur laquelle il fit mourir en sa personne leur inimitié. [Il est venu vous annoncer «La paix» à vous «qui étiez au loin comme à ceux qui étavent près». Car, grâce à lui, nous pouvons avoir, tous les deux, accès auprès du Père dans un même Esprit. Vous n'êtes donc plus nt étrangers, ni intrus, vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu; vous avez été édifiés sur le fondement posé par les apôtres qui sont aussi prophètes?, fondement dont la pierre angulaire est Jésus-Christ. L'édifice entier, solidement élevé sur elle, deviendra un saint temple dans le Seigneur; et c’est sur elle que vous aussi avez été élevés pour servir à Dieu d'habitation spirituelle.
Voilà pourquoi, moi Paul, prisonnier de Jésus-Christ, pour vous païens “.. Vous savez quelle charge Dieu, dans sa grâce, m'a conférée auprès de vous, et comment c’est une révélation qui m'a initié au mystère; je viens de vous en dire quelques mots. Vous pouvez comprendre, en les lisant, l'intelligence que j'ai de ce mystère du Christ. Dans les autres âges, les hommes ne l’ont pas connu, tel que l'Esprit vient de le révéler aux saints apôtres du Christ5, qui sont aussi prophètes. Le voici: les païens héritent avec nous, ils font partie avec nous du même corps; ils ont leur part de la même promesse faite en Jésus-Christ et par l'Évangile, et j'en ai été fait ministre; c’est un don de la grâce de Dieu qui m'a été accordé par sa puissante intervention. Oui, cette grâce m'a été faite, à moi le moindre des fidèles, d'annoncer aux païens l’insondable richesse du Christ, et d'éclairer tout le monde sur la vraie
1 Isaïe 57, 19.
2 Le mot prophète est certainement pris ici dans le sens de prédicateur, évanséliste.
3 Quelques anciens manuscrits omettent Jésus et lisent: prisonnier du Christ.
4 Phrase inachevée. |
5 On peut mettre une virgule après saints et lire: aux saints, apôtres du Christ... etc.
nature du mystère caché de toute éternité en Dieu, créateur de l'univers. Il faut que maintenant les puissances et les pouvoirs qui règnent dans les cieux apprennent de l'Église à connaître l’infinie sagesse de Dieu. C’est là l'éternel dessein que Dieu avait formé en Jésus-Christ notre Seigneur. C’est en lui, c’est par la foi en lui que nous nous approchons de Dieu avec courage et confiance.
Voilà pourquoi ! je vous prie de ne pas perdre courage à cause des tribulations que j'endure pour votre bien. Elles sont plutôt pour vous un sujet de gloire. Voila pourquoi aussi je me mets à genoux devant le Père (qui donne son nom à tout ce qui est famille, soit dans le ciel, soit sur la terre ?), pour qu'il vous accorde, dans sa glorieuse richesse, d’être puissamment forüufié par son Esprit dans votre être intérieur; qu'il fasse que le Christ habite dans vos cœurs, par la foi; que vous preniez racine dans l'amour; qu’en lui, vous ayez votre fondement; que vous arriviez à comprendre, avec tous les fidèles, quelle en est la largeur, la longueur, la profondeur, la hauteur ; que vous connaissiez l'amour du Christ qui dépasse toute connaissance, et qu'enfin vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.
A celui qui peut faire, pour nous, beaucoup plus, infiniment plus que tout ce que nous demandons et comprenons, grâce à sa puissance qui agit en nous, à lui soit gloire dans l'Église et en Jésus- Christ de génération en génération et aux siècles des siècles. Amen.
Je vous exhorte donc, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur, à vivre d’une manière digne de l’appel qui vous a été adressé, avec une entière humilité, avec douceur, avec patience; supportezvous avec amour les uns les autres, efforcez-vous de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix.
1 Il est possible que par ces mots: voilà pourquoi, Paul reprenne et continue la phrase imachevée du verset 1, et alors les versets 2 à 13 ne seraient qu'une vaste parenthèse.
2 En grec, le mot patria, famille, vient de pater, père.
3 On peut lire aussi, d’après une autre ponctuation : habite dans vos cœurs, Par la foi et avec amour; que vous preniez racine en lui; qu’en lui, vous ayez votre fondement, etc.
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ΠΠ n’y ἃ qu'un corps, qu'un Esprit, comme il n'y ἃ qu'une esperance, celle de l’appel qui vous ἃ été adressé. Il n’y ἃ qu'un Seigneur, qu'une foi, qu'un baptême, qu'un Dieu, Père de tous, au-dessus de tous, qui agit par tous, qui est en tous.
Mais à chacun de nous a été donnée la grâce selon la mesure de la libéralité du Christ. Voilà pourquoi 1] dit :
«ll est monté dans les hauteurs, Il a emmené des captifs, Il a fait des présents aux hommes.»
Que suppose ce mot: «il est monté»? Que d'abord il était descendu dans des régions inférieures, sur la terre. Celui qui est descendu est le même que celui qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de tout remplir. C’est lui aussi qui ἃ donné aux uns d’être apôtres; à d’autres, d'être prophètes ; à d’autres, d’être évangélistes; à d’autres, d’être pasteurs et docteurs, et leur ministère doit servir aux progrès des fidèles, à l'édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous arrivés à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à une virile maturité, à la hauteur de la parfaite stature du Christ.
Il veut que nous ne soyons plus des enfants, entraînés par tous les courants, emportés par tout vent de doctrine, joués par les hommes, trompés par leurs ruses qui égarent. Il veut que fidèles, avec amour, à la vérité, nous grandissions à tous égards, pour attemdre celui qui est la tête, le Christ. C’est de lui que le corps entier bien proportionné, bien lié, solidement pourvu de nombreuses jointures, tire son développement, chaque membre selon ses forces, pour s'édifier lui-même et croître dans l'amour. J
Voici donc ce que je vous demande, ce dont je vous conjure au nom du Seigneur : ne vivez plus comme vivent les païens dont la raison est égarée, dont l'intelligence est obscurcie, qui sont étrangers à la vie de Dieu, par suite de l'ignorance où ils sont, et de l’endurcissement de leur cœur. Is ont perdu tout sens moral, ils
1 Psaume 68, 19.
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se sont livrés à la débauche, à la pratique de toute sorte d'impureté et à l’avarice. Mais vous, ce n’est pas ainsi qu'on vous ἃ enseigné le Christ, puisque vous en avez entendu parler et qu'on vous ἃ appris à son école (et c’est la vérité en Jésus) à vous défairef, comme l'exige votre conduite passée, du vieil homme corrompu par de trompeuses passions, à renouveler votre esprit, votre intelligence, à revêtir le nouvel homme créé à l’image de Dieu dans une
. justice et une sainteté inséparables de la vérité.
Ainsi donc renoncez au mensonge; «Que chacun dise la vérilé
à son prochain ?», car nous sommes membres les uns des autres. «Dans la colère ne péchez pas * » ;
que le soleil ne se couche pas sur votre colère ; n'offrez aucune
prise au Diable.
Que le voleur ne commette plus de vol, qu'il occupe plutôt ses mains à quelque bon travail pour qu'il puisse donner à celui qui est dans le besoin.
Que votre bouche ne prononce jamais de mauvaises paroles, mais, à l’occasion, dites quelques bonnes paroles édifiantes qui fassent du bien à ceux qui les entendent.
N’attristez pas le saint Esprit de Dieu, dont vous avez reçu le sceau pour le jour de là délivrance.
Que tout ce qui est amertume, violence, colère, crierie, médisance, soit banni d’entre vous, et aussi tout ce qui est méchanceté.
Soyez bons les uns pour les autres, pleins de tendresse, pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.
Devenez donc imitateurs de Dieu, comme des enfants bienaimés; et appliquez-vous à l’amour à l'exemple du Christ qui vous a aimés et qui s’est lui-même livré pour nous“ «o/ffrande et sacrifice, parfum d'une odeur agréable à Dieuÿ ».
1 On peut lire aussi, d’après une autre ponctuation : ef qu'on vous a appris à son école quelle est la vérité en Jésus, savoir à vous défaire. etc. ? Zacharie 8, 16.
3 Psaume 4, 5, Ὁ Un des plus anciens manuscrits et d’anciennes autorités lisent: pour vous. 5 Exode 29, 18.
Que ni la débauche, ni une impureté quelconque, ni l’avarice ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des fideles. Point de paroles indécentes, point de niaiseries, point de plaisanteries, ce n’est pas convenable. Prononcez plutôt des actions de grâces.
Vous savez, en effet, vous reconnaissez que ni débauché, ni impur, ni avare (l'avare est un idolâtre), ne possèdent d’héritage dans le Royaume du Christ et de Dieu.
Que personne ne vous trompe par de vaines paroles: c'est bien à cause de ces vices que la colère de Dieu frappe les hommes rebelles. N'ayez donc rien de commun avec eux. Car autrefois vous étiez ténèbres, aujourd’hui vous êtes lumière dans le Seigneur.
Vivez comme des enfants de lumière. (Le fruit de la lumière c'est tout ce qui est bonté, justice, vérité.) Examinez ce qui est agréable au Seigneur, ne vous associez pas aux œuvres stériles des ténèbres; faites mieux : condamnez-les ouvertement. Ce que les païens font en secret, on a honte mème de le dire. Mais tout ce que l’on condamne ouvertement est dévoilé, mis en pleine lumière, car tout ce qu’on dévoile, on le met en pleine lumière. C’est pour cela qu'il dit: «Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ l'éclairera®.»
Veillez donc avec le plus grand soin sur votre conduite; n’agissez pas en insensés, mais en hommes sages, profitant des occasions, car les temps sont mauvais. Ainsi ne devenez pas déraisonnables, et comprenez ce que veut le Seigneur. £
« Ne vous enivrez pas?» ..... le vin mène à l'intempérance; soyez au contraire remplis de l'Esprit.
Parlez-vous en psaumes, en hymnes, en chants spirituels, chantez et psalmodiez du fond du cœur au Seigneur.
Rendez toujours grâces de tout au nom de notre Seigneur Jésus-Christ à Dieu notre Père.
1 Ce passage ne se trouve pas dans l'Ancien Testament. ? Allusion à Proverbes 28, 31.
ÉPÎITRE AUX ÉPHÉSIENS 545 Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ.
Que les femmes soient soumises, chacune à son mari, comme au Seigneur. Car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l'Église, lui, le Sauveur du corps; de même que l'Église est soumise au Christ, de même les femmes doivent se soumettre en tout à leurs maris.
Vous, maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l'Église et s’est lui-même livré pour elle, pour la sanctifier par sa parole après l'avoir purifiée et lavée dans l'eau, afin de faire paraître à ses yeux cette Église, brillante de beauté, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut. De même aussi, les maris doivent aimer leurs femmes, car elles font partie d'eux-mêmes !, et celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Personne ne se met à haïr son corps; on le nourrit au contraire; on en prend soin, et c'est ainsi que le Christ en use envers l’Église, envers nous qui sommes les membres de son corps. «A cause de cela l’homme laissera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils seront deux dans une chair ?.» Ce passage est bien mystérieux; moi, je l'explique en l’appliquant à Christ et à l'Église. En tout cas, chacun parmi vous doit aimer sa femme comme soimême, et la femme doit respecter son mari.
Vous, enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur; c’est justice : «Respecte ton père et ta mère!» Voilà un commandement capital à cause de cette promesse : «afin d’étre heureux et de vivre longtemps sur la terre.»
Et vous, qui êtes pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevezles en les instruisant et les avertissant selon le Seigneur.
Vous, qui êtes esclaves, obéissez à ceux qui sont vos maîtres sur la terre, dans la crainte, dans l'humilité, dans la droiture de votre cœur, comme au Christ, et non pas seulement quand ils ont
1 Littéralement : Les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps.
? Genèse 2, 24.
l'œil sur vous, comme si vous n’aviez à satisfaire que des hommes, mais, esclaves de Christ, faites la volonté de Dieu de toute votre âme. Servez-les avec affection !, comme s’il s'agissait du Seigneur et non pas d'hommes, et sachez, que chacun sera récompensé par le Seigneur selon le bien qu'il aura fait, qu'il soit esclave ou qu'il soit libre.
Et vous, maîtres, agissez de même envers eux, laissez là les menaces, Car vous savez que leur maitre et le vôtre est dans les cieux, et qu'il n’a pas égard à la condition des personnes.
Enfin, cherchez votre force dans le Seigneur, dans sa vertu, dans sa puissance. Revèêtez l’armure de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du Diable. Car nous avons à combattre, non contre des adversaires de chair et de sang, mais contre les chefs, les souverains, les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les mauvais Esprits des régions célestes. Prenez donc l’armure de Dieu afin de pouvoir résister dans les mauvais jours et rester debout après avoir triomphé de tout. Tenez ferme;
«Que la vérité soit la ceinture de vos reins ?. » «Que la justice soit votre cuirasse*.» [gile de paix.»
« Que vos pieds aient pour chaussures la préparation à suivre lÉvan-
Par-dessus tout, prenez le bouclier de la foi; avec lui vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin”. Saisissez aussi «le casque du salut $» et «l'épée de l'Esprit?», c'est-à-dire la Parole de Dieu.
Priez Dieu ardemment, suppliez-le en toute occasion et par l'Esprit.
Montrez là de la vigilance, beaucoup de persévérance; priez
1 On peut lire aussi, d’après une autre ponctuation : faites La volonté de Dieu : Servez-les de toute votre âme, avec affection, etc.
2 Ésaïe 11, 5.
3 Ésaie 59, 17.
4 Lsaïe 52, 7.
Ὁ Grec: du Mauvais, du Méchant, c’est-à-dire du Diable, Voir Matth. 6, 18, 6 Ésaïe 59, 17.
7 saïe 49, 2.
pour tous les fidèles, ainsi que pour moi; qu'il me soit donné, 19, 6 0 quand j'ouvre la bouche, de parler courageusement, de faire connaître le mystère de l'Evangile ! (moi, son ambassadeur, et qui 20
suis aux fers); oui, que j'en parle avec assurance, comme je le dois.
οι PS
Pour que vous sachiez, vous aussi, où j'en suis et ce queje fais, 91 le bien-aimé frère Tychique, un fidèle ministre du Seigneur, vous dira tout. Je vous l'envoie dans ce but; vous saurez par lui où 22 nous en sommes, et 1] consolera vos cœurs.
La paix soit avec les frères, et l'amour, uni à la foi, accordé par 23 Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ.
LA GRACE SOIT AVEC TOUS CEUX QUI AIMENT NOTRE SEIGNEUR 24 JÉSUS-CHRIST ΝΕ MANIÈRE INALTÉRABLE.
1 Quelques anciens manuscrits omettent de l'Evangile.
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ÉPITRE AUX PHILIPPIENS
PRÉFACE
Cette lettre est une des dernières de Paul qui nous soient parvenues. Il l’a écrite de Rome pendant cette captivité de deux années dont parle Luc à la dernière phrase du livre des Actes (28 : 30 et 31), en l’an 62 ou 65.
Son authenticité est hors de toute contestation.
Le but de l’apôtre, en écrivant ces quelques pages, était de remercier les Philippiens du secours qu'ils lui avaient fait parvenir par un des leurs, Épaphrodite (2: 25; 4: 10). Celui-ci, après un long séjour auprès de l’apôtre, séjour pendant lequel 1] avait été gravement malade (2: 27), retourne à Philippes, porteur de notre lettre.
Paul n’y donne pas d'instructions dogmatiques. Il laisse parler son cœur ef témoigne à ses chers Philippiens, dans un langage d’une grande simplicité, sa tendre et profonde, affection. Il leur exprime sa reconnaissance ; il leur expose tour à tour ses craintes et ses espérances; ses tristesses et ses joies. Cette épître est un entretien suprême de l’apôtre se montrant à ses amis avec toutes 165 richesses de sa pensée et les incomparables délicatesses de son cœur.
Les deux premiers chapitres (1, 1 à 3: 2) forment comme
une première épître où, après avoir décrit sa situation à Rome et les progrès qu'y fait l'Évangile, l’apôtre parle de lui-même et de son espoir d'obtenir un prompt élargissement. Puis il s'adresse aux Philippiens eux-mêmes, 11 leur propose pour modèle le Christ «qui s'est soumis jusqu'à mourir, mourir même sur une croix!» et termine par quelques détails sur Timothée et sur Épaphrodite. Ces détails semblent indiquer que la lettre va finir. Ils rappellent ceux que Paul insère d'ordinaire en achevant ses épîtres. Mais il reprend ensuite sa lettre et la complète par de nouveaux développements (3: 2 et suiv.).
Il commence cette seconde partie par des avertissements d’une sévérité extrême adressés aux partisans de la circoncision ; puis, revenant à lui-même, il affirme l'assurance de son salut, reposant sur ce fait unique que Jésus-Christ s’est emparé de lui. Nous reconnaissons dans cette page admirable l’apôtre de la justification par la foi. La lettre se termine -enfin par des conseils directs adressés à quelques membres, hommes ou femmes, de la communauté de Philippes et, dans les dernières lignes, Paul revient à l'expression de sa reconnaissance pour le don qu’il ἃ reçu. Il est remarquable qu’il emploie ici des termes assez recherchés, les uns tirés de la langue poétique et dont les poètes seuls se servaient, les autres empruntés à la terminologie spéciale du commerce et de la banque. (Voir sur la fondation de l'Église de Philippes : Actes 16 : 11 à 40.)
ÉPÎTRE AUX PHILIPPIENS
Pauz ET TIMOTHÉE, SERVITEURS ! DE JÉSUS-CHRIST, A TOUS LES FIDÈLES EN JÉSUS-CHRIST QUI SONT A PHILIPPES AINSI QU'AUX CONDUCTEURS DE L'ÉGLISE? ET AUX DIACRES.
GRACE ET PAIX VOUS SOIENT ACCORDÉES PAR DIEU NOTRE PÈRE ET PAR LE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.
Je rends grâces à mon Dieu chaque fois que je me souviens de vous. Sans cesse, dans toutes mes prières, je le prie pour vous tous avec joie, parce que vous êtes restés fidèles à l'Évangile depuis le premier jour jusqu'à maintenant. Je suis persuadé que celui qui ἃ commencé cette bonne œuvre en vous la mènerà à bonne fin jusqu’au jour de Jésus-Christ. En pensant ainsi de vous tous, je ne fais que vous rendre Justice, car je vous porte dans mon cœur. Que je sois en prison, que je défende et prêche l'Évangile, vous prenez tous une si vive part à la grâce qui m'est faite!
Dieu m'est témoin que j'éprouve pour vous tous la tendresse de Jésus-Christ! Et je demande ceci: que votre amour aille toujours en grandissant, et qu'il vous donne de l'intelligence et toute sorte de discernement, que vous appréciez toutes choses à leur juste valeur, que vous arriviez purs et irréprochables à la
1 Grec : esclaves. f 2 Conducteurs de l'Église. Nous avons traduit ailleurs le même mot du texte original par Surveillants (Actes 20, 28). Voir note sur I Tim. 8, 1.
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D OÙ à ὧδ
journée de Christ, riches des fruits de la justice qui viennent de Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu.
Je veux que vous sachiez, mes frères, que ma position ἃ été plutôt un avantage pour l'Évangile. En effet, on ἃ parfaitement su dans tout le prétoire et dans le public que j'étais prisonnier pour la cause de Christ, et la plupart de nos frères rassurés, grâce au Seigneur, sur ma détention, ont plus de hardiesse, moins de crainte pour annoncer la parole de Dieu.
Il en est, sans doute, qui prèchent le Christ par jalousie et pour faire de la polémique, mais d’autres le font dans des dispositions bienveillantes. Ceux-ci sont pleins d'affection, parce qu'ils savent que je suis chargé de défendre l'Évangile; ceux-là ont un esprit de parti, ils annoncent le Christ sans loyauté; ils pensent aggraver ma situation de prisonnier. Qu'importe après tout? Avec ou sans arrière-pensée, Christ est de toutes manières annoncé, et je m'en réjouis et m'en réjouirai toujours. Car je sais que
« Cela tournera à mon salut ᾽ν, grâce à vos prières et au secours de l'Esprit de Jésus-Christ.
J'ai la conviction, j'ai le ferme espoir de n'être en rien confondu ; au contraire, je serai plein de hardiesse, et, maintenant comme toujours, mon corps, que je vive ou que je meure, servira à la gloire de Christ. Pour moi, Ghrist est ma vie et mourir est un avantage |
Si, d’un autre côté, ma vie se prolonge, je verrai fructifier mon œuvre; aussi ne sais-je lequel préférer. Je suis arrêté entre deux désirs contraires : d’un côté celui de partir et d'être avec Christ, c’est de beaucoup ce que je préférerais ; de l’autre, celui de rester dans cette vie, et à cause de vous c’est nécessaire. Aussi ai-je la confiance, la certitude que je resterai, que je resterai avec vous {ous pour vos progrès dans la joie et dans la foi; et ainsi mon retour auprès de vous vous fournira l’occasion de rendre gloire à mon sujet à Jésus-Christ.
1 Job 13, 16.
ÉPITRE AUX PHILIPPIENS 553
Seulement que votre conduite soit digne de l'Évangile du Christ ; que je vienne vous voir ou que je reste absent, il me faut apprendre que vous restez fermes, tous dans le même esprit, luttant d’un commun accord pour la foi de l'Évangile, ne vous laissant intimider en rien par les adversaires; celte fermeté sera un signe évident de ruine pour eux, de salut pour vous, et cela de la part de Dieu. Car 1] vous aura fait la grâce, à propos de Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui et de soutenir le même combat que vous m'avez vu soutenir et que, vous le savez, je soutiens encore.
S'il y ἃ donc quelque consolation en Christ, s'il y ἃ quelque encouragement à s'aimer, si c'est quelque chose que la communion d'esprit, quelque chose que la tendresse et la compassion, mettez le comble à ma joie, en vivant en bonne intelligence, en étant animés du même amour, en ne faisant qu'un cœur et qu’une âme.
N’agissez jamais par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’un, en toute humilité, regarde l’autre comme lui étant supérieur et que chacun, au lieu de songer à son propre intérêt, songe à celui des autres.
Ayez les sentiments qui animaient Jésus-Christ: il était dans la même condition que Dieu et il n’a pas considéré cette égalité avec Dieu comme un butin à garder pour lui, mais il s’est dépouillé lui-même, il ἃ pris la condition de l’esclave; il est devenu semblable aux hommes, 11 s’est montré homme dans toute son apparition; il s’est humilié lui-même, il s’est soumis jusqu'à mourir, mourir même sur une croix! Aussi Dieu l’a-t-il élevé bien haut et lui a-t-il donné un nom qui l'emporte sur tous les noms, afin qu’au nom de Jésus «Fléchissent tous les genoux» dans le ciel, sur la terre, sous la terre et que « Toute lañgue confesse! » que Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père!
1 Allusion à Ésaïe 45, 23.
Mes bien-aimés, vous avez toujours été soumis; travaillez donc à votre salut avec crainte et en tremblant, et non seulement comme lorsque j'étais au milieu de vous, mais plus encore aujourd’hui que je suis absent. Car c'est Dieu qui fait naître en vous et la volonté et l’action, suivant son bon plaisir. Faites tout sans murmurer et sans hésiter, pour devenir irréprochables et purs, des «enfants de Dieu parfaits...» au milieu «... d’un siècle dépravé et corrompu... !»; vous y apparaissez comme les astres dans le monde, retenant la parole de vie, et je serai fier à la journée de Christ, car je n'aurai pas inutilement parcouru ma carrière, et je n'aurai pas «...travaillé inutilement ?». Si même 16 dois verser mon sang et être offert en sacrifice pour le service de votre foi, je dis: «Quelle joie! quelle joie!» avec vous tous; vous aussi dites : «Quelle joie! quelle joie!» avec moi.
J'espère cependant, avec l’aide du Seigneur Jésus, vous envoyer bientôt Timothée, pour avoir de vos nouvelles et être, moi aussi, un peu tranquillisé. Je n’ai personne ici qui pense comme moi et qui puisse s'intéresser sérieusement à ce qui vous concerne. Tous songent à leurs propres intérêts et non à ceux de Jésus-Christ. Quant à lui, vous savez qu’il a été mis à l'épreuve et qu’il s’est consacré avec moi au service de l'Évangile, comme un fils avec son père. J’espère vous l'envoyer aussitôt que je verrai quelle tournure prennent mes affaires.
J'ai de plus la confiance qu'avec l’aide du Seigneur j'arriverai moi-même incessamment.
En attendant, j'ai cru nécessaire de vous envoyer Épaphrodite, mon frère, mon collaborateur, mon compagnon de luttes qui est venu, député par vous, pourvoir à mes besoins. D'ailleurs il désirait ardemment vous revoir tous, et il était désolé que
1 Expressions qui se retrouvent dans le cantique de Moïse. Deut. 32, 5.
2 Ésaie 49, 4.
ÉPIÎITRE AUX PHILIPPIENS
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vous eussiez appris sa maladie. Il ἃ été malade, en effet, et a vu la mort de près. Mais Dieu ἃ eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, pour que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. Je vous l'envoie donc avec d'autant plus d’empressement que vous aurez la joie de le revoir et que moi, J'aurai un chagrin de moins. Ainsi, accueillez-le dans le Seigneur avec une joie entiere, et rendez honneur à des hommes comme lui, car c'est pour l’œuvre de Christ ! qu'il ἃ été à la mort; il a exposé sa vie pour prendre votre place dans les services que vous ne pouviez me rendre, étant absents.
Enfin, mes frères, soyez joyeux dans le Seigneur; cela ne m'ennuie pas de vous répéter la même chose, et pour vous c'est plus sûr.
Attention aux chiens?! attention aux mauvais ouvriers! attention à tous ces mutilés! c’est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui adorons selon l'Esprit de Dieu, qui tirons notre gloire de Jésus-Christ et ne mettons pas notre confiance dans des distinctions charnelles; et cependant je pourrais le faire si je le voulais! Des distinctions charnelles!.j'en ai plus que personne, moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu fils d'Hébreux, pratiquant la Loi jusqu'à être Pharisien, acharné jusqu’à persécuter l’Église, irréprochable observateur des justices légaies !
C’étaient là pour moi des titres; mais je suis arrivé, à cause du Christ, à les considérer comme rien. Oui, tout cela n’est plus rien pour moi, quand je songe à toute l'importance qu'il y ἃ à connaitre Jésus-Christ, mon Seigneur. À cause de lui, j'ai tout perdu; pour gagner Christ, j’ai tenu tous mes avantages pour des ordures; pour m'unir à lui, j'ai renoncé à ma Justice légale ; j'ai la justice que donne la foi en Christ, justice selon Dieu fondée sur la foi; mon but est de le connaitre lui et toute
1 Deux anciens manuscrits lisent : l’œuvre du Seigneur. ? Aux chiens de circoncis; Paul va les appeler : «ces mutilés ».
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la valeur de sa résurrection; mon but est de participer à ses souffrances; j'ai pris sur moi l'image de sa mort, espérant atteindre, moi aussi, à la résurrection d’entre les morts !
Ce n’est pas que je me sois encore emparé du prix, que je sois déjà arrivé à la perfection; mais je le poursuis, espérant aussi 1 m'en emparer, car Jésus-Christ s’est emparé de moi. Non, mes frères, je ne prétends pas, moi, m'être emparé du prix; seulement, j'oublie ce qui est en arrière, je m'élance vers ce qui est devant moi, je cours au but, pour remporter le prix auquel Dieu m'a appelé d’en haut en Jésus-Christ. Tels doivent être les sentiments des plus avancés?; et si sur quelque détail vous étiez d’un autre avis, Dieu vous l’expliquera. Mais du point où nous sommes arrivés, allons toujours en avant. Imitez-moi, mes frères, et regardez ceux qui marchent en me prenant pour modèle.
Il y en a plusieurs dont Je vous ai souvent parlé, — et je vous en reparle les larmes aux yeux, — qui marchent en ennemis de la croix du Christ. Ils finiront par la perdition; leur Dieu c’est leur ventre; ils se vantent de leurs infamies; ils ne pensent qu'aux choses de la terre.
Pour nous, notre patrie est dans les cieux, d’où nous attendons, pour Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ; 1l transformera notre misérable corps et le rendra semblable à son corps glorieux, car il possède le pouvoir de se rendre maître de tout. Ainsi done, mes frères, mes bien-aimés que je chéris, vous, ma Joie et ma couronne, restez fermement attachés au Seigneur, mes bien-aimés.
Je demande à Evodia et à Syntyché de vivre en bonne intelligence sous le regard du Seigneur. Et quant à toi, mon vrai collègue ὃ, je te supplie de les supporter. Elles ont lutté pour l’Évan-
1 Un des plus anciens manuscrits omet aussi.
2 Des plus avancés ; littéralement des adultes, des hommes mûrs. Voir I Gorinthiens 2, 6.
3 En grec: Syzyge, ce mot est peut-être un nom propre. Dans ce cas, Paul s’adresserait à un nommé Syzyge, et luirappellerait que son nom signifie collègue. Il fait de même dans sa lettre à Philémon, verset 11, rappelant que Onésime signifie utile.
ÉPITRE AUX PHILIPPIENS 597 ns το PRE gile avec moi, et aussi avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie.
Soyez toujours joyeux dans le Seigneur, je le répète: soyez Joyeux.
Que tout le monde connaisse votre douceur.
Le Seigneur est proche!; ne vous inquiétez de rien, mais, pour tout, priez; priez en rendant grâces et en exposant vos besoins à Dieu, et la paix de Dieu, qui surpasse toute compréhension, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai, tout ce qui est respectable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est honorable, tout ce qui est une vertu, tout ce qui est un éloge doit être l’objet de vos pensées.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous m'avez entendu dire, ce que vous m'avez vu faire, mettez-le en pratique, et le Dieu de paix sera avec vous.
J'ai été extrêmement heureux dans le Seigneur de cette refloraison tardive de votre amitié? et de ce qu'enfin vous avez pu penser à moi. Vous y songiez bien, mais vous n’aviez pas d’occasion. Si je dis cela, ce n’est pas pour parler de ma pauvreté ; j'ai appris à me contenter de ce que j'ai. Je sais être dans le besoin; je sais aussi avoir du superflu. Je suis initié à tout et partout ; à être rassasié comme à avoir faim, à avoir le superflu comme à manquer du nécessaire. Je puis tout en Celui qui me fortifie.
Vous n’en avez pas moins bien fait de prendre votre part de ma détresse. D'ailleurs vous savez, vous, les Philippiens, qu'au commencement de l’évangélisation, quand j'ai quitté la Macédoïine, il n’y eut aucune Église, sauf la vôtre, qui se mit
1 C'est-à-dire : Le retour de Jésus-Christ est imminent, mais on peut traduire aussi : Le Seigneur est près, c’est-à-dire : Le Seigneur se tient près de vous, ne vous inquiétez de rien.
2 Allusion au don de l’Église de Philippes qu'Épaphrodite avait porté à l’apôtre. (Voir 2, 25).
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en rapport avec moi et m'ouvrit un compte courant !. Ainsi, à Thessalonique, vous m'avez envoyé une fois, deux fois même, ce dont j'avais besoin. Ce n’est pas que je recherche les présents ; mais Je recherche le profit qui en résulte pour vous?. J'ai tout ce qu'il me faut, je surabonde même, je suis riche depuis que j'ai reçu ce que vous m'avez envoyé par Épaphrodite, délicieux parfum, sacrifice accepté et approuvé de Dieu! Mon Dieu, selon sa richesse, pourvoira glorieusement et en Jésus-Christ à tous vos besoins. Qu’à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
Saluez en Jésus-Christ tous les fidèles.
Les frères qui sont avec moi vous saluent.
Tous les fidèles vous saluent, particulièrement ceux de la maison de l'Empereur *.