‹ Le Nouveau TestamentChapitre 74 sur 90 · LA GRACE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST SOIT AVEC VOTRE ESPRIT · texte numérisé non relu

LA GRACE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST SOIT AVEC VOTRE ESPRIT

PRÉFACE

Le but de l’auteur de l’épître aux Hébreux est de montrer la supériorité de la nouvelle Alliance sur l’ancienne. Il commence par comparer les organes dont Dieu s’est servi pour établir et pour maintenir l’une et l’autre de ces Alliances, et montre que ceux de la nouvelle sont plus grands que ceux de l’ancienne (ch. 1 à ch. 8).

Voici comment il développe cette première partie: Dieu s’est révélé par les prophètes, maintenant par son Fils. Ce Fils est supérieur aux anges. Si donc le transgresseur de la Loi, transmise par les anges, est puni, à bien plus forte raison le sera celui qui n'aura pas accepté 16 salut apporté par le Fils. Si celui-ci a été abaissé, c’est pour notre salut (ch. 1 et 2).

Le Fils est aussi supérieur à Moïse; il faut donc ne pas endurcir son cœur à sa voix et demeurer ferme dans la foi en lui (ch. 3, 4, 5:1à 11). Ici l’auteur, pensant que ses lecteurs, si peu avancés qu'ils soient, doivent apprendre cependant de plus hautes vérités, leur parle de la sacrificature éternelle de Jésus selon l’ordre de Melchisédek (5 : 11 à ch. 8). Le Fils, grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek, est supérieur au grand-prêtre selon l’ordre de Lévi; donc, le sacerdoce lévitique est abrogé (ch. 7).

Dans sa seconde partie, qui commence au chapitre 8, l’auteur met en parallèle les deux Alliances elles-mêmes. Il développe les raisons de la supériorité du ministère du Fils sur le ministère des Lévites (ch. 8: 1 à 10 : 19).

Jusqu'ici il n’a traité que des questions dogmatiques. Cependant il a parfois interrompu ses développements pour adresser à ses lecteurs des avertissements et des exhortations (2 : 1 à 18; 3: Τὰ 4::13;: 5: 11:à 6:20). À partirode 10: 19, il me wtraiteranels que des questions morales. Que les fidèles demeurent fermes dans leur attachement au Fils, grand-prêtre de la nouvelle Alliance; leur foi a déjà été celle des croyants de l’ancienne Alliance (ch. 11); qu'ils y persévèrent au milieu des souffrances, redoutant l’incrédulité et servant Dieu dans la crainte (ch. 12). L'auteur termine enfin par des conseils d’un caractère spécial (ch. 13).

Telle est cette épître. Nous compléterons l’analyse que nous venons d’en faire par des notes qui éclairciront encore les obscurités du texte et permettront à nos lecteurs de s'orienter facilement dans l’étude de ces quelques pages.

Qui les a écrites? L'Église primitive a été fort divisée sur cette question. Le second siècle ne parle que de treize épîtres de Paul. ΤΙ connaît l'Épître aux Hébreux, mais ne l’attribue pas à l’apôtre des Gentils. Irénée et Hippolyte déclarent qu’elle n’est pas de Paul. Tertullien la croit de Barnabas. Clément d'Alexandrie admet bien que Paul l’a écrite, mais en hébreu et c’est Luc qui l'aurait traduite. Origène ne se prononce pas. Dieu seul, dit-il, sait qui l’a écrite. Eusèbe la croit rédigée par Paul, mais il admet aussi que c'était en hébreu, et, d’après lui, c’est Clément de Rome qui l'aurait traduite. Α partir du quatrième siècle l’Église l’attribue décidément à l’apôtre Paul.

De nos jours, tous les doutes sont levés. L’épître aux Hébreux ne peut pas avoir été écrite par Paul. Rédigée certainement en grec et non en hébreu, elle est d’une langue beaucoup plus pure et plus correcte que celle de l’apôtre des Gentils. Si quelques-unes des idées de son auteur ne sont pas sans analogie avec celles de Paul, d’autres offrent au contraire avec celles-ci des différences caractéristiques. D'ailleurs, l’auteur dit formellement qu'il appartient à la seconde génération chrétienne (2: ὃ: 18: 7). Paul qui déclarait tenir son Évangile d’une révélation directe du Christ et

HN

qui s’écriait: Ce n'est pas des hommes que je l'ai appris! (Galates 1 : 12), n'aurait jamais écrit: Le salut, annoncé d’abord par le Seigneur, nous fut ensuite confirmé par ceux qui l'avaient entendu de lui (Hébreux 2 : 3). Cette preuve est sans réplique.

L'auteur était un Juif «de la dispersion »; il a connu les écrits de Philon dont il reproduit parfois les idées. Il était, vraisemblablement, alexandrin. Ils n’est pas possible de préciser davantage. Ajoutons cependant que le nom d’Apollos est celui qu’on peut prononcer avec le plus de probabilité. L'idée que nous nous faisons de l’écrivain de notre épître répond assez, en effet, au portrait d’Apollos, tel que nous le donne Luc (Actes 18: 24-28).

Le lieu de la composition est inconnu. La date est facile à fixer approximativement. Les principaux apôtres sont morts, dit clairement l’auteur (13 : 7); l’épître a donc été rédigée après l’an 64, car, avant cette année, Pierre et Paul vivaient encore; mais le Temple de Jérusalem subsiste toujours (9 : 1 et suiv.). Il faut donc placer la rédaction de cette lettre avant l'an 10, et c’est entre 64 et 70 que l'Épître aux Hébreux ἃ été écrite.

* a pm s' 44 ΓΛ ru PE:

vil Ÿ RARE à DR DURE |

à Fetes hi γιμοκιρνῷ, bem 2 ἢ τσ vice in SRE

LE

ἘΣ ΙΝ ΔΊΑ: dou ἡ ET OI Δ} So RAA tfôrh of ΠΕ ΒΨ

apr 4

ξ sou Css 2 à ut LL »- «+ , ΄ + ï LA - | fi γὰ ALU, l ἘΞ ΟΣ ?

| eu | ὃν l « + Δ.

| 4 ὦ ἴ ἢ 1 ᾿ . ὲ ᾿ ᾿ “τ Le

[ ἐ à va te « [ ΠΤ, 1 ἀν πε θ M D LE Here AIO ΗΘΜ :

os Γ M t: ANTONIO Fe 3 : Η 13 LUE | Pa Le 155 88 3 2510) DM Lol) ἢ 89 ἜΣ ὩΣ ἵπᾶ er

C'est à plusieurs reprises et de plusieurs manières que Dieu ἃ autrefois parlé à nos pères par les prophètes; et, de nos jours, qui sont les derniers, il nous ἃ parlé, à nous, par un Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses et par lequel il a aussi créé le monde.

Étant un reflet de sa gloire et une empreinte de son essence, soutenant toutes choses par sa puissante parole, ce Fils a accompli l’œuvre de la purification des péchés et «s’est assis à la droite...?» de la majesté divine dans les régions célestes, devenu d'autant supérieur aux anges que le nom dont il ἃ hérité est plus éminent que le leur. Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit :

Gsm... LU.es mon Fils:

Je l'ai engendré aujourd'hui * », et ailleurs : «Je serai son Père, et il sera mon Fils.» Et lorsque, dans un autre passage, il introduit le premier-né dans le monde, il dit :

1 L'adresse, qui renfermait probablement le nom de l’auteur, a été perdue, et nous ne savons qui ἃ écrit cette épître.

2 Emprunté à Psaume 110, 1.

3 Psaume 2, 7.

4 II Samuel 7, 14.

[ae]

[Re

co

«Que tous les anges de Dieu l'adorent 1.»

Quant aux anges, il en dit ceci :

«... Celui qui fait de ses anges des esprits Et de ses serviteurs une flamme de feu 2...»

Il dit, au contraire, du Fils :

« Ton trône, 6 Dieu, est éternel.

Le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture. Tu as aimé la justice et tu as haï l'iniquité. Voilà pourquoi, ὁ Dieu, ton Dieu l'a oint D'une huile de réjouissance, de préférence à tes égaux $. » Et ensuite :

«C’est toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre Et les cieux sont l'œuvre de tes mains.

Ils périront, toi tu restes.

Ils vieilliront tous comme un manteau, [ils se transformeront, Tu les plieras comme une couverture, comme un manteau *, et Mas toi tu restes le même 3 Et tes années ne finiront pas.» :

Auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit :

«Assieds-toi à ma droite [marchepied 5?»

Jusqu'à ce que j'aie mis les ennenus sous tes pieds comme un Les anges ne sont-ils pas tous des esprits subalternes, employés au service de Dieu, pour ceux qui doivent hériter du salut? Voilà pourquoi nous devons apporter une attention toute spéciale à ce que nous avons entendu, pour ne pas le perdre par notre négligence. Si, en effet, la parole apportée par des anges a reçu sa sanction, si toute transgression et toute désobéissance ont été punies comme elles le méritaient, comment échapperions-nous si nous néglisions un si grand salut, salut qui d’abord fut annoncé

2 Citation non achevée. Psaume 104, 4 (l’auteur ne cite que les mots dont il a besoin).

3 Psaume 45, 7 et suiv.

4 Quelques anciens manuscrits omettent comme un manteau.

5 Psaume 102, 26-98.

5 Psaume 110, 1.

ÉPÎITRE AUX HÉBREUX 619

par le Seigneur, et qui nous fut ensuite confirmé par ceux qui l'avaient entendu de lui, et dont Dieu appuyait le témoignage par des signes , des prodiges, toutes sortes de miracles et par son Esprit saint qu'il répartissait selon sa volonté? car ce n’est pas aux anges quil ἃ soumis le monde à venir dont nous parlons !.

On lit quelque part cette déclaration :

« Qu'est-ce que l'Homme que tu te souviennes de lui? Ou le Fils de l'homme que tu l'en occupes ?

Tu l'as mis pour quelque temps au-dessous des anges, Tu l'as couronné de gloire et d'honneur ?,

Tu as tout mis sous ses pieds ! 5»

Ce terme: «tu lui as tout soumis» indique que Dieu n'a rien laissé en dehors de son pouvoir. Cependant nous ne voyons pas encore que «out lui soit soumis». Nous voyons seulement que Jésus «mis pour quelque temps au-dessous des anges» ἃ été, à cause de ses souffrances et de sa mort, «couronné de gloire et d'honneur». C'était par une grâce de Dieu, afin de subir la mort pour tous les hommes. Il était digne, en effet, de Celui par lequel et à cause duquel tout ἃ été créé, de Celui qui voulait conduire à

la gloire un grand nombre de fils, d'élever par des souffrances : jusqu’à la perfection l’auteur de leur salut. Tous, et celui qui sanc-

tifie et ceux qui sont sanctifiés, ont un même Père; voilà pourquoi Jésus ne dédaigne pas d'appeler ceux-ci ses «frères » quand il dit :

« d’annoncerai ton nom à mes frères :

Au mulieu de l'assemblée, je te louerai #. »

1 La pensée de l’auteur dans cette première page de son épiître peut se résumer ainsi : le Fils est supérieur aux anges; si la Loi mosaïque, apportée par les anges, a reçu sa sanction, à plus forte raison devons-nous nous soumettre à la Loi nouvelle et accepter le salut, la vie dans le monde à venir apportée par Jésus-Christ, annoncée par les apôtres et qui ne relève pas des anges, dispensateurs exclusifs de la Loi ancienne.

? Quelques anciens manuscrits ajoutent après honneur : tu l'as établi sur les œuvres de tes mains.

3 Psaume 8, 5-7,

4 Psaume 22, 98.

[Se

Qt

Et ailleurs :

«Je mettrai ma confiance en lui. »

Ailleurs encore :

«Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés ?.»

Puisque les «enfants» ont lous en partage la chair et le sang, lui en a eu aussi sa part pour détruire par sa mort celui qui est le maitre de la mort, je veux dire le Diable, et pour délivrer ceux que la crainte de la mort rendait esclaves toute leur vie. Car assurément ce n’est pas aux anges qu'il porte secours, c’est à la race d'Abraham. Par suite, il le fallait entièrement semblable à «ses frères», afin d’être, pour leurs rapports avec Dieu, un grand-prêtre compatissant et digne de foi, pour faire l’expiation des péchés du peuple. C'est parce qu'il a souffert, c'est parce qu’il a été éprouvé qu'il peut secourir ceux qui sont éprouvés ὃ.

En conséquence, mes saints frères, vous qui êtes appelés à aller au ciel #, fixez les yeux sur l’apôtre et le grand-prêtre de la foi que nous professons, sur Jésus, qui était « fidèle » à celui qui l'avait institué, comme «Moïse l'était dans toute sa maison °». — (Mais Jésus a été jugé digne de surpasser Moïse en éclat de toute la distance qui sépare une maison de son constructeur. (Toute maison ἃ un architecte; Celui qui a tout construit c'est Dieu.) Moïse, lui, a été fidèle «DANS toute sa maison, comme un serviteur6», par le témoignage qu'il a rendu à ce qui devait être révélé plus tard; Christ l'était comme un fils, «SUR sa maison »; et sa maison à lui c'est nous, si toutefois nous persistons ferme-

1 11 Samuel 22, 3.

2 Éisaïe 8, 18.

3 Dans ce second paragraphe 2, 6-18, l’auteur explique pourquoi Jésus-Christ, supérieur aux anges, a cependant été abaissé au-dessous des anges et livré aux souffrances et à la mort.

4 On peut traduire aussi: appelés du haut du ciel.

» Nombres 12, 7.

6 Nombres 12, 7.

ÉPÎITRE AUX HÉBREUX 621

ment, jusqu'à la fin! dans l’assurance et l'espérance qui font notre gloire 3.)

— Ainsi, comme le dit l'Esprit saint : 7, 3 «Si vous entendez aujourd'hui sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs, comme au jour de la révolte 8 Et de la provocation dans le désert, Quand vos pères m'ont provoqué et m'ont mis à l'épreuve, 9 Eux qui avaient vu mes œuvres pendant quarante ans! Voilà pourquoi je me suis irrité contre cette génération 10

Et 7 αἱ dit : leurs cœurs s’égarent toujours. Ils n'ont point reconnu mes voies ; Et voici le serment que j'ai fait dans ma colère : 11 - Jamais ils n'entreront dans mon repos 3! »

Que personne de vous, mes frères, prenez-y garde, n’ait un 19 mauvais Cœur, ne soit incrédule, ne se sépare du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres, tous les jours, tant que l’on 13 peut dire: «aujourd'hui», et qu'aucun de vous ne se laisse séduire et <endurcir» par le péché. Car nous n'avons notre part du 14 Christ que si nous gardons notre assurance première, fermement, jusqu’à la fin, aussi longtemps qu’on peut dire : 15 « δὲ vous entendez aujourd'hui sa voix

N'endurcissez pas vos cœurs, comme au jour de la révolte.»

Lesquels, après avoir entendu, «se sont révoltés»? N'est-ce pas 46 tous ceux que Moïse avait conduits hors d'Égypte? Et contre qui 17 « Dieu s’irrita-t-il pendant quarante ans »? N'est-ce pas contre ceux qui péchaient et dont «les corps jonchaient le désert»? Et à qui 18 Ξ Gura-t-1l qu'ils n'entreraient pas dans son repos? » N'est-ce pas à ceux qui désobéissaient? Nous voyons, en effet, que leur incrédulité 19 les empêcha d’y entrer.

1 Un des plus anciens manuscrits omet fermement, jusqu'à la fin.

2 Nous plaçons entre parenthèses et entre deux tirets ce parallèle entre Jésus- Christ et Moïse, parce qu'il constitue une remarque incidente de l’auteur. La phrase: Ainsi, comme le dit l'Esprit saint, etc., continue directement l’exhortation pratique des deux premiers versets de ce chapitre.

5 Psaume 95, 7-11 (Exode 17, 7 et Nombres 14, 22 et suiv.).

4 Nombres 14, 29.

Prenons donc garde: elle dure encore, la promesse «d'entrer dans son repos», et alors, qu'aucun de vous ne vienne à en perdre le bénéfice; oui, la Bonne Nouvelle nous en ἃ été annoncée à nous comme aux autres; mais, à eux il n’a servi de rien d’entendre la parole, parce que, tout en l’entendant, 115. ne se la sont pas appropriée par la foi. Et nous, c’est si nous avons eu la foi que «nous entrerons dans le repos», dont il a dit:

« Voici le serment que j'ai fait dans ma colère, Jamais ils n'entreront dans mon repos!»

Il a parlé ainsi et cependant ses «œuvres» étaient achevées depuis la création du monde (en effet, il ἃ dit quelque part à propos du septième jour : «Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour !;») et puis, dans le passage ci-dessus :l dit de nouveau : «Jamais ils n’entreront dans mon repos!» Cest parce que l’entrée dans le repos est réservée à un certain nombre, et que ceux qui en avaient les premiers reçu la Bonne Nouvelle n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance, c’est pour cela qu'il fixe de nouveau un jour: «aujourd'hui» et il le fait dans un passage de David, bien longtemps après, nous l’avons cité plus haut:

« Si vous entendez aujourd'hui sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs.»

Si, en effet, Josué leur avait donné le repos, Dieu ne parlerait pas plus tard d’un autre jour. Donc, il reste un repos, un sabbat pour le peuple de Dieu et celui qui «entrera dans son repos se reposera de ses œuvres» comme Dieu des siennes ?.

Empressons-nous donc «d'entrer» dans ce «repos» pour qu'aucun de nous ne tombe en donnant, comme les autres, l'exemple de la désobéissance. Car elle est vivante, la parole de Dieu, et

1 Genèse 2, 2.

2 Voici quel est dans ce paragraphe le raisonnement de l’auteur : Dieu, en se reposant le septième jour après la création, a promis un repos semblable à ses enfants. Or ce repos n’a pas été réalisé, comme on pourrait le croire, par la conquête de la terre promise sous Josué, car, longtemps après cet événement, dans le Psaume 95, Dieu répète sa promesse. C’est donc aux chrétiens qu’elle a été faite, c’est eux qui entreront dans le repos, si toutefois ils n’endureissent pas leurs cœurs,

Page 1